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janvier 2013

  1. Pour inverser la courbe du chômage…

    Écrit le 30 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Manifestation syndicale européenne contre l'austéritéCandia, Goodyear, PSA, Renault, Banque de France, Sanofi : des salariés de ces différentes entreprises ont manifesté ensemble cette semaine. Les fonctionnaires sont quant à eux appelés à cesser le travail et à manifester jeudi à l’appel de CGT, FSU et Solidaires. Il n’y a rien d’anormal à ce que l’action syndicale se poursuive. C’est même le b.a.-ba  de l’indépendance syndicale. Quel que soit le pouvoir en place, les syndicats se doivent de défendre ce qu’ils estiment être les intérêts des salariés. Les questions d’emploi et de pouvoir d’achat sont toujours aussi cruciales, il est logique qu’elles suscitent des mobilisations. Je pense même que c’est une chance pour le PS et l’ensemble de la gauche. Si le gouvernement de gauche n’était soumis qu’aux pressions du Medef, certains  pourraient être amenés à penser que le combat droite-gauche ne se situe plus que sur les thématiques sociétales. La question du mariage pour tous est bien sûr importante quant à l’égalité des droits que la gauche se doit de toujours porter. Mais le marqueur fondamental entre la droite et la gauche reste et restera toujours la question sociale. Lire la suite…


  2. Emploi, relance, réforme bancaire et lutte des classes…

    Écrit le 22 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Class WarComme le note le spécialiste du droit du travail qu’est Antoine Lyon-Caen , avec l’accord CFDT-CFTC-CGC-Medef,  la partie patronale progresse « prenant appui sur une grammaire forgée par un réseau puissant d’économistes qui martèle qu’en France les travailleurs occupant un emploi sont trop protégés, qu’il faut fluidifier le marché du travail et reconnaître aux entreprises la plus large autonomie de gestion ». Si le droit social est passé à la moulinette(1), la majorité de gauche au Parlement aura tout son rôle à jouer pour éviter que les points marqués par le Medef soient transcrits dans la loi ! Comme le disent des syndicalistes CGT, la gauche n’a jamais eu besoin de l’accord du MEDEF pour légiférer dans l’histoire, sinon elle n’aurait pas fait la sécurité sociale, la retraite à 60 ans, les 35 heures…

    Pour l’emploi, la relance

    Pour autant, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur l’accord CFDT-CFTC-CGC-Medef  (et la mienne est très critique), on peut au moins s’accorder sur le fait qu’il n’aura aucun impact sur la possible création d’emploi et l’inversion de la courbe du chômage. Alors que la zone euro s’enfonce dans la récession, « seule une politique économique moins bêtement restrictive que celle menée actuellement au niveau européen est susceptible d’avoir un effet sensible sur la courbe du  chômage ». (2) Lire la suite…


  3. Un accord minoritaire

    Écrit le 16 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Medef-requinsÉtonnants tous ces commentaires journalistiques autour de l’accord signé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et le Medef. L’accord serait historique. À écouter et lire tous la quasi-totalité des premiers commentaires dans les médias, on s’aperçoit que bien peu sont ceux qui ont réellement lu le texte de l’accord. La signature en soi serait l’évènement, et gare aux députés qui s’aventureraient à modifier ce que la « démocratie sociale » a fait ! Désolé, mais je ne marche pas !

    Quand on regarde de près cet accord, on s’aperçoit qu’il va surtout permettre aux employeurs de faciliter les licenciements, et de rendre plus difficile les recours des salariés, des représentants du personnel et des syndicats. Il sera possible de faire varier les horaires et de baisser les salaires pendant deux ans : c’est une généralisation d’accords qui avaient été signés et rendus célèbres à l’époque dans des entreprises comme Bosch, et Continental, ce qui ne les avaient pas empêché ensuite de fermer ! Pour la CGT, il s’agit d’une grave régression des droits sociaux !  Force Ouvrière parle d’un projet profondément déséquilibré. Cet accord est minoritaire dans le camp des organisations syndicales de salariés. Ce qui fait que le Parlement n’est pas tenu de le « ratifier » tel quel ! Lire la suite…


  4. Hommage à Jean-Baptiste Daviais

    Écrit le 7 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Photographie de JB.Daviais extraite de "La guerre en Bretagne" de A.Perraud-CharmantierA Nantes le 6 janvier, j’ai représenté  le Conseil régional à la cérémonie du souvenir de Jean-Baptiste Daviais ,  résistant assassiné à Dachau le 9 janvier 1945. Alain Forest président de la Fédération des amicales laïques (FAL) y a pris la parole. Je reproduis ci-dessous un article de Dominique Bloyet (avec son autorisation) aujourd’hui rédacteur en chef adjoint de Presse-Océan,  article écrit en 2008 : « la vie exemplaire d’un Nantais d’exception » .

    La vie exemplaire d’un Nantais d’exception

    Le 9 janvier 1945, un grand Nantais, Jean-Baptiste Daviais, disparaissait au camp de concentration de Dachau où les nazis l’avaient déporté.

    Il avait fait sienne la devise du Dr Ange Guépin : « Aux plus déshérités le plus d’amour ». Et tout au long de sa vie, Jean-Baptiste Daviais l’a mise en pratique auprès des Nantais.

    Si le destin en avait décidé autrement, cet humaniste convaincu aurait, selon le voeu du Comité départemental de libération, pris les commandes de la Ville de Nantes après le départ des occupants en août 1944. Mais en cet été libérateur, le Bonhomme de Bois comme il se faisait surnommer dans la Résistance en référence à son commerce de négoce de bois, dépérissait en Bavière, dans la banlieue de Munich, au sinistre camp de Dachau d’où il ne reviendra pas. Lire la suite…