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novembre 2014

  1. Reconnaître l’état Palestinien

    Écrit le 28 novembre 2014 par Éric Thouzeau

    palestine-NilinEn janvier 2012, à l’occasion des assises de la coopération décentralisée franco-palestinienne une délégation de 4 élus régionaux composée de Hedia Manai-Bauchet, Philippe Papin, Philippe Denis et moi-même s’est rendue en Palestine. Nous y avions vu la réalité de la colonisation israélienne en Cisjordanie au mépris du droit  international. Aujourd’hui il est plus que temps de reconnaître l’État palestinien ! Lors de la session du Conseil régional du 28 novembre, je suis intervenu au nom du groupe socialiste pour exprimer notre soutien au vœu présenté par la majorité régionale en soutien à la reconnaissance de l’état palestinien. Je reproduis ci-dessous mon intervention et le  vœu adopté.

    Socialistes nous considérons depuis longtemps que la création d’un État palestinien constituerait une étape fondamentale dans le processus de paix avec l’État d’Israël.

    Ainsi qu’il est rappelé dans ce vœu, les conditions de négociations en faveur d’une paix durable ont été fixées par différentes résolutions de l’Assemblé générale et du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce sont également celles que nous défendons, nous, élus de la majorité. Lire la suite…


  2. Une charte inutile que nous ne voterons pas

    Écrit le 27 novembre 2014 par Éric Thouzeau

    PS états-générauxLes militants socialistes sont appelés à se prononcer le 3 décembre sur un projet de charte. Je reproduis ici le texte que j’ai signé avec plusieurs membres du Bureau fédéral du PS44 indiquant que nous ne voterons pas ce texte. Ce texte sera envoyé par la fédération aux militants (par mail).

    Insuffisante face aux enjeux du 21ème siècle

                                          Une charte inutile que nous ne voterons pas

    De nombreux militants socialistes ont participé à la préparation des États Généraux du Parti Socialiste qui se clôtureront le 6 décembre. Plus de 5600 contributions ont été déposées (nous-mêmes en avons déposé une au nom du collectif Vive la Gauche 44). Pourtant, le projet de « Charte des socialistes pour le progrès humain » est totalement atemporel. Et c’est bien là la critique principale qu’on peut lui faire. Des socialistes sont au gouvernement, et ce texte ne mentionne aucun des débats qui ont lieu parmi nous sur la politique « pro-business » du gouvernement, comme Manuel Valls la qualifie lui-même. Le titre initialement proposé pour cette charte était : « Pour un nouveau progressisme ». Le Bureau national l’a repoussé tant cela faisait allusion à la volonté de Manuel Valls d’abandonner le terme de socialisme.

    Des généralités, on en trouve à la pelle dans cette charte : « l’individu ne doit pas être solitaire, il doit être solidaire » ou bien « L’État-providence est la plus grande conquête réalisée en faveur du développement humain ». Ou encore : « Nous travaillons à rendre l’économie fonctionnelle ». Et aussi: « Nous agissons dans le respect des droits de l’Homme dans le cadre des Nations Unies ». Encore une : « Les  salariés doivent avoir voix au chapitre dans l’entreprise » (le Medef n’a vraiment aucune inquiétude à se faire devant aussi peu d’audace !). Et cerise sur le gâteau : « Des classes sociales diffuses n’empêchent pas que les rapports de classes perdurent » (comprenne qui pourra !). Lire la suite…


  3. Nitrates : en finir avec la politique de l’autruche !

    Écrit le 17 novembre 2014 par Éric Thouzeau

    canal-de-briere-credit-photo-a-montrelay-6176Lors de la Commission permanente du Conseil régional des Pays de la Loire du 17 novembre,  un avis  a été adopté concernant la directive européenne « nitrate » et les zones dites « vulnérables ».

    L’avis sur l’extension des zones vulnérables aux nitrates adopté par la Commission permanente du 17 novembre stipule : « Afin de répondre aux objectifs de la directive européenne « nitrate », chaque Etat membre doit cartographier des « zones vulnérables ». Elles correspondent aux zones où les valeurs limites de concentration en nitrates dans les eaux superficielles destinées à l’alimentation en eau potable sont dépassées (> 50 mg/l) ou menacent de l’être. Dans ces zones, un programme d’action doit être mené tant que le bon état écologique n’est pas atteint du point de vue des taux de nitrates.

    La France a été condamnée le 13 juin 2013 pour insuffisance de désignation des zones vulnérables aux nitrates dans les quatre bassins Adour-Garonne, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La Commission européenne a considéré qu’un classement plus étendu aurait été justifié au vu du niveau de pollution des eaux. Lire la suite…


  4. Quand la CFDT se référait à la lutte des classes

    Écrit le 12 novembre 2014 par Éric Thouzeau

    Gilbert Declercq  (1919-2004) : Syndicaliste en liberté (entretiens avec Alain Besson et Jacques Julliard, Le Seuil, 1974)

    Gilbert Declercq (1919-2004) : Syndicaliste en liberté (entretiens avec Alain Besson et Jacques Julliard, Le Seuil, 1974)

    Il y a 50 ans, les 6 et 7 novembre 1964, la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) décidait de se « déconfessionnaliser » (abandon de la référence chrétienne) pour devenir la CFDT (Confédération française démocratique du travail). Celle-ci déclare alors  placer son action dans le cadre de la lutte des classes, et passe un accord d’unité d’action avec la CGT en 1966. Cet accord fut un élément déterminant dans le déclenchement de la grève générale de Mai-juin 1968.

    De nombreux militants syndicaux « chrétiens » de Loire-Atlantique ont participé activement à cette histoire dont le principal représentant fut Gilbert Declercq (1919-2004). Toute cette génération militante a été matricée par l’histoire du mouvement ouvrier de la Basse Loire (dont la grande grève de la métallurgie de 1955).

    En 2007, dans une contribution à la revue Place Publique, j’abordais cette question sous le titre « Quand Gilbert Declercq citait les communistes italiens« . Cet article était résumé ainsi : « Les particularités de la gauche de l’Ouest et notamment en Loire-Atlantique ne s’expliquent pas principalement par une industrialisation tardive. Ce qui a durablement façonné l’histoire sociale et politique du département, ce sont les riches débats qu’a connus le CFTC dans les années 1950, une période où des cohortes de militants chrétiens se sont ralliés au socialisme ». Je reproduis ci-dessous cet article publié dans le numéro 6 de Place Publique.

    Bien sûr la situation a pas mal évolué en 50 ans. Sur l’évolution de la CFDT, on peut se rapporter à l’ouvrage collectif auquel j’ai participé en 2008 « Syndicalistes ! » (aux éditions Syllepse). Alors qu’en Belgique ou en Italie, l’unité de tous les syndicats de salariés permet actuellement des mobilisations de masse contre les politiques d’austérité, les positions actuelles de la CFDT par rapport au gouvernement de Manuel Valls rendent difficiles l’unité d’action interprofessionnelle. Elle serait pourtant bien utile pour faire peser le mouvement social face à l’offensive du Medef. Lire la suite…


  5. VLG44 : Pour un nouveau contrat de majorité

    Écrit le 10 novembre 2014 par Éric Thouzeau

    VLG44Je reproduis ci-dessous un texte diffusé au sein du PS44 annonçant une nouvelle réunion du collectif Vive la Gauche 44.

    Une première réunion d’un collectif Vive la gauche s’est tenue le 30 septembre dernier dans les locaux de notre fédération.

    L’objectif des militants socialistes qui ont constitué ce collectif  est d’appuyer la démarche initiée par les députés qui entendent pleinement jouer leur rôle de parlementaires et montrer qu’une autre politique est possible que celle menée actuellement.

     Lors du débat budgétaire, ces députés  ont porté des amendements visant à relancer la croissance sans creuser les déficits : ciblage des aides aux entreprises sur celles exposées à la concurrence internationale, réutilisation des 23 milliards ainsi libérés sur 5 milliards d’euros d’investissements locaux, 300 000 emplois d’avenir et contrats d’apprentissage (2 milliards d’euros) et 16 milliards pour le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes via la mise en progressivité de la CSG. Lire la suite…