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janvier 2019

  1. Déclaration unitaire : soutien au mouvement des Gilets jaunes

    Écrit le 18 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de onze organisations syndicales, associatives et politiques (dont la Gauche démocratique et sociale) nantaises sur le mouvement social des gilets jaunes.

    Depuis maintenant 10 semaines, partout en France, le mouvement social « Gilets Jaunes » réclame les moyens de vivre décemment, ce qui implique un changement de notre système économique, social et politique.

    Nous le réaffirmons, cette colère est légitime.

    Aux Gilets jaunes, E.Macron et son gouvernement répondent par une répression brutale avec de nombreuses violences policières. Une loi proposée par le gouvernement visant à «prévenir et sanctionner les violences» (Edouard Philippe), est, dans son contenu, une remise en cause du droit de manifester. Or, tous les samedis, les gaz lacrymogènes sont suremployés et l’utilisation de Flashball mutile, éborgne, blesse gravement une partie importante des manifestants. Le pouvoir utilise en fait les mêmes méthodes que contre les jeunes des quartiers populaires, autre « classe dangereuse ». Nous exigeons la fin de cette répression policière massive et irresponsable. Le climat des dernières manifestations ne peut légitimer ce type de violences policière. Lire la suite…


  2. Justice sociale et climat, un même combat

    Écrit le 15 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je publie ici un article que j’ai écrit pour la rubrique « écologie » du numéro de janvier de Démocratie&Socialisme, la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS) .

     » Notre pays connaît avec les gilets jaunes un mouvement social qui fera date, comme la grève générale de Mai 68 ou les grèves de 1995.Ce mouvement n’est pas l’expression d’un refus de l’impôt, il est surtout celle d’une soif de justice fiscale et d’une autre répartition des richesses. Il n’est pas non plus opposé à la transition écologique. Aucun gilet jaune n’a remis en cause son bien-fondé, mais il pose avec justesse la question : qui doit, qui peut la payer ? « Dans un monde aux ressources limitées, l’absurdité d’une accumulation sans fin au bénéfice de quelques-uns gagne encore en acuité quand on redoute les fins de mois » (1). Rappelons aussi l’hypocrisie gouvernementale puisque la hausse de la taxe carbone sur les carburants devait notamment compenser en partie des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs, et non la transition énergétique. «L’imposture écologique de Macron » (2) est aujourd’hui avérée. Lire la suite…


  3. Ils continuent à brader le service public ferroviaire !

    Écrit le 9 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Ma première réaction à l’annonce faite par la ministre des Transports du gouvernement Macron-Philippe d’ouvrir à la concurrence deux lignes ferroviaires qui concernent directement notre Région.

    La ministre des Transports vient d’annoncer  l’ouverture  à la concurrence des lignes ferroviaires Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux , deux lignes déficitaires car il y a longtemps que la SNCF, à la recherche de rentabilité, les a négligées.

    Les opérateurs privés y seront assurés de toucher des subventions de l’Etat, voire des Régions. Ils adapteront l’offre à la baisse s’ils estiment que les subventions sont  « insuffisantes » ou augmenteront les tarifs pour les voyageurs. C’est malheureusement ce qui s’est passé dans tous les pays où ces processus de privatisation ferroviaire ont eu lieu.

    Les « Trains d’équilibre du territoire » (TET) qui  circulent sur ces lignes sont indispensables à l’aménagement du territoire. Le gouvernement veut s’en débarrasser en les transférant aux Régions ou directement au privé. Alors que le mouvement social pose avec force la question de la présence de services publics sur tout le territoire, le gouvernement continue à brader le service public ferroviaire ! Grand débat national ou pas, le gouvernement s’obstine à poursuivre une politique qui pourtant suscite un rejet massif dans le pays.

    Sur les Pays de la Loire, la majorité de Bruno Retailleau et Christelle Morançais a décidé de confier des lignes TER au privé,  et le gouvernement en fait autant avec les TET. On dirait une course de vitesse entre LR et macronistes, deux courants politiques de droite adeptes du libéralisme : à celui qui privatisera le plus vite ! Les usagers n’ont rien à y gagner !

     


  4. Gilets jaunes, la question sociale au cœur de la colère

    Écrit le 8 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Macron a choisi la voie de l’affrontement avec les gilets jaunes. Il se refuse à toute modification de sa politique, entend maintenir le cap de ses réformes néo-libérales (assurance-chômage, retraites,…). Son grand débat national est donc mort-né.

    Le mouvement des gilets jaunes est l’expression d’une lutte de classes qui s’est durcie. Depuis plus de trente ans, les classes dominantes ont mené une offensive tous azimuts contre le salariat et ses conquêtes. Malgré de nombreuses luttes de résistance, le mouvement ouvrier a subi des reculs tout en réussissant à préserver en France l’essentiel d’un modèle social qui est insupportable aux yeux des libéraux de tous poils. L’élection de Macron et la politique qu’il avait inspirée dès le mandat précédent visaient à adapter définitivement notre pays au néo-libéralisme. C’est ce qui explique la brutalité des mesures prises contre les salariés (loi Travail, code du travail, suppression des cotisations sociales,…) et des mesures fiscales immédiates prises en faveur des très riches. Lire la suite…