RSS Feed

Author Archive

  1. Par la grève et la rue : retrait du projet Borne-Ciotti !

    Écrit le 18 janvier 2023 par Éric Thouzeau

    Le 19 janvier nous serons très, très nombreuses et nombreux en grève et dans la rue ! Macron engage une épreuve de force contre le salariat avec cette nouvelle attaque contre nos retraites. Unis et déterminés nous pouvons le mettre en échec si la mobilisation s’inscrit dans la durée et se traduit par de nombreuses grèves dans tous les secteurs professionnels.

    Depuis  2020, les 1% les plus riches ont capté 63% des richesses produites, près de deux fois plus que le reste de la population mondiale. C’est le constat révélé par le nouveau rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales. L’ONG ajoute : « Taxer la fortune des milliardaires français à hauteur d’à peine 2% permettrait de financer le déficit attendu des retraites » (1). Les richesses accaparées sur notre travail devraient permettre d’augmenter les cotisations patronales. C’est une question de répartition. Mais Macron décide une fois de plus de faire payer les salarié.e.s !

    Financer les retraites sans report de l’âge légal

    Les propositions des organisations syndicales s’appuient sur de nombreuses études. Celles-ci  prouvent que le financement des retraites peut être assuré durablement sans imposer un report de l’âge légal de départ à la retraite et un allongement de la durée de cotisation. L’association Attac (2) va dans le même sens en listant un certain nombre de pistes de financement possibles : revenir sur de nombreuses exonérations de cotisations patronales, annuler la suppression de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises…

    Rappelons aussi, à l’unisson des syndicats, que l’augmentation des salaires, la réduction des inégalités salariales entre les femmes et les hommes seraient autant de moyens importants d’accroître le financement des retraites par les cotisations.

    Lire la suite…

  2. Dans l’unité pour le retrait de la réforme Borne-Ciotti

    Écrit le 12 janvier 2023 par Éric Thouzeau

    Le gouvernement veut reculer l’âge de départ à la retraite en le passant de 62 à 64 ans. Un recul de de l’âge de départ aboutissant à 63 ans et 3 mois  en 2027 et 64 ans en 2032, couplé à une augmentation de la durée de cotisation. C’est un projet brutal qui s’appliquera dès la génération née en 1961. Macron sur la ligne de Ciotti, rien d’étonnant à cela…puisqu’il s’agit surtout et avant tout de financer les diverses aides et les différents cadeaux fiscaux aux grandes entreprises.

    Mensonges et hypocrise

    Alors que le Conseil d’orientation des retraites (COR) écrit que le système des retraites n’est pas en danger, Macron-Borne-Dussopt justifient cette nouvelle contre-réforme par la soi-disant nécessité de sauver nos retraites. Une fois de plus ils mentent !

    Leur objectif est de faire 20 milliards d’économies par an d’ici 2030, afin de financer  l’école, la santé, la dépendance…sans surtout augmenter les impôts des riches et des grandes entreprises. En France, les 500 plus grandes fortunes sont pourtant passées en dix ans de 200 milliards à 1000 milliards ! Face à l’exaspération qui monte dans tout le pays sur les hausses des prix de l’électricité, Macron lui-même dit qu’il en a assez de ceux qui font des  « profits excessifs » sur « la base de la crise ». Hypocrisie, car le pouvoir macroniste refuse toute taxation des ces super-profits ! En 2022, ce sont 80,1 milliards qui ont été versés aux actionnaires des 40 plus grandes entreprises françaises. Un nouveau record !

    Régression et injustice

    Ce sont une fois de plus les ouvriers et employés qui vont subir cette nouvelle contre-réforme. Beaucoup d’entre eux connaissent déjà des situations de précarité entre la fin de l’emploi et leur départ à la retraite. Une hausse de l’âge de départ à la retraite frappera durement ceux qui  ont commencé à travailler avant 23 ans, en particulier les ouvriers dont les patrons  se débarrassent trop souvent après 58 ans.

    Si les salaires des femmes sont inférieurs en moyenne de 22 % à ceux des hommes (Insee 2022), leurs pensions de droit direct sont inférieures de 40 % à celles des hommes. Ces inégalités de pensions entre les sexes sont dues aux inégalités de salaires mais aussi au fait que les femmes, plus que les hommes, interrompent leur carrière, pour prendre en charge les enfants, du fait de l’insuffisance des modes d’accueil. Il leur est déjà difficile d’atteindre la durée de carrière exigée, cela ne fera que s’aggraver.

    Lire la suite…

  3. Retraites : les très réactionnaires obsessions de Macron

    Écrit le 10 janvier 2023 par Éric Thouzeau

    S’il a abandonné sa réforme de la retraite par points (1), Macron n’a pas renoncé à attaquer nos retraites. Après 1936, la droite et le patronat n’ont eu de cesse de revenir sur les 40 heures. Depuis 1981, l’obsession de toutes les droites, c’est d’effacer la retraite à 60 ans et revenir aux 65 ans.

    Macron comme tous les réactionnaires estime que si le pays rencontre des difficultés, c’est qu’en France on ne travaillerait pas assez. Mai 68 aurait corrompu la  notion d’effort et de travail selon les conservateurs de tous poils. Macron et Sarkozy : même combat !

    Deux objectifs

    Au delà des aspects idéologiques de toute attaque contre les retraites, il faut mettre en évidence les deux principaux objectifs poursuivis. Alors que la proportion de retraités dans la population augmente, le premier but de cette nouvelle contre-réforme, c’est de réduire la part des dépenses de retraite dans le PIB. « Le gouvernement estime qu’il faut stabiliser la part des pensions dans le PIB à 14 % pour les cinquante années prochaines. Or, pendant ce temps, la proportion de retraités dans la population passera de 18,5 % aujourd’hui à 27,5 % en 2070 selon un scénario central de croissance démographique » (2).

    Le deuxième objectif c’est de mettre le plus de personnes possible sur le marché du travail coûte que coûte. C’est ce qui explique le discours gouvernemental, il faut travailler plus longtemps pour dégager de nouvelles recettes pour faire face au besoin croissant de financement (santé, dépendance…).

    Des gages à la Commission européenne

    Macron veut rassurer sur sa capacité à bien gérer le pays, et donc à maîtriser, comme l’exige l’orthodoxie néo-libérale, les dépenses publiques. Il s’est engagé auprès de Bruxelles à ce que l’ensemble des dépenses publiques n’augmente pas réellement de plus de 0,6 % par an. Or, sans nouvelle « réforme », la croissance spontanée de la masse des pensions serait de 1,8 %. « Comme il est prévu d’alléger les impôts de production des entreprises de 10 Mds/an, notamment par la suppression de la CVA (en plus de la baisse du taux de l’IS à 25 % et de la suppression de l’ISF), il faut « économiser » d’autant sur les retraites ». (2)

    Des conséquences très négatives pour les salarié.e.s

    Si la réforme 2023 passait, cela entraînerait une forte dégradation du niveau de vie des retraités dans les années à venir, et l’augmentation de dispositifs d’épargne, pour ceux qui en ont les moyens (3). 0r le taux de pauvreté des plus de 65ans est déjà en hausse depuis 2018 : 14,3 % à 15,9 % (16,5 % pour
    les femmes). Et on ne peut que craindre une aggravation des inégalités femmes-hommes. Rappelons qu’en moyenne les femmes perçoivent actuellement une pension inférieure de 40% à celle des hommes.

    Lire la suite…

  4. Macron a fragilisé la SNCF et affaibli les syndicats

    Écrit le 23 décembre 2022 par Éric Thouzeau

    Ce n’est pas la première fois que des cheminots font grève en période de fêtes. A chaque fois, la droite et une certaine presse aux ordres hurlent et en appellent à une limitation encore plus drastique du droit de grève dans les services publics. Ce qui a marqué le conflit des contrôleurs, c’est le fait qu’il ait été initialement impulsé en dehors des organisations syndicales. Il est vrai que Macron a mené une politique volontariste d’affaiblissement des syndicats.

    A l’ère du numérique, il n’est pas étonnant que des salariés, en l’occurrence cette fois-ci les contrôleurs, utilisent les réseaux sociaux pour échanger et revendiquer. D’autant que depuis de très nombreuses années, les différents gouvernements ont ignoré les revendications interprofessionnelles des syndicats de salariés. Cette situation entraîne un recul de la confiance chez un certain nombre de salariés dans la capacité des syndicats à obtenir des avancées. D’où une tentation plus grande de se battre sur des revendications catégorielles vécues comme plus accessibles que celles qui sont plus globales.

    La Loi Travail pour affaiblir les syndicats

    Les ordonnances Macron (Loi Travail) visaient à affaiblir les organisations syndicales de salariés. L’ordonnance n°2017-1386 du 22 septembre 2017 a créé le comité social et économique dans toutes les entreprises ayant au moins 11 salariés en fusionnant les précédentes missions confiées aux délégués du personnel, comité d’entreprise et au comité d’hygiène, de santé et des conditions de travail. Depuis cette date, tous les chiffres indiquent une baisse de la présence syndicale dans les entreprises (1). C’était le but recherché depuis longtemps par le Medef. Macron l’a mis en œuvre.

    Lire la suite…

  5. Une tentative de récupération sordide

    Écrit le 22 octobre 2022 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué commun Avec, Ensemble, EELV, GDS et PS

    Nous refusons et nous opposons à cette tentative de récupération

    raciste, sordide et scandaleuse

    Le crime commis à Paris contre Lola est abominable. Comme l’immense majorité de la population, nous partageons le deuil de sa famille, de ses proches et des élèves de son collège. Ainsi que l’aspiration de ses parents « à la paix et au recueillement » pour faire le deuil « dans un esprit de sérénité et de calme, loin des agitations politiques et médiatiques ».

    Or, l’extrême droite et une partie de la droite s’en emparent dans une tentative de récupération aussi sordide que scandaleuse. Cela s’est vu à Nantes, où l’extrême droite a manifesté jeudi soir sa haine des migrantes et des migrants, accusé.e.s de tous les méfaits et où des responsables de la droite régionale LR se répandent sur les réseaux sociaux en des termes proches.

    Au-delà de l’indignation que suscite cette tentative de récupération raciste, elle est stupide : des crimes monstrueux existent hélas dans notre société, et ils sont commis par des individus d’origines, de classes et de cultures diverses.

    Nos organisations condamnent et dénoncent ces tentatives morbides de récupération de ce crime par les héritiers du fascisme du XXème siècle et par la droite LR, en particulier par le sénateur-conseiller régional des Pays de la Loire Bruno Retailleau. Et, n’en déplaise à ces faiseurs de haine, nous continuerons d’agir pour défendre les conditions de vie des celles et ceux qui arrivent ici chassée.e.s par les misères, les guerres ou les catastrophes climatiques.

    Nantes le 22 octobre 2022

    ENSEMBLE !, Europe Ecologie Les Verts, France Insoumise,