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  1. Européennes : 1 seule liste de gauche, pas 7 !

    Écrit le 11 février 2019 par Éric Thouzeau

    Face à l’éparpillement de la gauche lors des prochaines élections (européennes), l’aspiration à l’unité est croissante. Je reproduis ci-dessous le texte d’une pétition à retrouver et signer sur change.org. Parmi les premiers signataires des syndicalistes et des responsables politiques de différentes sensibilités de la gauche, dont des militant.e.s de la Gauche démocratique et sociale (GDS).

    Européennes : 1 seule liste de gauche, pas 7 !

    La mobilisation des Gilets jaunes s’ajoute à celles de centaines de milliers de salariés contre la loi Travail et la réforme de la SNCF. Elle s’ajoute aux luttes dans les hôpitaux, l’enseignement, les entreprises privées, aux luttes des salariés « ubérisés », aux mobilisations des retraités et aux marches pour le climat. Tout cela prépare les conditions d’une mobilisation sociale généralisée. 

    Macron s’entête et reste sourd pour défendre sa « France start-up », bloquer les salaires, les retraites et nourrir les dividendes. Pire, il entend accélérer sa politique au profit des plus riches. Son « grand débat » n’est là que pour lui servir de tribune en vue des élections européennes. Lire la suite…


  2. Se battre pour l’unité, lui donner un contenu

    Écrit le 29 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Face à l’éclatement de la gauche et à l’approche des élections européennes, un débat  a eu lieu au sein du groupe socialiste écologiste radical et républicain, SERR (*), du Conseil régional des Pays de la Loire, qui s’est conclu par une déclaration des élus de ce groupe.

    Alors qu’une crise sociale et politique majeure secoue notre pays, l’éparpillement des forces se réclamant de la gauche est mortifère. Je suis persuadé qu’il faut construire un débouché politique à la révolte des gilets jaunes, une révolte qui exprime une forte et positive aspiration à une autre répartition des richesses, à une plus grande justice sociale et fiscale. Lire la suite…


  3. Dans la rue les 26 et 27 pour la justice sociale et le climat

    Écrit le 25 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de la Gauche démocratique et sociale (GDS44) appelant à la réussite des manifestations des 26 et 27 janvier.

    La Gauche démocratique et sociale (GDS44) se félicite de l’appel conjoint Gilets jaunes et organisation syndicales (CGT, Solidaires, FSU) à manifester samedi 26 janvier à Nantes, avec un rendez-vous intersyndical à 13h au Miroir d’eau.

    La révolte des Gilets jaunes est l’expression d’une aspiration profonde des salariés actifs, retraités et privés d’emploi à une autre répartition des richesses, et donc à une justice fiscale. Totalement à rebours de la politique de Macron qui est une politique d’assistanat en faveur des plus riches et des grandes entreprises.

    L’augmentation des salaires, le rétablissement de l’ISF, un impôt sur le revenu beaucoup plus progressif voilà ce que le gouvernement et le patronat qui le soutient se refusent à satisfaire. La mobilisation doit donc se poursuivre et s’amplifier. Lire la suite…


  4. Justice sociale et climat, un même combat

    Écrit le 25 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je publie ici un article que j’ai écrit pour la rubrique « écologie » du numéro de janvier de Démocratie&Socialisme, la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS) .

    Notre pays connaît avec les gilets jaunes un mouvement social qui fera date, comme la grève générale de Mai 68 ou les grèves de 1995.Ce mouvement n’est pas l’expression d’un refus de l’impôt, il est surtout celle d’une soif de justice fiscale et d’une autre répartition des richesses. Il n’est pas non plus opposé à la transition écologique. Aucun gilet jaune n’a remis en cause son bien-fondé, mais il pose avec justesse la question : qui doit, qui peut la payer ? « Dans un monde aux ressources limitées, l’absurdité d’une accumulation sans fin au bénéfice de quelques-uns gagne encore en acuité quand on redoute les fins de mois » (1). Rappelons aussi l’hypocrisie gouvernementale puisque la hausse de la taxe carbone sur les carburants devait notamment compenser en partie des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs, et non la transition énergétique. «L’imposture écologique de Macron » (2) est aujourd’hui avérée. Lire la suite…


  5. Se rassembler dans les luttes et les élections

    Écrit le 22 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

    Un néo-libéralisme destructeur

    Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

    Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

    Justice sociale et démocratie

    La redistribution des richesses, la justice fiscale, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscale sont au cœur des aspirations des gilets jaunes et de la majorité de la population qui continue à les soutenir. La question de l’augmentation des salaires est essentielle, car elle permet de mettre en cause un patronat bien silencieux tant la politique de Macron le satisfait. Tant que ces revendications de justice ne seront pas satisfaites, l’élargissement de la mobilisation sera nécessaire. En premier lieu dans les entreprises, où la question de la grève, du blocage de la production doit faire partie des discussions à venir.

    L’immense aspiration à peser sur la vie politique, à prendre ses affaires en main, à donner son point de vue sur les grandes questions est capitale. Elle ne peut être satisfaite dans le cadre d’une 5ème République anti-démocratique, avec un Président aux pouvoirs beaucoup trop importants.

    Des élections européennes contre Macron et pour les revendications !

    Toutes ces questions vont continuer à être débattues, notamment à l’assemblée des assemblées initiée par les Gilets jaunes de Commercy. De même que l’attitude à avoir lors du prochain scrutin électoral, celui des européennes. Comment réussir à ce qu’il soit l’occasion d’une expression claire contre Macron ?

    Le refus de l’augmentation du SMIC par Le Pen montre bien le vrai visage de l’extrême-droite !  Ce n’est pas le vote Le Pen qui peut exprimer le refus de Macron et l’aspiration à vivre mieux. Mais est-il possible de se satisfaire d’un éclatement en de trop nombreuses listes de gauche pour réussir un « référendum contre Macron » ? Et si sa liste arrive en tête, comment ne pas voir qu’il s’en servirait comme il l’a fait aux lendemains de la Présidentielle en 2017 ? Manon Aubry, Ian Brossat, Benoît Hamon, Yannick Jadot portent une grande responsabilité. Est-il raisonnable de continuer chacun « pour soi » ?

    Le mouvement social peut et doit faire pression pour qu’émerge une liste unique de rassemblement « pour la justice sociale et le climat ». Cette liste porterait les revendications mises en avant depuis plusieurs semaines. Elle inclurait toutes les forces d’accord en ce sens. Et cela aurait toute sa pertinence à l’échelle européenne tant le libéralisme de l’Union européenne a fait des dégâts dans les différents pays du continent.