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  1. Régionales : l’unité à gauche peut encore s’élargir

    Écrit le 8 avril 2021 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de la Gauche démocratique et sociale (GDS) des Pays de la Loire.

    Les élections régionales sont l’occasion d’affirmer l’utilité de cette collectivité dans le quotidien des gens. Formation, transports, aménagement du territoire, ce sont autant de réponses concrètes qui peuvent améliorer nos vies.

    La droite est aux manettes depuis 2015.

    D’abord présidé par un Bruno Retailleau qui a préféré abandonné le poste en 2017 pour favoriser son mandat de sénateur, le Conseil régional est depuis dirigé par Christelle Morançais. En six ans, ce sont donc deux présidences une absence claire de cap qui ont fait des Pays de la Loire une région qui vivote, dans une forme d’attentisme, qui saupoudre des subventions et a ouvert les vannes de la dépense publique sans réelle retombées concrètes. Qui, aujourd’hui, peut citer les mesures phares mises en œuvre par Mme Morançais ? Lire la suite…


  2. La droite utilise la sécurité pour sa campagne

    Écrit le 31 mars 2021 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici l’intervention que j’ai faite (lors de la session du 31 mars 2021 du Conseil régional des Pays de la Loire) contre le pacte « sécurité » que la droite régionale propose en fin de mandat, en pensant faire un « coup électoral ».

    La commission 6 se dénomme : « Territoires, ruralité, santé, environnement, transition énergétique, croissance verte et logement ». Et voilà que, à quelques semaines de la fin de ce mandat, la majorité régionale ajoute à cette liste déjà impressionnante de thématiques, deux supplémentaires : « sécurité » et « laïcité ». Est-ce que cela découle d’une réflexion menée au sein de la Commission ? Certainement pas, car ces deux thèmes n’y ont jamais été abordés. De là à dire que c’est uniquement un calcul électoral décidé par les partis de la majorité ? Que cela fait partie de la course aux voix de l’extrême-droite ? Difficile de ne pas le penser.

    Oui la sécurité des personnes est un droit. Le législateur l’a d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises « l’Etat a le devoir d’assurer la Sécurité ».  Quelles qu’en soit les racines sociales (par exemple en ce qui concerne les violences faites aux femmes), quelles qu’en soient les explications (expliquer ce n’est pas excuser), les violences aux personnes ne sont pas acceptables : tout un chacun a le droit, par exemple, de se promener librement dans n’importe quel endroit d’une ville à n’importe quelle heure sans être inquiété, que l’on soit femme ou homme. Une politique de prévention et d’éducation est nécessaire. Elle demande des moyens, elle en manque cruellement. Une police nationale formée et de proximité est indispensable, on en est loin. Face aux carences de l’Etat qui a en charge la police nationale depuis le 14 août 1941, certaines communes se dotent de polices municipales avec le plus souvent une volonté de proximité abandonnée notamment depuis la présidence Sarkozy. Puis on a développé la vidéosurveillance, même rebaptisée vidée-protection ses effets sont limités. Nice est une des villes les plus dotées de caméras, cela n’a nullement empêché l’horrible attentat du 14 juillet 2016.

    Le sujet est grave, il ne devrait pas être utilisé comme objet de surenchère électorale. De plus, l’erreur serait de ne retenir que l’aspect « sécuritaire » du mot « sécurité ». C’est dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qu’apparaît le mot « sécurité » à deux reprises. Notamment à l’article 22: « Toute personne, en tant que membre de la société a droit à la sécurité sociale… », le terme doit bien être entendu dans son sens général, c’est-à-dire « la satisfaction des droits économiques sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité… ». Or nous vivons dans une société où le chômage de masse est une réalité depuis près de 40 ans. Je vous renvoie au livre du  journaliste Benoît Collombat,  « Le choix du chômage » (sous-titre « De Pompidou à Macron, enquête sur les racines de la violence économique ») qui démontre comment le choix de remettre les clés de l’organisation du monde à l’économie et à la finance a eu pour effet de sacrifier l’emploi avec d’immenses effets dévastateurs.

    Jusqu’à présent, la « Sécurité » n’est pas un des domaines de compétence d’un Conseil régional. S’il vous plaît, ne participez pas à la « Le Penisation » du débat public en adoptant sans prendre le temps d’en bien mesurer les conséquences une délibération qui ferait de la Région un nouvel échelon dans la question de la sécurité  après l’Etat et les communes. D’autant que la décision d’aujourd’hui ne rentrera pas en vigueur avant la fin de ce mandat. Et le fait que le volume de financements envisagé ne fera nullement effet levier auprès des collectivités c’est une preuve supplémentaire de l’affichage électoraliste de votre délibération. Laissez à la nouvelle équipe qui sortira du prochain scrutin d’en décider.

    Et puis, pourquoi donc parler de laïcité dans une délibération dénommée « pacte régional de sécurité » ? Vous connaissez l’attachement de la gauche à la séparation des églises et de l’Etat, notre défense de l’école laïque, pourtant nous n’acceptons pas de mélanger tous les sujets sauf à penser qu’il y a là aussi possible calcul électoral qui amènerait au simplisme violence=terrorisme=islamisme=islam=musulman.

    Avant même que la controversée « loi confortant les principes républicains » ait été adoptée, et sans que nous ayons eu vent de problèmes majeurs avec le monde associatif dans notre Région, vous introduisez l’idée d’une « Charte  de respect des valeurs de la République et des principes de laïcité ». Là aussi, rien ne sera fait dans ce mandat, on est donc encore dans l’affichage électoraliste. Faut-il décider à la va-vite de la nécessité ou non d’une telle Charte ?

    S’appuyer sur les valeurs de la République, écrivez-vous. Cela signifierait pour nous, par exemple, s’appuyer réellement sur un des principes de la République, celui de la fraternité. Cela impliquerait d’affirmer avec beaucoup plus de force que vous ne le faites l’importance de la lutte contre toutes les discriminations, et bien entendu le principe de laïcité, principe de liberté absolue de conscience, socle du vivre ensemble – ce vivre ensemble que vous avez sous la pression du FN éliminé du projet éducatif régional.

    Si vous brandissez aujourd’hui l’étendard de la laïcité, pourquoi Mme la Présidente, n’avez-vous pas souhaité la nommer dans votre –longue- lettre aux enseignants suite à l’assassinat par un islamiste de Samuel Paty, alors même que ce mot de laïcité  s’imposait de toute évidence ? Une autre question  Mme la présidente : les associations seraient-elles seules concernées par une telle Charte ? Pas les collectivités ? Le respect de la neutralité  de l’espace public que vous rappelez, est-ce une menace de suppression des subventions de la Région vis-à-vis de collectivités qui, par exemple, installent des crèches dans leurs locaux ?

    Mme la Présidente, il ne suffit pas de parler de laïcité…il faut soi-même la pratiquer.

     


  3. La Région refuse de demander l’arrêt du projet Hercule

    Écrit le 31 mars 2021 par Éric Thouzeau

    Lors de la session du Conseil régional des Pays de la Loire du 31 mars 2021, j’ai présenté un voeu contre le projet Hercule de démantèlement d’EDF. Il a été voté par les deux groupes d’opposition de gauche, mais rejeté par la majorité régionale de droite. Je reproduis ci-dessous ce vœu qui n’a donc malheureusement pas été adopté.

    Présenté pour la première fois en 2019 puis plus précisément au mois de janvier dernier devant la représentation nationale, le projet « Hercule » envisage la scission d’EDF en trois entreprises distinctes : Lire la suite…


  4. Pour un Printemps des Pays de la Loire

    Écrit le 22 mars 2021 par Éric Thouzeau

    Jeudi 19 mars, des représentants des 10 formations politiques qui se retrouvent dans l’appel « Pour un Printemps des Pays de la Loire » (en vue des régionales) se sont retrouvés devant le musée des Arts de Nantes (malheureusement fermé comme tous les lieux de culture) pour un point presse.

    Nous y avons, les un.e.s et les autres, pris la parole. Pour voir l’ensemble de cette initiative : https://www.facebook.com/events/450479639532051/ (Le Printemps des pays de la Loire regroupe aujourd’hui des militant.e.s issu.e.s de GDS, Génération.s 44, GRS, PCF, Place publique, Nouvelle donne, PRG, PS, LEF, UDB).

     


  5. Culture mobilisée : soutien de GDS 44

    Écrit le 21 mars 2021 par Éric Thouzeau

    Photo Bruno Ignace Barbé

    Photo Bruno Ignace Barbé

    Je reproduis ici un communiqué de Catherine Touchefeu (VP à la Culture du Conseil départemental 44) au nom de la Gauche démocratique et sociale (GDS 44) en soutien aux personnels de la Culture.

    La Gauche démocratique et sociale soutient les revendications  exprimées par le mouvement d’occupation des lieux culturels.

    Défense des droits sociaux

    Confrontés à la fermeture des lieux culturels, privés de la possibilité d’exercer leur métier, les artistes, les techniciens et techniciennes, les professionel-le-s, se mobilisent pour  faire entendre leurs voix. Lire la suite…