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  1. Débattre pour construire l’unité à gauche

    Écrit le 6 septembre 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici l’éditorial de la dernière info lettre électronique de GDS  que j’ai rédigé.

    Macron aurait changé. Sur la question climatique, sur ses méthodes de  gouvernement. Rien n’est plus faux !

    Macron a fait voter le traité de libre-échange avec le Canada (CETA), et on peut parier qu’il fera de même avec le Mercosur quand ce sera l’heure de le ratifier. Le libre-échange généralisé, c’est inéluctablement une augmentation des émissions de CO2 !

    Le commis de la bourgeoisie

    Macron a imposé une réforme brutale de l’assurance-chômage qui affaiblit la protection sociale et précarise un peu plus de nombreux salariés. Et pour les retraites, il deviendrait plus conciliant ? Qui pourrait croire une telle fable ? La sixième réforme depuis 1993 que concocte le gouvernement a pour but de baisser la masse des pensions malgré la hausse du nombre de retraités. Les « obsédés » de la baisse de la dépense publique qui sont au pouvoir savent qu’un système par points est préférable pour faire baisser la part du PIB consacrée aux retraites. Lire la suite…


  2. Nous ne voulons pas de Dieudonné à Nantes

    Écrit le 2 septembre 2019 par Éric Thouzeau

    Dans un communiqué commun, 15 associations, syndicats et partis de Loire-Atlantique dénoncent la venue à Nantes de Dieudonné. La Gauche démocratique et sociale (GDS44) est bien évidement signataire de ce communiqué, reproduit ci-dessous.

    Dieudonné entend venir à Nantes présenter son spectacle, intitulé « Gilets Jaunes ». Nous ne laisserons pas cet extrémiste de droite et antisémite, ami de Jean-Marie Le Pen et du négationniste Faurisson, récupérer le mouvement des Gilets Jaunes alors qu’il fraude le fisc. Il ne s’agit pas de liberté d’expression pour un humoriste. Dieudonné est devenu un activiste, dont le message consiste à expliquer que les problèmes de la société française viennent de l’action des Juifs, qui tireraient les ficelles et seraient les maîtres du pays. Il s’agit là du vieux discours antisémite, qui vise à détourner la colère  populaire contre les Juifs. Lire la suite…


  3. L’incompatibilité du néo-libéralisme et de l’écologie

    Écrit le 16 août 2019 par Éric Thouzeau

    Les dernières déclarations de Macron affirmant qu’il a « changé ces derniers mois » sur la question climatique ne nous convainquent pas. L’article que je reproduis ci-dessous a été écrit en juin pour le numéro de l’été 2019 de Démocratie&Socialisme, la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS). Il reste d’actualité

    Dans son discours de politique générale prononcé le 12 juin dernier, Édouard Philippe a parlé de « l’année de l’accélération de l’écologie ». Pourtant rien de bien concret dans son discours ! Rien sur le glyphosate, sur la taxation du kérosène des avions, sur l’économie circulaire, sur le refus des accords de libre-échange… Preuve que l’écologie n’est pas soluble dans le macronisme. Néo-libéralisme et écologie sont bien des termes contradictoires.

    Réchauffement climatique, extinction de la biodiversité, dégâts dus aux pesticides de synthèse, pollutions de l’air et des mers sont les différents aspects de la crise écologique.

    Inégalités économiques et environnementales

    Pour y faire face, certains expliquent que l’humanité doit « dépasser ses divisions ». Logiquement, ceux-là affirment aussi que l’opposition entre la gauche et la droite est caduque ou secondaire. Si les riches se tirent en général sans trop de mal des crises économiques, il n’en serait pas de même avec la crise écologique. Tout au contraire, nous pensons que les inégalités environnementales existent et qu’elles renvoient le plus souvent aux inégalités économiques. « Le rapport à la nature, aux ressources qu’elle offre aussi bien qu’à l’exposition aux effets néfastes du développement (pollution, qualité de l’eau, accès à l’énergie…) »1 n’est pas le même pour tous.

    Écologie et critique du capitalisme

    Si l’on prend au sérieux que « le changement climatique est induit, depuis le milieu du XVIIIe siècle, par le développement économique, et que ce développement a pour nom capitalisme »2, il est peu probable que les oppositions de classes disparaissent pour trouver une réponse à la crise environnementale. La critique radicale du capitalisme est au contraire indispensable.

    Face aux risques climatiques, le néo-libéralisme choisit de financiariser les risques climatiques par une multiplication de produits financiers : « marchés carbone », « droits à polluer », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe »… Financiariser la nature pour ne plus avoir à la protéger3 ? Des banques de la biodiversité existent par exemple aux États-Unis. Ces banques d’un nouveau genre mènent des projets de restauration de biodiversité qu’elles transforment ensuite en unités de biodiversité préservée ou restaurée. Des économistes qui prônent la financiarisation de la nature font même des estimations de la valeur des grands espaces dans le monde4. On peut toutefois douter que la monétarisation de la nature permette de la protéger5.

    Remettre en cause la primauté du marché

    Les conquêtes sociales ou démocratiques n’ont jamais été consenties par les classes dominantes sans mobilisations populaires. Il en sera de même pour les questions environnementales et climatiques. Répondre à l’urgence écologique impose de remettre en cause la primauté du marché. L’heure n’est donc pas à rechercher coûte que coûte de chimériques consensus, mais à développer des mobilisations mêlant questions sociales et environnementales.

    1. Razmig Keucheyan, La nature est un champ de bataille. Essai d’écologie politique, La Découverte, coll. Zones, 2019.
    2. Ibid.
    3. C’est ainsi que Maxime Combes, économiste, militant pour la justice climatique et membre d’ATTAC, analyse la loi Biodiversité de 2015. Cf. « La loi biodiversité confie la protection de la nature aux banques et à la finance », https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/250315/la-loi-biodiversite-confie-la-protection-de-la-nature-aux-banques-et-la-finance.
    4.  Voir par exemple Aurélien Jouhanneau, « Combien valent la forêt amazonienne, la barrière de corail d’Hawaï et les abeilles ? », Lefigaro.fr, 12 février 2012.
    5. Jean Gadrey et Aurore Lalucq, Faut-il donner un prix à la nature

  4. Justice pour Steve : lettre au Premier Ministre

    Écrit le 10 août 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici une lettre ouverte de 18 organisations de Loire-Atlantique, dont la Gauche démocratique et sociale (GDS44), lettre dont l’objet est : « Justice pour Steve ». Lettre adressée au Premier Ministre, au ministre de l’intérieur et au Préfet…

    Objet : Justice pour Steve.

    Monsieur le Premier Ministre Edouard Philippe, Monsieur le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, Monsieur le Préfet de Loire-Atlantique Claude d’Harcourt,

    Steve Maia Caniço, un jeune homme de 24 ans a perdu la vie lors de la fête de la musique à Nantes, le 21 juin. Il est tombé dans la Loire, comme 14 autres jeunes au moins, pour échapper à une charge policière. Lui n’est pas réapparu, et le 29 juillet son corps a été retrouvé.

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  5. Néo-libéralisme et écologie : incompatibles !

    Écrit le 6 août 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici l’article que j’ai écrit en juin dernier pour la rubrique « écologie » de Démocratie&Socialisme, la revue papier de la Gauche démocratique et sociale (GDS).

    Dans son discours de politique générale prononcé le 12 juin dernier, Édouard Philippe a parlé de « l’année de l’accélération de l’écologie ». Pourtant rien de bien concret dans son discours ! Rien sur le glyphosate, sur la taxation du kérosène des avions, sur l’économie circulaire, sur le refus des accords de libre-échange… Preuve que l’écologie n’est pas soluble dans le macronisme. Néo-libéralisme et écologie sont bien des termes contradictoires. Lire la suite…