RSS Feed

Author Archive

  1. Battre l’extrême droite

    Écrit le 23 avril 2017 par Éric Thouzeau

    Ce que nous craignions est arrivé : il n’y aura pas de candidat de gauche au 2nd tour de la présidentielle. Ce sera un duel droite-extrême droite le 7 mai.

    Nous avions pourtant toutes les cartes en main : le mauvais bilan de son quinquennat avait empêché François Hollande de se représenter. Manuel Valls, son premier ministre, s’était fait battre à la primaire, et Emmanuel Macron, son ministre de l’économie, avait clarifié son positionnement en s’en allant à droite. Les socio-libéraux avaient été battus, mais il a manqué le rassemblement de la gauche. Sans unité, c’est une évidence, la gauche ne peut pas gagner. Aurions-nous la gauche la plus bête du monde ?

    Le 7 mai, le peuple de gauche va logiquement vouloir battre Le Pen pour empêcher l’extrême-droite, qui n’a pas gouverné en France depuis 1944, d’arriver au pouvoir. Lire la suite…


  2. Battre les trois candidats de l’argent

    Écrit le 18 avril 2017 par Éric Thouzeau

    La bataille pour un rassemblement de la gauche contre toute alliance avec la droite se poursuivra au-delà du 23 avril.

     Les électeurs de gauche ont utilisé la primaire pour se débarrasser de Hollande et de Valls, ce qui a permis la victoire de Benoît Hamon en janvier. Celui-ci a conclu un accord avec EELV. Il a sans doute trop rapidement acté le refus de Jean-Luc Mélenchon d’ouvrir les discussions pour une candidature unique de la gauche, qui aurait à tous coups assurer la présence de a gauche au 2ème tour. Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon compte sur le vote « utile » sans avoir à un seul moment cherché à discuter avec les autres forces de gauche, sans aucune recherche d’alliance, lui dont la stratégie est celle de « la construction du peuple » pas de la construction de la gauche. Lire la suite…


  3. Quel projet européen pour la gauche ?

    Écrit le 10 avril 2017 par Éric Thouzeau

    Deux de mes amis ont organisé chez eux une « causerie » sur l’Europe (« Horizons européens dans la tourmente »). Une vingtaine de personnes y ont participé. Les regards croisés de Gérard Brovelli, universitaire spécialiste de droit public, et de moi-même avaient été sollicités. Je reproduis ici mon propos introductif. Je me suis largement appuyé sur un dossier de Politis, suite au débat que ce journal avait organisé le 14 mars entre Jacques Généreux (soutien de Jean Luc Mélenchon) et Thomas Piketty (soutien de Benoît Hamon) intitulé « Quelle Europe pour la gauche ? ». La deuxième partie fera l’objet d’un autre article.

    L’Union européenne a connu plus de 60 ans sans guerre (1). Le sentiment européen a grandi chez nombre de jeunes (notamment dans la fraction de la jeunesse qui peut voyager). Malgré tout le Brexit est bien l’expression d’un sentiment contre l’Europe qui s’accroît dans la plupart des pays de l’Union, et que l’extrême-droite exploite largement. Pourtant l’Europe n’est pas responsable de tout. Il me semble faux de dire que toute politique de gauche est impossible en France du fait de l’Union européenne actuelle. En revanche il est vrai qu’elle est rendue plus difficile dans le cadre des traités européens actuels. Lire la suite…


  4. La dérive libérale du projet européen

    Écrit le 6 avril 2017 par Éric Thouzeau

    Convié récemment à intervenir dans une « causerie » sur l’Europe, je me suis replongé dans l’histoire de l’Union européenne. Cela m’a amené à réexaminer les différentes étapes de l’évolution du projet européen dans un contexte de libéralisme économique dominant depuis les années 80.

    Les « pères fondateurs » (1) avaient en tête l’Europe politique et, plus précisément, fédérale. Avec une conviction qui est que  « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait » (2). C’est ce qui explique la création en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). L’échec en 1954 de la Communauté européenne de la défense (CED) produit une première évolution : on passe des solidarités partielles en général à la conviction que les solidarités économiques sont seules possibles. Le traité de Rome (1957) institue la Communauté économique européenne qui institue le marché commun européen et définit les bases de la politique agricole commune mise en œuvre en 1962. Puis ces solidarités économiques elles-mêmes ont évolué pour s’approcher de plus en plus des seuls liens du marché (3). C’est ce qui amène dès les années 1980 la politique communautaire à s’attaquer aux entreprises publiques. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont pas dans la logique du marché ! Lire la suite…


  5. Valls s’en va : en tirer toutes les conséquences

    Écrit le 29 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Il y a longtemps que Manuel Valls milite pour l’abandon du mot « socialiste » qu’il juge « dépassé ». Il vient de mettre ses actes en cohérence avec sa pensée. Par la même occasion, le vaincu de la primaire renie son engagement d’en soutenir le vainqueur tout comme ses gouvernements ont renié les engagements pris devant les électeurs lors de la campagne victorieuse de 2012. 

    Les adieux à la gauche de Manuel Valls ne doivent pas rester sans réponse. Les statuts du Parti socialiste sont clairs : « les adhérents s’engagent à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives qui sont effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste » (article 1.2.3). Il faut prendre acte du départ de Manuel Valls et de tous ses amis qui soutiennent Macron. Par exemple en Loire-Atlantique, les socialistes doivent désigner des candidats sur la 6ème et la 10ème circonscription. Et sur la 1ère. Lire la suite…