
Nous avons été nombreuses et nombreux à répondre à l’appel de Bally Bagayoko, le maire LFI de Saint Denis, victime d’une campagne abjecte de racisme par C News et autre Zemmour. C’est la preuve éclatante que lorsqu’on appelle à se mobiliser sans sectarisme et sans exclusive, le « peuple » de gauche répond présent.
La situation mondiale est toujours aussi sombre, avec une extrême-droite au pouvoir aux USA, en Russie et en Israël avec des conséquences funestes : la loi du plus fort devient la règle, entrainant le monde dans des guerres sans fin. La Russie poursuit son agression impérialiste contre le peuple ukrainien, les États-Unis et Israël mènent un conflit contre l’Iran qui n’a aucunement pour but de libérer le peuple iranien de la dictature des mollahs et le sud du Liban est menacé d’être rasé comme Gaza.
A gauche, nul ne peut gagner seul
Dans ce contexte international, comment se résigner à ce que dans un an en France la victoire de l’extrême-droite puisse être considérée comme le scénario le plus probable ? Comment accepter que les divisions de la gauche conduisent encore à son absence du deuxième tour des présidentielles ? Et au risque d’une Assemblée nationale dominée par la droite et l’extrême-droite. Il nous reste un an, il n’est pas encore trop tard pour inverser ces scénarios catastrophes.
Tirons un bilan précis et honnête des élections municipales. Les listes de rassemblement de la gauche font en règle générale des résultats supérieurs aux listes non-unitaires. Et au deuxième tour, le rassemblement de toute la gauche s’il n’a pas été suffisant dans certains cas pour gagner, il a permis dans d’autres de garder des villes à gauche. La seule leçon véritable de cette séquence électorale c’est qu’à gauche, nul ne peut gagner seul.
Donner un contenu à l’unité
Toutes les enquêtes d’opinion le confirment. Une candidature commune de la gauche et des écologistes est toujours plébiscitée par trois-quarts des électrices et électeurs de gauche. Il nous faut répondre à cette exigence d’unité, ce que nous faisons avec la primaire comme méthode pour y arriver. Mais cela ne suffira pas à gagner en 2027 tant le nombre est grand de celles et ceux qui ne croient plus que la politique puisse améliorer leur quotidien.
Une fois de plus, il nous faut mettre la question sociale au cœur de notre démarche. Plus que jamais, la hausse des salaires dont celle du SMIC est essentielle. Dans l’immédiat le blocage des prix des carburants est nécessaire avec son corollaire faire payer les groupes qui s’enrichissent à chaque crise (en premier lieu Total qui vient de faire un profit de un milliard en un mois). Aujourd’hui, les tensions sur les prix et l’approvisionnement en énergies fossiles justifient le développement massif des énergies renouvelables. Fin du mois et fin du monde sont étroitement liées.
Un programme commun, des mesures d’urgence
Nous voulons que l’ensemble des candidates et candidats de gauche à l’élection présidentielle s’engagent sur un projet commun. En 2022 et 2024 nous avons su nous rassembler. Pourquoi pas aujourd’hui ? Ne laissons pas remettre au goût du jour la théorie des deux gauches irréconciliables. Ne laissons pas les uns et les autres, à LFI comme au PS, croire qu’ils pourront imposer un ralliement des autres formations de gauche à leur candidat.
L’élection présidentielle mérite de se mettre dès à présent au travail pour mettre en avant une série de mesures d’urgence que devrait prendre un gouvernement de gauche (avec évidemment l’abrogation définitive de la réforme Borne des retraites, de nouvelles conquêtes sociales comme par exemple la 6ème semaine de congés payés, le 100% sécu avec intégration des mutuelles pour un 100% santé garanti à toutes et tous, des mesures pour l’hôpital et l’éducation nationale…). On sait que les moyens existent avec une réforme fiscale (et la taxe Zucman), une mise à plat des aides publiques sans contrepartie….
La mise au point d’un contrat de législature est devenu une urgence. Il est grand temps que s’engagent ces discussions en haut et en bas pour que jeunes, salarié.e.s et retraité.e.s y participent pleinement.


