A la veille de la grève unitaire des cheminots, j’ai été chargé de rédiger un communiqué de presse au nom du collectif FerNantes (qui regroupe une trentaine d’associations, de syndicats et de partis). Ce communiqué a également été signé par l’association FerRetz (association loi 1901 constituée pour la mobilité en train dans le Pays de Retz). J’ai été amené à lire ce communiqué au cours de l’assemblée générale CGT-UNSA-SUD Rail – CFDT des grévistes en gare de Nantes.
Les cheminots sont appelés par les 4 organisations syndicales représentatives de la SNCF à cesser le travail le 10 juin. Les motifs avancés sont malheureusement bien connus : réorganisations en cascade, souffrance au travail, arrêts de maladie et accidents du travail en hausse.
A cette occasion, le collectif FerNantes et l’association FerRetz tiennent à exprimer leur solidarité aux cheminotes et aux cheminots qui souffrent de politiques, que ce soit au plan national que régional, qui tournent le dos au développement du service public ferroviaire.
Parce qu’il faut développer les déplacements non carbonés et la réduction des pollutions, tout le monde s’accorde à dire que le ferroviaire est un transport d’avenir. Pourtant le rail ne bénéficie toujours pas des moyens nécessaires pour répondre à la demande des usagers, sans parler du transport de marchandises qui est sacrifié.
L’ouverture à la concurrence entraîne un éclatement de la SNCF en de multiples filiales. C’est une des causes du malaise exprimé par les travailleurs du rail, mais cela complique et compliquera aussi de plus en plus la vie des usagères et des usagers. Comme le note un récent rapport sénatorial, « la fragmentation du système résultant de la concurrence risque d’affecter la fluidité des voyages« . Ce rapport suggère en outre « d’appliquer à certains appels d’offres, la dérogation temporaire à l’obligation de mise en concurrence permise par le droit de l’Union européenne. » L’ouverture à la concurrence n’est pas une obligation absolue mais un choix politique de l’État et d’un certain nombre de conseils régionaux.
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