J’ai participé à un débat en ligne sur « la crise économique et sociale » avec Isabelle Amaglio-Terrisse (LRDG), Frederic Boccara (PCF), Luc Carvounas (PS), David Cayla (économiste), Rayah Metchouh (Génération.s), Adrien Quattenens (LFI), Marie-Noëlle Lienemann (GRS). Pour préparer ce débat, j’ai écris une note que je reproduis ci-dessous. Le débat est à retrouver sur la page facebook de GDS (gds.ds).
Les alertes des scientifiques ignorées :
Depuis près de 20 ans, les scientifiques le disent : les bouleversements des écosystèmes, notamment à cause de la déforestation et de l’urbanisation, perturbent l’habitat de la faune sauvage et suscitent la circulation de nouveaux virus. De même une certaine agriculture et la prolifération d’élevages industriels ont fait des sols et de l’eau des dépôts de déchets. Tout cela facilite les zoonoses, des maladies transmises aux hommes par les animaux.
L’extrême dangerosité de la mondialisation néolibérale
C’est la première fois qu’une pandémie s’est répandue avec une telle rapidité. C’est le résultat d’une circulation sans entraves des capitaux qui a suscité une circulation maximum des marchandises et des humains à travers le monde. Les faiblesses du capitalisme contemporain apparaissent alors crument du fait d’une mondialisation de la production : avant même l’arrivée de la pandémie en Europe, l’arrêt de l’économie en Chine a eu des répercussions immédiates ici. Les économies locales et nationales ont perdu toute autonomie, avec une dépendance assumée à l’égard des fournisseurs situés à l’autre bout de la planète. Lire la suite…



