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Candidature unique sur une plateforme commune

Écrit le 27 septembre 2016 par Éric Thouzeau

le-social-au-coeurVendredi dernier, la fédération de Loire-Atlantique du PS tenait une assemblée de rentrée. Je reproduis ici l’intervention que j’ai faite à cette occasion.

Il y a une question qui taraude tous les militants socialistes, et plus largement tous les gens de gauche : comme éviter que ne se renouvelle un deuxième tour droite-extrême droite à la présidentielle ? Aujourd’hui 85% des français disent ne pas vouloir que François Hollande se représente. Comme en sommes-nous arrivés là ?

Il ne faut pas reprocher à Hollande d’avoir échoué. Ce qui doit lui être reproché, c’est de ne pas avoir essayé. On se souvient tous de son engagement non tenu de renégociation des traités européens. Quant à « mon adversaire, c’est le monde de la finance » on sait ce qu’il en est advenu. Prenons un exemple récent. Pour une fois que la Commission européenne adopte une attitude ferme vis-à-vis d’une multinationale, Apple en l’occurrence, pour payer trop peu d’impôts en Irlande, nous aurions été en droit d’attendre de la France une attitude ferme. L’Autriche et l’Espagne ont annoncé qu’ils pourraient  réclamer à l’Irlande leur part d’impôts non payés. Michel Sapin a tout de suite déclaré que la France s’y refuse.

Les gouvernements Valls-Macron, mis en place par Hollande, ont été plus attentifs aux revendications du Medef qu’à celles des salariés. C’est Valls qui est allé devant le Medef s’exclamer « vive l’entreprise », ce qui est aussi stupide que de dire « vive les poissons » sachant qu’il y a certes des sardines mais il y a aussi des requins. Quant à Macron, c’est lui aussi devant le Medef qu’il est allé dire que la réduction du temps de travail était une erreur. Ils ont volontairement et avec application brouillé tous les repères de la gauche. Quant au débat sur la déchéance de nationalité,  on est toujours en droit de se demander comment un président issu de la gauche a pu tomber aussi bas pour faire une telle proposition.

Le principal échec de François Hollande est celui lié à sa politique économique et sociale. Plus de 40 milliards donnés au patronat sans aucune contrepartie exigée, ce qui a profité aux plus grandes entreprises mais pas à l’emploi. On ne doit pas s’étonner alors que la France détient le record d’Europe en versement de dividendes aux actionnaires.

Il faut tourner la page de ce quinquennat. La gauche sort émiettée, explosée, fragmentée de ces 5 ans de présidence Hollande. C’est aussi un des éléments du bilan du président de la République. Pas d’autres issues possibles que de rouvrir le débat à gauche notamment avec le PCF et EELV. Il faut travailler à une candidature unique de la gauche, seul moyen d’éviter l’élimination dès le premier tour. Pour cela, il faut se réunir, débattre et adopter une plateforme de convergences pour les présidentielles et les législatives. Pour rassembler la gauche, cette plateforme ne peut bien évidemment qu’être en rupture avec la politique menée depuis 5 ans.

Il faut redonner confiance à notre électorat, sinon il se réfugiera dans l’abstention.


2 Comments »

  1. BERNIER dit :

    Salut Eric.
    Comment se poser la question? Il fallait faire une vraie politique de gauche depuis 2012!!! Nous n’en serions pas à faire des hypothèses bancales!! En tout pas question cette fois ci d’appliquer la « discipline républicaine »! C’est mort depuis longtemps. La droite va reprendre les rennes du pouvoir et pour longtemps. Les traîtres eux retomberont toujours sur leurs pieds!! Et le chantage à l’extrême droite au second tour est abjecte de la part de Valls et consorts!
    Bien à toi.
    Jean-louis

  2. Fradet Gérard dit :

    Cher Eric ,
    j’avoue être plein d’admiration pour ta constance à vouloir réalisé l’irréalisable !!
    comme pierre Laurent , il ne suffit pas de parler de rassemblement et de plateforme commune pour absoudre des années de tripatouillages électorales sans soucis de l’avis des adhérents de chaque partis et plus généralement des citoyens de gauche . sans parler des trahisons qui suivaient .
    comme Bernier je trouve ,que le chantage à l’extreme droite est abjecte . ou je ne le rejoint pas c’est que la droite n’a jamais quitté les « rennes » du pouvoir (même pas en 81) alors Basta : le débat qui se tient actuellement porte sur un changement de socièté et non sur quelques tripatouillage électoral de partis sans adhérents pour recommencer les même trahison !
    alors face à la droite actuel et futur je suis en résistance et lutte pour un changement de socièté réel .
    très fraternellement Gerard

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