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Macron durcit le ton, ensemble construisons la riposte !

Écrit le 6 octobre 2019 par Éric Thouzeau

A une retraitée qui se plaignait de sa faible pension, Macron (citant paraît-il une phrase de De Gaulle) lui répond : « la seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de se plaindre ». Le même Macron explique qu’il n’aime pas le mot « pénibilité » appliqué au travail mais lui préfère « conditions de travail compliquées ». Tout cela prouve que Macron exprime toujours la même morgue vis-à-vis des salarié.e.s et qu’il ne modifie en rien son orientation néo-libérale. Pour les retraites, cela signifie le double objectif de réduire les pensions et de repousser l’âge de départ à la retraite.

Préparer la grève contre la retraite par points

Une riposte unitaire s’impose, elle semble se préparer. Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL) ont affirmé ensemble leur opposition au projet de régime de retraite par points. Elles proposent de mettre en discussion « la perspective d’une action de grève interprofessionnelle ». Ce qui commence à se discuter, c’est de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre pour mettre en échec le projet Macron-Delevoye.

Refuser de voir les migrants érigés en boucs-émissaires

Le pays est travaillé par de fortes tensions sociales du fait de la politique macroniste. Pour détourner cette colère sociale, Macron enfourche le thème de l’immigration. Vieux classique de la droite. Restreindre la couverture maladie des demandeurs d’asile, et durcir les conditions du regroupement familial sont deux objectifs affichés. Remettre en cause pour les demandeurs d’asile la protection maladie universelle (PMUa) et la couverture médicale universelle complémentaire (CMU-C) serait une rupture grave pour notre pays, terre d’accueil pour les malades. En s’attaquant au regroupement familial qui a concerné à peine 12 000 époux et enfants d’étrangers en 2018, il s’agit pour Macron de surfer sur tous les fantasmes véhiculés par l’extrême-droite. Il n’y a vraiment rien de bon dans le Macron.

Construire l’unité, mettre sur pied un comité de liaison de la gauche

Toutes les formations de la gauche tiennent depuis la fin août leurs « universités ». Pour le réseau de la Gauche démocratique et sociale (GDS) ce sera les 16 et 17 novembre à Pau (*). C’est l’occasion de débats entre  différentes sensibilités de la gauche. C’est très bien, mais si c’est pour ensuite que chacun retourne à la construction de sa propre « boutique », c’est désespérant ! La proposition que porte GDS est simple : mettons sur pied sans plus tarder un comité de liaison permanent de la gauche. Pour y confronter nos points de vue, décider d’actions communes tout en étant capables de débattre de nos divergences.

Que ce soit sur les retraites, pour le climat ou contre la xénophobie, l’unité d’action à gauche est indispensable. Elle doit très vite se prolonger par la volonté de rassemblement pour construire une alternative de gauche au macronisme.

(*) Pour plus de renseignement sur les rencontres « Construire l’unité » organisées par GDS : contact@gds-ds.org


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