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Macron peu crédible et loin des réalités !

Écrit le 14 avril 2020 par Éric Thouzeau

Macron a annoncé la fin progressive du confinement pour le 11 mai. Son objectif, c’est la reprise de l’activité économique. À l’inverse, c’est la santé et la sécurité des salariés qui doit être l’objectif premier. Quoi qu’il en coûte ! (Retrouvez toutes les propositions de la Gauche démocratique et sociale (GDS) en cliquant ICI  )

Les familles confinées avec enfants dans des logements déjà trop petits en temps normal sont à la peine. Les travailleurs disposant de peu de ressources (temps partiel imposé, RSA,…) ne peuvent plus exercer les activités complémentaires (« petits » boulots ») qui souvent les aident à survivre. Les travailleurs au chômage partiel subissent des pertes de salaire mais doivent toujours payer leurs loyers, leurs crédits. Le confinement se prolonge, les inégalités se creusent. Des mesures immédiates doivent être décidées en urgence : chômage partiel payé à 100%, frais bancaires et agios supprimés, accès facilité au fonds de solidarité logement, gel des remboursements de prêts … De cela, Macron n’a rien dit !

On n’oubliera pas

Nul n’oubliera l’impréparation totale de l’Etat face à une pandémie (absences de masques et de tests). Nul n’oubliera qu’un conseil de défense soi-disant consacré au coronavirus a décidé le 49-3 sur les retraites. Nul n’oubliera surtout le refus d’entendre les personnels soignants en lutte depuis plus d’un an. Ses déplacements auprès de personnels hospitaliers n’y feront rien. Amazon a poursuivi son activité sans avoir mis en place de réelles mesures de sécurité pour ses personnels : de cela, Macron n’a rien dit !

Macron a une certitude. Celle du 11 mai. Étonnant paradoxe que de ne pas être capable de protéger les salariés des secteurs jugés essentiels et d’annoncer une date aussi nettement.

Le paradoxe marque en fait la volonté du patronat et du gouvernement que l’activité économique soit relancée. Macron n’a pas changé. Pour lui, c’est l’économie qui commande.

Abrogation des ordonnances

Travailler plus, la vieille rengaine du patronat est de retour ! Temps de travail, jour fériés, congés pays sont la cible de Roux De Bézieux, le patron du Medef en villégiature dans son manoir du Croisic. Le gouvernement par la voix de Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat à l’économie abonde « il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant pour « rattraper » ». Retailleau, le patron des sénateurs LR déclare la même chose : « pour se relever, la France devra fournir une quantité de travail sans doute supérieure ». Les droites et le patronat, main dans la main, qui peut s’en étonner ? Il y a urgence à réclamer l’abrogation des ordonnances qui permettent des journées de douze heures, et des semaines de soixante heures.

Plus jamais ça

Ils vont vouloir nous faire payer l’addition de ce qu’auront coûté la pandémie, la crise économique et la crise financière. Une autre issue est possible : la rupture avec le désordre néolibéral avec l’objectif de satisfaire les besoins sociaux (santé, logement, éducation) tout en engageant résolument la transition écologique. C’est à la gauche de porter cette alternative. Un front uni de toute la gauche républicaine, socialiste, communiste, écologiste, insoumise est indispensable. Au plan national comme au plan local, multiplions les contacts unitaires pour dès à présent préparer « les jours d’après ».

Retrouvez toutes les propositions de la Gauche démocratique et sociale (GDS) en cliquant ICI

 

 


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