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Une nécessaire mobilisation citoyenne et sociale

Écrit le 9 février 2018 par Éric Thouzeau

Macron, c’est la casse sociale. Il y a urgence à expliquer le sens de sa politique, et à organiser la riposte d’ensemble pour la contrecarrer.

Le prix Nobel de la Paix a été accordé en octobre 2017 à l’ICAN (Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires). Les grands médias français en ont peu parlé. Pourtant, à l’assemblée générale des Nations Unies, 122 pays ont signé un traité d’interdiction de l’arme atomique. Il est vrai que le gouvernement de Macron a refusé de le signer. Nous devons rompre avec cette politique militariste d’une France en guerre dans de nombreux points du globe sans aucun vrai débat dans le pays. Le débat doit aussi se mener à gauche sur la politique dite d’opérations extérieures menées depuis de très nombreuses années.

Nos services publics d’abord !

Macron vient de décider de relancer à la hausse les dépenses militaires de la France. Et, la même semaine, il a confirmé l’objectif de suppression de 120 000 fonctionnaires ! Après la grève massive des surveillants de prison et des salarié.e.s des Ehpad cette annonce est une véritable provocation alors que tant de besoins sociaux ne sont pas satisfaits dans une France qui se targue pourtant d’être la 6ème  puissance économique mondiale. La riposte syndicale s’organise, avec l’annonce d’une grève le 22 mars, dans la fonction publique, et c’est tant mieux !

Alors que tout le monde (ou presque) s’accorde à dire qu’il faut accélérer la croissance des énergies renouvelables. Face à l’urgence climatique, la France est en retard par rapport à l’objectif qu’elle s’est fixée de 20% de sa consommation d’énergie provenant de sources renouvelables en 2020. Sans compter la nécessité de préparer l’arrêt de plusieurs centrales nucléaires (Bugey, Fessenheim …). Voilà, avec le social, une autre priorité en termes d’investissements publics qui devrait être mise en avant. Pas une hausse des dépenses militaires !

Le social au cœur

Macron ne veut pas se contenter d’être le meilleur élève de l’Europe libérale, il veut en être le chef. Ses ministres expliquent l’urgence de réduire les déficits et non de suivre les salariés allemands qui demandent augmentation de salaire et réduction du temps de travail. Et pour cela, Macron veut exceller dans la casse sociale. Après le Code du travail, ce sera l’assurance chômage. Une riposte unitaire se prépare à laquelle le réseau de la Gauche démocratique et sociale entend participer activement.

Et comme Jupiter se croit tout permis, il a dans la ligne de mire les cheminots qui constituent dans le mouvement social de notre pays un des points de résistance : changement de statut de la SNCF d’établissement public industriel et commercial (EPIC, son statut depuis1982) en Société anonyme (SA),  filialisation du fret ferroviaire et fin du statut de cheminot seraient au menu.

Une nécessaire riposte d’ensemble

La question de la hausse des salaires est toujours aussi cruciale, elle est une exigence sociale majoritaire. La réduction du temps de travail, les 32h c’est une réponse plus que jamais d’actualité face au chômage de masse. Des services publics de qualité sont aussi une nécessité. La mobilisation citoyenne et sociale est à l’ordre du jour !


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