Le 28 avril, c’est la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Elle a été initiée en 2003, par le bureau international du travail (BIT). Il est temps d’en finir avec les morts ou les blessures graves au travail !
Dans le monde, près de 380 millions d’accidents du travail par an sont dénombrés, entraînant absences, handicaps… Plus de trois millions de morts sont dus à des accidents du travail ou à des maladies professionnelles.
En France, les accidents mortels augmentent. Plus de deux salarié·es meurent au travail chaque jour. À ces chiffres, il faut ajouter deux suicides quotidiens, en lien avec le travail. L’intersyndicale de l’inspection du travail dénonce « le scandale des maladies professionnelles, des PFAS, des pesticides, l’exposition aux produits d’entretien pour les femmes, mais aussi les suicides en recrudescence dans plusieurs grandes entreprises ou administrations, comme la SNCF, Orange ou aux finances publiques. »
Les jeunes de moins de 25 ans sont particulièrement touché·es avec 90 000 accidents du travail. Mourir à 15 ans, comme ce stagiaire en bac pro, ou à 22 ans, comme cet ouvrier intérimaire de 22 ans, happé par une machine à pâtes, devrait révolter un pays tout entier !
La place des enfants est à l’école, des jeunes à l’université, pas dans des entreprises où iels sont surexploité·es, exposé·es à tous les dangers, victimes de surexploitation.
L’inspection et la médecine du travail sont vitales. La baisse de leurs moyens figurent parmi les causes des accidents du travail, comme le recul qu’est la suppression des CHSCT dans le privé, puis dans la fonction publique.
L’Après soutient le combat des syndicats de salarié·es pour construire un rapport de force sur les questions de santé et de sécurité, parce que rien n’obligera sinon le patronat et le gouvernement, lui aussi employeur, à
changer les choses et à faire passer notre sécurité et notre santé avant les choix économiques et avant les profits.
Manifestons nombreuses et nombreux le Premier Mai !
