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Catégorie : Actualité

  1. Dans la rue les 26 et 27 pour la justice sociale et le climat

    Écrit le 25 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de la Gauche démocratique et sociale (GDS44) appelant à la réussite des manifestations des 26 et 27 janvier.

    La Gauche démocratique et sociale (GDS44) se félicite de l’appel conjoint Gilets jaunes et organisation syndicales (CGT, Solidaires, FSU) à manifester samedi 26 janvier à Nantes, avec un rendez-vous intersyndical à 13h au Miroir d’eau.

    La révolte des Gilets jaunes est l’expression d’une aspiration profonde des salariés actifs, retraités et privés d’emploi à une autre répartition des richesses, et donc à une justice fiscale. Totalement à rebours de la politique de Macron qui est une politique d’assistanat en faveur des plus riches et des grandes entreprises.

    L’augmentation des salaires, le rétablissement de l’ISF, un impôt sur le revenu beaucoup plus progressif voilà ce que le gouvernement et le patronat qui le soutient se refusent à satisfaire. La mobilisation doit donc se poursuivre et s’amplifier. Lire la suite…


  2. Justice sociale et climat, un même combat

    Écrit le 25 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je publie ici un article que j’ai écrit pour la rubrique « écologie » du numéro de janvier de Démocratie&Socialisme, la revue de la Gauche démocratique et sociale (GDS) .

    Notre pays connaît avec les gilets jaunes un mouvement social qui fera date, comme la grève générale de Mai 68 ou les grèves de 1995.Ce mouvement n’est pas l’expression d’un refus de l’impôt, il est surtout celle d’une soif de justice fiscale et d’une autre répartition des richesses. Il n’est pas non plus opposé à la transition écologique. Aucun gilet jaune n’a remis en cause son bien-fondé, mais il pose avec justesse la question : qui doit, qui peut la payer ? « Dans un monde aux ressources limitées, l’absurdité d’une accumulation sans fin au bénéfice de quelques-uns gagne encore en acuité quand on redoute les fins de mois » (1). Rappelons aussi l’hypocrisie gouvernementale puisque la hausse de la taxe carbone sur les carburants devait notamment compenser en partie des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs, et non la transition énergétique. «L’imposture écologique de Macron » (2) est aujourd’hui avérée. Lire la suite…


  3. Se rassembler dans les luttes et les élections

    Écrit le 22 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    La révolte initiée par les gilets jaunes est loin d’être finie. De samedi en samedi, la détermination est intacte. Nul ne se fait beaucoup d’illusions sur les conclusions que le gouvernement tirera du « grand débat national ». Pourtant nombreux sont celles et ceux qui veulent débattre : les échanges ont commencé sur les ronds-points, se poursuivent à l’occasion des manifs  et aussi dans de multiples réunions dans les localités. Bien loin des shows de Macron devant les maires, qui relèvent beaucoup plus d’une campagne électorale de Macron… aux frais de l’Etat !

    Un néo-libéralisme destructeur

    Loin d’infléchir sa politique pro-riches et pro-business, Macron entend l’approfondir. C’est tout son discours sur l’accélération de la baisse des impôts. Que les riches deviennent plus riches car moins imposés, que les entreprises paient moins d’impôts : c’est le crédo du capitalisme financiarisé depuis Reagan et Thatcher. Conséquences : chômage élevé, croissance en berne, inégalités sociales croissantes, développement de la précarité, dégâts environnementaux …

    Le monde entier connaît un accaparement par les plus riches des richesses produites au détriment des salariés qui produisent et au détriment de la planète. «Les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité »  (rapport annuel de l’ONG Oxfam sur les inégalités). Le dernier rapport d’ATTAC illustre la même réalité pour notre pays. Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue. Pourtant leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue sur la même période. Et leurs effectifs en France ont baissé de 20 %. Lire la suite…


  4. Déclaration unitaire : soutien au mouvement des Gilets jaunes

    Écrit le 18 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de onze organisations syndicales, associatives et politiques (dont la Gauche démocratique et sociale) nantaises sur le mouvement social des gilets jaunes.

    Depuis maintenant 10 semaines, partout en France, le mouvement social « Gilets Jaunes » réclame les moyens de vivre décemment, ce qui implique un changement de notre système économique, social et politique.

    Nous le réaffirmons, cette colère est légitime.

    Aux Gilets jaunes, E.Macron et son gouvernement répondent par une répression brutale avec de nombreuses violences policières. Une loi proposée par le gouvernement visant à «prévenir et sanctionner les violences» (Edouard Philippe), est, dans son contenu, une remise en cause du droit de manifester. Or, tous les samedis, les gaz lacrymogènes sont suremployés et l’utilisation de Flashball mutile, éborgne, blesse gravement une partie importante des manifestants. Le pouvoir utilise en fait les mêmes méthodes que contre les jeunes des quartiers populaires, autre « classe dangereuse ». Nous exigeons la fin de cette répression policière massive et irresponsable. Le climat des dernières manifestations ne peut légitimer ce type de violences policière. Lire la suite…


  5. Ils continuent à brader le service public ferroviaire !

    Écrit le 9 janvier 2019 par Éric Thouzeau

    Ma première réaction à l’annonce faite par la ministre des Transports du gouvernement Macron-Philippe d’ouvrir à la concurrence deux lignes ferroviaires qui concernent directement notre Région.

    La ministre des Transports vient d’annoncer  l’ouverture  à la concurrence des lignes ferroviaires Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux , deux lignes déficitaires car il y a longtemps que la SNCF, à la recherche de rentabilité, les a négligées.

    Les opérateurs privés y seront assurés de toucher des subventions de l’Etat, voire des Régions. Ils adapteront l’offre à la baisse s’ils estiment que les subventions sont  « insuffisantes » ou augmenteront les tarifs pour les voyageurs. C’est malheureusement ce qui s’est passé dans tous les pays où ces processus de privatisation ferroviaire ont eu lieu.

    Les « Trains d’équilibre du territoire » (TET) qui  circulent sur ces lignes sont indispensables à l’aménagement du territoire. Le gouvernement veut s’en débarrasser en les transférant aux Régions ou directement au privé. Alors que le mouvement social pose avec force la question de la présence de services publics sur tout le territoire, le gouvernement continue à brader le service public ferroviaire ! Grand débat national ou pas, le gouvernement s’obstine à poursuivre une politique qui pourtant suscite un rejet massif dans le pays.

    Sur les Pays de la Loire, la majorité de Bruno Retailleau et Christelle Morançais a décidé de confier des lignes TER au privé,  et le gouvernement en fait autant avec les TET. On dirait une course de vitesse entre LR et macronistes, deux courants politiques de droite adeptes du libéralisme : à celui qui privatisera le plus vite ! Les usagers n’ont rien à y gagner !