Le gouvernement ne semble pas pressé d’annoncer les conclusions qu’il tire du « grand débat national ». Censé se terminer le 15 mars. Macron entend jouer les prolongations en poursuivant sa tournée électorale au-delà. Edouard Philippe lucide prévient déjà « Le risque déceptif est important quant à la sortie » (1).
Le gouvernement n’entend pas changer sa politique économique. C’est ce que confirme le discours d’Edouard Philippe devant l’autorité de la concurrence. Le Premier ministre s’y est explicitement référé à Friedrich von Hayek, un des pères du néo-libéralisme. Le fondement de cette idéologie est d’utiliser l’État pour assurer la suprématie du marché sur la société (2).
Les raisons intactes de la colère
Faire de l’Etat le garant de la marchandisation de la société, c’est ce qui amène aux reculs des services publics dans les territoires. La concurrence généralisée c’est aussi une pression permanente à la baisse sur les salaires et les emplois. Tout le contraire de ce que réclament les gilets jaunes et les syndicats : la hausse des salaires et le refus des fermetures d’entreprises rentables (Ascoval, Ford, Saipol…). Les revenus des salariés (en activité ou à la retraite) ont stagné ou régressé pendant une décennie (2008-2018). L’emploi s’est dégardé et la précarité a augmenté. Voilà le bilan des politiques néo-libérales d’austérité ! Lire la suite…



