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Catégorie : Actualité

  1. Défendre et développer le service public ferroviaire

    Écrit le 22 février 2018 par Éric Thouzeau

    Dans un article précédent, nous avons montré quels étaient les objectifs réels du gouvernement quand il s’attaque à la SNCF et aux cheminots. Si les atouts du ferroviaire dans notre pays sont indéniables, toute aussi réelle est la baisse de qualité observée depuis quelques années. Comment y remédier ? D’abord en en cernant les vraies causes. Et en faisant le choix du ferroviaire dans une optique de transition écologique. Ce que ne font ni le rapport Duron (qui oublie l’Ouest pour les investissements en infrastructure) ni le rapport Spinetta.

    En 2015, un rapport du cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting plaçait le système ferroviaire français parmi les meilleurs en Europe : à la troisième place du podium, derrière la Suisse et la Suède. Trois paramètres avaient été retenus : l’intensité d’utilisation du système ferroviaire, la qualité des services dispensés et la sécurité. À noter que ce classement plaçait la SNCF à la troisième place pour sur le rapport performance/subvention publique. Boston Consulting estimait à 180 euros par habitant le budget de l’État alloué à son système ferroviaire pour une moyenne de 500 euros par an et par habitant en Suisse ! Lire la suite…


  2. Le ferroviaire dans la tourmente néo-libérale

    Écrit le 21 février 2018 par Éric Thouzeau

    Photo © Patrice MOREL

    On ne peut comprendre la fonction du rapport Spinetta qui si l’on a en tête les objectifs des néo-libéraux regroupés autour de Macron : accélérer l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, baisser les protections des salariés pour permettre aux grands groupes privés plus de profits, affaiblir le mouvement syndical. (Dans un deuxième article, nous reviendrons sur les vraies raisons de l’actuelle dégradation de la qualité de service de la SNCF).

    Si la SNCF a été créée en 1938, c’est avant tout parce que les compagnies privées avaient fait faillite. Pourtant une vague néo-libérale en Europe a remis à l’ordre du jour l’idée de compagnies ferroviaires privées pour casser les monopoles. L’Union européenne a préconisé dès le début des années 90 l’ouverture à la concurrence (directive 91-440). C’est de là qu’est venue aux intégristes libéraux, par analogie au transport aérien, l’idée de séparer l’infrastructure du transporteur. Une telle idée (jamais mise en avant hors de l’UE) est stupide : si un avion décolle bien d’un aéroport, la roue d’un train ne se sépare pas du rail…sauf en cas de déraillement ! C’est à partir de ce moment que les compagnies ferroviaires ont payé des péages au gestionnaire d’infrastructure, avec l’idée qu’ainsi plusieurs compagnies pourraient faire circuler des trains sur les mêmes voies. Un oubli majeur : le transport ferroviaire est un transport guidé, les liens entre le gestionnaire de l’infrastructure et la compagnie qui fait circuler le train sont nécessairement étroits. Lire la suite…


  3. Rassembler et unir !

    Écrit le 15 février 2018 par Éric Thouzeau

    « France is back » ose Jupiter. On nous dit que la France va mieux. Mais les habitants de ce pays ? Pas si sûr que cela ! Je reviens dans cet article pour la lettre de Démocratie&Socialisme sur les dernières annonces de licenciement et sur la folie de ce système capitaliste.

    400 postes supprimés dans les magasins Castorama et Brico-Dépôt, les syndicats craignent une délocalisation. 1000 emplois en moins chez So local (Pages jaunes), un plan « bâti dans l’intérêt des actionnaires » selon les syndicats. On se souvient que l’annonce par le PDG de Carrefour de la réduction d’effectifs (2400) avait entraîné une hausse de l’action.

    Un capitalisme fou

    Carrefour veut se débarrasser aujourd’hui des magasins Dia (et des leurs salariés). Or en 2011, les actionnaires de Carrefour avaient obtenu la vente de Dia et empoché un superdividende, et des actions Dia qu’ils ont revendues lorsque le coût de l’action a doublé. Puis en 2014, ces mêmes actionnaires ont autorisé Carrefour à racheter Dia alors que Carrefour n’a pas touché un centime lors de la vente de Dia en 2011 ! (1) Lire la suite…


  4. Une nécessaire mobilisation citoyenne et sociale

    Écrit le 9 février 2018 par Éric Thouzeau

    Macron, c’est la casse sociale. Il y a urgence à expliquer le sens de sa politique, et à organiser la riposte d’ensemble pour la contrecarrer.

    Le prix Nobel de la Paix a été accordé en octobre 2017 à l’ICAN (Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires). Les grands médias français en ont peu parlé. Pourtant, à l’assemblée générale des Nations Unies, 122 pays ont signé un traité d’interdiction de l’arme atomique. Il est vrai que le gouvernement de Macron a refusé de le signer. Nous devons rompre avec cette politique militariste d’une France en guerre dans de nombreux points du globe sans aucun vrai débat dans le pays. Le débat doit aussi se mener à gauche sur la politique dite d’opérations extérieures menées depuis de très nombreuses années. Lire la suite…


  5. Macron, c’est la casse sociale

    Écrit le 2 février 2018 par Éric Thouzeau

    En librairie le 7 février

    Un mouvement d’ampleur chez  les surveillants de prison, une grève historique dans les Ehpad, un début de mobilisation dans la jeunesse : les vraies questions surgissent. La France, soi-disant, va mieux ; mais c’est celle du CAC 40. Pas celle des travailleurs et de la jeunesse !  Même les sondages en rendent compte : cote de popularité en baisse pour Macron et Philippe (BVA), inquiétude majoritaire sur le pouvoir d’achat (Elabe), et 9 français sur 10 soutiennent les mouvements sociaux (Odoxa).

    Macron entend poursuivre sa politique de « casse sociale » pour laquelle il a le soutien de la classe dominante. La funeste rupture conventionnelle collective en est un exemple. Ce qui fait dire à l’ancien syndicaliste Pierre Héritier : « Désormais, l’entreprise qui a besoin de qualifications nouvelles peut aller les chercher à l’extérieur et se débarrasser de celles qui lui paraissent obsolètes. Il en va des salariés comme des stocks ». Et les amis de Macron osent encore nous parler de responsabilité sociale et sociétale des entreprises ! Lire la suite…