RSS Feed

Catégorie : Actualité

  1. La dérive libérale du projet européen

    Écrit le 6 avril 2017 par Éric Thouzeau

    Convié récemment à intervenir dans une « causerie » sur l’Europe, je me suis replongé dans l’histoire de l’Union européenne. Cela m’a amené à réexaminer les différentes étapes de l’évolution du projet européen dans un contexte de libéralisme économique dominant depuis les années 80.

    Les « pères fondateurs » (1) avaient en tête l’Europe politique et, plus précisément, fédérale. Avec une conviction qui est que  « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait » (2). C’est ce qui explique la création en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). L’échec en 1954 de la Communauté européenne de la défense (CED) produit une première évolution : on passe des solidarités partielles en général à la conviction que les solidarités économiques sont seules possibles. Le traité de Rome (1957) institue la Communauté économique européenne qui institue le marché commun européen et définit les bases de la politique agricole commune mise en œuvre en 1962. Puis ces solidarités économiques elles-mêmes ont évolué pour s’approcher de plus en plus des seuls liens du marché (3). C’est ce qui amène dès les années 1980 la politique communautaire à s’attaquer aux entreprises publiques. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont pas dans la logique du marché ! Lire la suite…


  2. Valls s’en va : en tirer toutes les conséquences

    Écrit le 29 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Il y a longtemps que Manuel Valls milite pour l’abandon du mot « socialiste » qu’il juge « dépassé ». Il vient de mettre ses actes en cohérence avec sa pensée. Par la même occasion, le vaincu de la primaire renie son engagement d’en soutenir le vainqueur tout comme ses gouvernements ont renié les engagements pris devant les électeurs lors de la campagne victorieuse de 2012. 

    Les adieux à la gauche de Manuel Valls ne doivent pas rester sans réponse. Les statuts du Parti socialiste sont clairs : « les adhérents s’engagent à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives qui sont effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste » (article 1.2.3). Il faut prendre acte du départ de Manuel Valls et de tous ses amis qui soutiennent Macron. Par exemple en Loire-Atlantique, les socialistes doivent désigner des candidats sur la 6ème et la 10ème circonscription. Et sur la 1ère. Lire la suite…


  3. Développer l’éolien et toutes les énergies renouvelables

    Écrit le 25 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Le lobby anti-éolien organise une manifestation régionale le 25 mars. J’ai cosigné un communiqué du groupe socialiste du Conseil régional que je reproduis ci-dessous. Il s’agit de réaffirmer notre soutien au développement de l’éolien comme de toutes les énergies renouvelables et d’interpeller Bruno Retailleau et l’exécutif régional.

    Samedi 25 mars, se tient à La Roche-sur-Yon une manifestation régionale contre l’éolien. Les élus du groupe socialiste, écologiste, radical et républicain tiennent à rappeler à cette occasion leur attachement à toutes les formes d’énergies renouvelables. Ils interpellent l’exécutif régional pour qu’il affirme une position sans ambiguïté à ce sujet.

    A un moment où les efforts devraient être démultipliés sur le développement des énergies renouvelables, il est regrettable de constater de nombreuses réactions hostiles à l’éolien dans notre région. Chacun doit être conscient du fait que nous ne pourrons pas atteindre nos objectifs en énergies renouvelables si nous n’investissons pas massivement dans l’énergie éolienne, sur terre comme en mer. Lire la suite…


  4. Macron ne tire aucune leçon de la crise européenne

    Écrit le 24 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Dans un entretien à Libération (1), Emmanuel Macron livre sa vision de l’Europe. Comme tout Bonaparte, même au petit pied, Macron tente de tenir un propos apparemment équilibré. Pourtant, son projet est bel et bien celui de poursuivre et d’accentuer les politiques menées depuis près de 20 ans et qui ont pourtant entraîné une crise du projet européen.

    Emmanuel Macron n’hésite pas à fustiger les courants ultralibéraux. Il déclare même qu’au niveau « de la zone euro, il faut avancer sur l’harmonisation fiscale et sociale ». Combien de fois n’avons-nous pas entendu ces propos lors de différentes campagnes électorales notamment depuis la victoire du non en 2005 au Traité constitutionnel européen (TCE) ? Le traité de Lisbonne ne permet pas, par exemple, d’instaurer une harmonisation fiscale par le haut. Il faudrait pour cela l’unanimité des États européens. C’est pourquoi d’ailleurs, Macron anticipe cet alignement par le bas en proposant de diminuer de 8 points l’Impôt sur les sociétés. Un autre exemple : le scandale dû aux conditions dans lesquelles 450 000 travailleurs européens, par exemple, sont détaches dans notre pays n’a fait que s’aggraver rendant compte de la réalité du dumping social au sein de l’Union européenne. Lire la suite…


  5. Molière n’y est pour rien

    Écrit le 16 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Quand j’entends actuellement prononcer le nom de Molière, je ne sais pas pourquoi je pense tout de suite à François Fillon. Le Tartuffe ? L’Avare ? Malheureusement le nom de Molière est accolé à une autre bien triste actualité : la « clause Molière », pour  imposer le français sur les chantiers. Il s’agit d’une reprise par la droite du programme du Front national, la préférence nationale.

    La « clause Molière » n’est pas encore en vigueur dans notre Région bien que les amis de Bruno Retailleau l’aient fait adopter en avril 2016. « Il y a un risque de contentieux au regard du droit européen » note François Pinte. La Région travaillerait, avec ses conseillers juridiques, à la rédaction d’une clause qui soit « inattaquable » (1). La droite régionale n’a donc pas changé d’avis. Lire la suite…