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Catégorie : Actualité

  1. Hellfest, Cinépride, Conf : les coupes du sécateur-président

    Écrit le 2 juin 2016 par Éric Thouzeau

    SécateurLe conservatisme du sénateur-président du Conseil régional des Pays de la Loire n’est plus à démontrer. Malheureusement plusieurs décisions récentes viennent de le confirmer.

    La droite régionale fait malheureusement  parler d’elle. Après avoir supprimé la subvention au festival du Hellfest (musique métal), elle s’est attaquée au festival Cinépride. Rien de bien étonnant quand on connaît la matrice idéologique du sénateur-président Retailleau et de son entourage (notons que l’UDI n’y a rien trouvé à redire). Et on peut craindre que ce ne soit qu’un début. Il faut donc rester très vigilant par exemple sur le Pass contraception. Il suffit de lire la prose du président de Sens Commun (le bras politique de la manif pour tous), qui est également conseiller régional des Pays de la Loire, sur le sujet de ce Pass Contraception : « notre position est là encore très claire et connue depuis longtemps : nous y sommes opposés, dans la mesure où il viole la liberté éducative des parents (ce pass étant délivré à l’insu des parents) et déresponsabilise les jeunes ». Il n’a pour l’instant pas été suivi, mais vigilance ! Lire la suite…


  2. Une mauvaise loi, ça se retire !

    Écrit le 2 juin 2016 par Éric Thouzeau

    CfipD43WwAAC_DFSur la loi El Khomri, le gouvernement est totalement minoritaire. Dans le pays (toutes les enquêtes d’opinion le confirment) et  au Parlement (utilisation du 49-3). Mais également dans le mouvement syndical.Le problème de cette loi, ce n’est pas un, deux ou trois articles mais bien son objectif inavoué : sa volonté de baisser les protections des salariés.

    L’opposition de la CGT, de FO et de Solidaires est connue. Celle de la CFE-CGC est maintenant affichée. Et tout le monde connaît les fortes réserves de l’UNSA sur l’inversion de la hiérarchie des normes. Certaines de ses fédérations vont jusqu’à demander le retrait de la loi comme la fédération des transports de l’UNSA (1). Alors, oui il est temps d’ouvrir enfin de vraies négociations ! Il faut que le gouvernement s’engage à ne pas utiliser le 49-3. Et le plus sage serait de retirer le projet de loi, suspendre les débats parlementaires et discuter enfin avec les organisations syndicales. Un simple coup de fil du premier ministre après plus de trois mois de conflit ne suffit pas. Pour certains observateurs, la discussion ne devrait porter que sur l’article 2 ( l’accord d’entreprise pouvant être moins favorable aux salariés que l’accord de branche). D’autres ajoutent, les articles sur les licenciements comme le 13 (2) et le 30. Trois ou quatre articles modifiés et la loi deviendrait une loi de gauche ? Rien n’est moins sûr. Prenons deux exemples : l’article 27bis, et l’article 52. Lire la suite…


  3. 1936-2016 : François Hollande trahit Léon Blum !

    Écrit le 27 mai 2016 par Éric Thouzeau

    Logo-A-gauche-pour-gagner1Je reproduis ici un communiqué de presse des militants socialistes de Loire-Atlantique d’« À gauche pour gagner 44 » (la Motion B du PS) en soutien au mouvement social pour le retrait de la loi El Khomri, et en soutien aux députés qui ont décidé de déposer une motion de censure de gauche.

    Il y a tout juste 80 ans, la gauche, unie, accédait au pouvoir et, dans la foulée, un puissant mouvement de grèves avec occupations se produisait, permettant d’obtenir de nombreux acquis sociaux. Parmi ces derniers, il y avait l’extension des conventions collectives qui a participé à fixer la hiérarchie des normes en matière de droit du travail. C’est justement ce que le projet de loi dite El Khomri (en réalité Valls-Macron) veut défaire en permettant la signature d’accords d’entreprise moins avantageux pour les salariés que la convention collective ou la loi, dans un contexte marqué par un chômage de masse ! Une telle attaque contre les droits des salariés ne faisait partie ni du programme de François Hollande en 2012, ni même de la motion majoritaire votée par le Parti Socialiste à son dernier Congrès, vieille d’un an seulement. Lire la suite…


  4. L’heure est encore aux propositions pas aux candidatures

    Écrit le 26 mai 2016 par Éric Thouzeau

    Photo Patrice MOREL

    Photo Patrice MOREL

    Le PCF 44 m’a invité à participer à une table-ronde dont le titre était « Vers un Front populaire du 21ème siècle ». C’était le 16 mai dernier à la fête des Nouvelles de Loire-Atlantique (le journal du PCF 44). Je développe ici un certain nombre d’éléments que j’ai abordés à cette occasion. L’heure est encore au débat, pas aux candidatures pour 2017.

    Les années 30 du 20ème siècle ont vu une crise majeure du capitalisme (krack boursier puis crises bancaires), des politiques déflationnistes entraînant ensuite un chômage massif, le tout dans un contexte de montée des fascismes. Dans ces années là, la gauche française (SFIO / PCF) est divisée tout comme le mouvement syndical (CGT / CGTU). La montée de l’extrême-droite pousse alors la gauche à une certaine forme d’unité. Ce sera facilité par la volte-face de Staline qui change d’orientation (d’une politique criminelle de dénonciation des sociaux-démocrates traités de sociaux-fascistes à une stratégie de Front populaire). Le 3 mai 1936, le « Front Populaire » remporte les élections. Le 11 mai la grève générale démarre. S’il y a un enseignement majeur de cette période, c’est bien que sans rassemblement, la gauche est impuissante, mais qu’il faut aussi que la mobilisation sociale soit au rendez-vous. Lire la suite…


  5. On lâche rien !

    Écrit le 25 mai 2016 par Éric Thouzeau

    On-lache-rien-2Le mouvement pour le retrait de la loi El Khomri dure, s’étend, cherche de nouvelles formes d’action : « On ne lâche rien » ! Le 26 mai, il faut répondre massivement à l’appel de l’intersyndicale pour cette nouvelle journée de grèves et de manifestations ( à Saint Nazaire, 10h rond-point Herbins, zone Auchan ; à Nantes, 15h RDV arrêt Haluchère tram1, départ face à Saunier Duval).

    Journées d’action, blocages et perspective d’une manifestation nationale le 14 juin vont permettre au mouvement de persister. Si cela est possible, c’est que cette lutte est soutenue par une grande majorité des salariés du pays. Mais ils sont aussi nombreux à dire : « On voudrait bien faire grève nous aussi, mais on n’a pas les moyens » (1). Les actions menées ont pour but de les convaincre que leur intérêt est de rentrer eux aussi dans l’action. Car l’action paie : les routiers ont obtenu d’être exclus de la loi El Khomri sur le paiement du temps de travail (et donc des heures supplémentaires). Tout comme avant eux, les intermittents avaient obtenu satisfaction en occupant les salles de spectacles, les théâtres. Le gouvernement est impopulaire, il est faible, il craint plus que tout une généralisation des grèves. Lire la suite…