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Poursuivre le mouvement et construire une alternative

Écrit le 19 janvier 2020 par Éric Thouzeau

Macron voulait vite en finir avec le mouvement social, c’est raté ! Il est minoritaire dans l’opinion. Son attaque contre les retraites des salariés, ce sera pour lui comme le sparadrap du capitaine Haddock, comme la loi El Khomri l’a été pour Hollande.

La grève et les manifestations contre la réforme à points de Macron constituent un  mouvement historique par sa durée, et par le maintien d’un soutien populaire majoritaire dans la durée. Et  c’est loin d’être fini ! Si des salarié.e.s en grève depuis plus de 40 jours décident d’une pause, c’est compréhensible. Ce n’est pas parce qu’ils sont abattus. Au contraire ! Ce mouvement va durer tout au long des mois à venir du fait des échéances : présentation du projet de loi au Conseil des ministres dès vendredi 24 janvier, puis débat parlementaire sur plusieurs semaines…

Rien n’est encore joué

Le président des riches met le pays en tension sociale permanente, les mouvements sociaux lui répondent sans interruption depuis plus d’un an : révolte des gilets jaunes, grèves et manifestations pour le retrait de la retraite à points, mobilisations dans les hôpitaux et contre la réforme du bac… Rien n’est encore joué : la multiplication des actions sur tout le territoire peut être propice à une relance des grèves, et à une explosion sociale toujours possible tant le rejet de Macron grandit.

Le besoin d’une alternative majoritaire

Dans les grèves et les manifestations, les discussions sont nombreuses sur la nécessité d’un débouché politique et l’impérieuse nécessité d’éviter un deuxième tour Macron-Le Pen en 2022.

Les élections municipales, dans deux mois, ne polarisent pas encore le débat politique, d’autant que les situations locales sont fort différentes d’une ville à l’autre. Mais partout, le rassemblement de la gauche et des écologistes est discuté. Il se réalise parfois, il est encore le plus souvent difficile et partiel. Certains rêvent toujours de devenir hégémoniques. Qui peut croire qu’après la faillite de la domination du PS sur la gauche, les électeurs de gauche seraient prêts majoritairement à rallier une nouvelle hégémonie ? L’éclatement est trop important à gauche pour que l’issue soit la victoire de l’un contre les autres. Que ce soit au Portugal ou en Espagne, les forces de gauche sont contraintes à l’alliance, sinon ce serait la droite (avec l’extrême-droite) qui gouvernerait. Il faut s’en inspirer.

Rassembler autour de réponses aux exigences sociales, écologiques et démocratiques

C’est ce rassemblement sur un programme de gauche pour lequel le réseau de la Gauche démocratique et sociale (GDS) milite. S’appuyer sur les forces vives du mouvement social et dégager les principales mesures d’urgence à prendre pour répondre aux exigences sociales, écologiques et démocratiques : voilà la tâche que les militant.e.s syndicaux, associatifs et politiques porteurs d’une volonté de transformation sociale doivent mettre à l’ordre du jour en ce début d’année 2020.


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