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Comment le parti de Jaurès a-t-il pu en arriver là ?

Écrit le 6 novembre 2017 par Éric Thouzeau

L’électorat de gauche a lourdement sanctionné le quinquennat de François Hollande. Plusieurs mois après, ceux qui  ont conduit les socialistes dans le mur sont toujours à la tête du PS. Face à cette situation, un appel de 1000 militants et sympathisants socialistes vient d’être lancé. Pour le signer : Reconstruire la gauche

L’électorat de gauche a lourdement sanctionné le quinquennat de François Hollande.

Plusieurs mois après, ceux qui ont mené les socialistes dans le mur sont toujours à la tête du Parti socialiste. Ils ont pour l’instant réussi à repousser le premier débat indispensable après une telle défaite : celui du bilan et de l’inventaire.

CICE, déchéance de nationalité, loi El Khomri : ces trois questions symbolisent à elles seules la dérive néo-libérale que les dirigeants socialistes actuels ont cautionnée. Ils ont tourné le dos à toute volonté de transformation en faveur de la majorité sociale : les salariés en activité, en formation, à la retraite ou privés d’emploi. Avec les politiques d’accompagnement du capitalisme financier menées, c’est l’an dernier qu’en France, le versement de dividendes a battu tous les records !

Comment le parti de Jaurès a-t-il pu en arriver là ? Nous devons tenter d’éviter le pire : la liquidation de l’héritage socialiste.

Refonder le socialisme de transformation sociale dont notre époque a besoin et construire la gauche de demain sont deux impératifs.

Le Labour party avec Jeremy Corbyn, et le PS portugais à la tête d’une majorité de toute la gauche montrent une autre voie que celle qui a été suivie ces dernières années en France. C’est celle que nous proposons d’emprunter.

Remettre le social au cœur du projet socialiste, en partant des difficultés que rencontrent au travail ou dans leur vie quotidienne la majorité des citoyens de notre pays ; Répartir les richesses d’abord dans un pays qui n’en a jamais produit autant ; Prendre la tête de l’urgente transition écologique pour sauver une planète de plus en plus menacée ; Poser les jalons d’une reconquête démocratique en Europe comme en France avec une VIème République favorisant l’intervention citoyenne ; voilà trois axes majeurs de réorientation.

Vite : un congrès politique de réorientation !

D’ores et déjà, au-delà des mots, il faut s’inscrire sans délai dans une opposition ferme et sans concession à la politique de droite du gouvernement Macron. Cela nécessite la participation active au mouvement social et la réaffirmation du nécessaire rassemblement de la gauche dans toute sa diversité.

Vite : un congrès pour la transformation sociale. Un congrès socialiste démocratique qui rejette enfin toutes les ambiguïtés des synthèses molles !

Un congrès ouvert à toutes celles et tous ceux, militants, sympathisants, associatifs, syndicalistes, élus, intellectuels … qui veulent tirer les bilans pour reconstruire.


Un commentaire »

  1. François MONDON dit :

    ma boussole dans ma réflexion politique a toujours été la défense du plus faible. Fut un temps ou l’ensemble de la gauche avait cette préoccupation. Mais avec le virage du pragmatisme de 1982 sous Miterrand, petit à petit, ce pragmatisme dans le PS l’a emporté sur la vocation première de la gauche que de la protection du plus faible.
    De même l’obséquiosité du PS par rapport aux grand lobies contre la protection de l’environnement.
    Un autre point: le désintérêt des territoires ruraux, laissant ainsi un boulevard à la droite et l’extreme droite dans ces territoires.
    Pour terminer au niveau local le sabordage du PS par son soutient au projet d’aéroport qui a pulvérisé de cette manière la gauche de la loire atlantique, en mettant en oppossition les territoires entre eux. La surprise a été de voir que beaucoup de nantais ne se reconnaissent pas dans cette logique de compétition.
    Pour terminer: le soutient comme valeur cardinale du principe de compétition entre les individus, entre sportifs, entre le territoires (exemple l’infantilisme de la compétition des métropoles etren elles). Le soutient à la candidature aux jeuèx olympique en est un exemple, dans lequel le sport symbolise l’argent et on la confrontation ludique et fraternelle de l’activité sportive.
    Ce pragmatisme, qui est en réalité le postulat du libéralisme, a été un véritable toxique pour le PS.
    Benoit Hamon, même si son score a été décevant, a sauvé l’honneur moral d’une partie du PS. C’est avec mal au coeur que je n’ai pas voté pour lui au premier tour, car restant au PS tel qu’il est, il s’enlevait une crédibilité face à ces fameux éléphants du PS qui se sont transformés en mammouths qui ont disparus à la fin de l’age glacière.
    Malgrès nos différences d’analyse stratégique, je suis heureux que tu te préoccupes encore de la gauche généreuse, la vraie gauche.

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