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Crise politique et mouvement social

Écrit le 2 décembre 2020 par Éric Thouzeau

La puissance des marches pour les libertés a déclenché une crise politique au sommet de l’Etat. Macron et sa bande savent que les centaines de milliers de manifestants ne se satisferont pas d’une réécriture d’un article car c’est le retrait de la loi Sécurité globale qui est exigé.

Notre pays a vécu la moitié de ces cinq dernières années sous différents états d’urgence, c’est-à-dire sous dérogations au droit commun. Les restrictions aux libertés sont devenues courantes, et font de la France le premier pays sécuritaire de l’Union européenne. La violence sociale du macronisme (priorité donnée aux riches et aux grandes entreprises) explique l’usage de la violence policière pour casser les mouvements sociaux. Les Gilets jaunes en ont été largement victimes.

Macron mène une guerre sociale

Il n’est pas question d’attendre 2022 pour mettre en échec la politique macroniste : Lemaire veut toujours « réformer » les retraites, Blanquer mettre en concurrence les écoles et collèges d’éducation prioritaire, mettre au pas les universités et contrôler ce qui y est enseigné. Si les facs restent fermées, serait-ce parce que le pouvoir a peur d’une explosion dans la jeunesse, particulièrement touchée par la crise ?

Le gouvernement laisse les grandes entreprises se restructurer et licencier : 784 plans de licenciements, la Covid a bon dos ! La pauvreté se développe, huit millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire pour vivre. Refus des licenciements, hausse des minima sociaux et des salaires, sont des exigences d’une brûlante actualité.

Débattre et mobiliser avec le social au cœur

Si l’ensemble des formations de la gauche et de l’écologie ont su se retrouver sur le terrain des libertés, elles tardent à se rassembler pour offrir des perspectives au mouvement social. Certes Jean-Luc Mélenchon propose de discuter de son programme, Olivier Faure souhaite une primaire des idées, Yannick Jadot annonce qu’il fera des propositions en janvier. Nous participerons à tous les débats qui seront proposés à gauche. Ces débats seront utiles s’ils sont menés avec la volonté de travailler aux convergences et non d’exacerber les différences.

Construire des réponses communes aux urgences de l’heure (sanitaires, sociales, écologiques et démocratiques) en se liant aux mobilisations sociales, c’est la seule possibilité pour construire une réelle alternative à Macron-Le Pen. Ce sont ces priorités que la Gauche démocratique et sociale (GDS)  veut mettre au cœur de la préparation d’une « convention pour l’unité » au premier trimestre 2021.

Si seuls les adhérent.e.s de GDS pourront participer aux votes (*), cette convention sera ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudront participer au débat. Si vous souhaitez être associé, il suffit de renvoyer vos coordonnées à l’adresse mail contact@gds-ds.org en précisant « convention 2021 ».

(*) Il est possible d’adhérer en ligne à GDS (http://www.gds-ds.org/adherer/) ou en écrivant à GDS (1223 route d’Auzas, 30140 Saint Jean Du Pin). Pour pouvoir voter, il faudra avoir adhéré avant le 31 décembre 2020 (40 euros/an minimum).


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