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Intervention au rassemblement de soutien au peuple grec

Écrit le 1 juillet 2015 par Éric Thouzeau

E.T Grèce 30 juin 2015Yanis Varoufakis, ministre grec de l’économie, a raison quand il déclare : « nos assaillants ne sont plus les chars d’assaut, comme en 1967, mais les banques ». Face à ce que l’on peut appeler un « coup d’état financier », il fallait réagir vite. C’est ce que nous avons fait à Nantes avec le comité unitaire de soutien au peuple grec.en organisant en 48h un premier rassemblement et un appel de responsables de différentes formations de gauche.Plus de 400 personnes se sont rassemblés place Royale. Je reproduis ci-dessous l’intervention que j’ai faite à ce rassemblement.

Quel que soit ce que l’on pense des origines de la dette grecque (pour ma part je partage l’analyse présentée au Parlement grec par le comité d’audit de la dette), nous devons tous constater que les mesures d’austérité imposées au peuple grec depuis plusieurs années ont entraîné une véritable catastrophe humanitaire dans ce pays (explosion du chômage, baisse drastique des salaires et des pensions, crise sanitaire due aux coupes sombres dans le domaine de la santé,…).

La question est simple aujourd’hui : les grecs doivent-ils être condamnés à l’austérité à perpétuité sans même aucun espoir de restructuration de cette dette ? C’est Patrick Artus, le chef économiste de Natixis peu suspect de sympathies pour Syriza, qui n’hésite pas à déclarer : « Aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable« (Le Monde du 1er juillet).

Au-delà du cas grec, ce qui est en jeu, c’est tout simplement l’avenir même du projet européen. Sur deux dossiers importants, l’Union européenne montre son incapacité, que ce soit sur la question des migrants, ou sur la question grecque pour un pays dont le PIB est inférieur à 3% du PIB total de l’Union européenne. La question est politique et en aucun cas strictement économique.

Et plus fondamentalement, ce qui est posé c’est la question de la démocratie. Dès l’annonce du référendum, l’Eurogroupe a rompu les négociations. Est-ce que le  gouvernement légitime de la Grèce doit être renversé parce qu’il a osé décider de consulter son peuple par référendum ? Les peuples n’auraient-ils pas leur mot à dire sur des décisions qui les concernent directement ? Ca jamais je ne pourrai l’accepter ! Il en va tout simplement de la possibilité ou non d’un projet progressiste émancipateur en Europe. Oui, nous nous battons pour une Europe progressiste pas celle de la finance !


Manifestation de soutien au peuple grec par OuestFranceFR


5 Comments »

  1. Alain GUILLOU dit :

    OXI !

    Aux troïkas de tyrans habiles
    Dont la ruse, en plein cœur nous pique
    Palestiniens Grecs ou Kabyles
    Tous ensemble il faut qu’on réplique

    Quand en plein cœur Troïka te pique
    Prends ton crayon indélébile …
    Et dessine la juste réplique
    En réveillant l’esprit critique !

    …Réveille-toi Ô pâtre grec
    Et dessine-moi un mouton
    Un mouton noir qui dise NON !
    Comme l’oiseau dans l’arbre sec…

    Un mouton noir qui dise non
    Puisque le geai bleu crie OXI
    Que ton peuple fier vote ainsi !

    ***

    (*) le geai bleu, comme symbole de résilience)

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