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Jean Guillet (1925-2012) : Droiture et sincérité

Écrit le 19 avril 2012 par Éric Thouzeau

Cet hommage à Jean Guillet, je l’ai écrit (en accord avec Yvonne, sa femme, et  sa fille Annie) pour parution dans le numéro d’avril d’Ensemble le journal de la fédération du Parti socialiste de Loire-Atlantique. A la fin des années 70, le tout jeune cheminot que j’étais (et encore peu expérimenté syndicalement) a été tout de suite frappé par la forte personnalité de Jean Guillet,  une figure du syndicalisme cheminot nantais.

Jean Guillet militant syndical cheminot et militant socialiste vient de mourir. Il allait avoir 87 ans. Né à La Roche sur Yon, il entre à la SNCF en 1943 au dépôt vendéen (service du Matériel : entretien des locomotives). Il s’installe à Nantes dans le quartier cheminot du Vieux-Doulon en 1962. Militant formé à la JOC (1938-1947), il est logiquement militant CFTC, puis CFDT après la déconfessionnalisation opérée en 1964 par la majorité de la CFTC d’alors. Représentant syndical au dépôt de Nantes-Blottereau (1948-1961), il assume les fonctions de secrétaire du secteur régional CFDT des cheminots de 1967 à 1972.

Jean a toujours cru à l’action collective. Il est par exemple dès 1951 parmi les fondateurs de la coopérative vendéenne du logement à l’origine du premier chantier Castor. Homme de gauche, attaché aux combats de la classe ouvrière, il adhère formellement au Parti socialiste aux débuts des années 80. C’est la suite logique de son engagement syndical, mais aussi de son activité depuis de nombreuses années , en compagnie de sa femme Yvonne,  avec les socialistes du 9ème canton de Nantes : diffusion de tracts dans les boîtes aux lettres, tenues de bureaux de vote…Se déplaçant plus difficilement ces dernières années, il n’en a pas moins continué à prendre sa part d’activité. Il avait tenu lors de la campagne des primaires à tracter dans son quartier en faveur  de la candidature qu’il soutenait.

Jean se voulait humble parmi les humbles, au service des autres. Il était ces militants qui ne demandent  jamais rien pour eux-mêmes. Grand lecteur de journaux et revues (Le Monde, Alternatives économiques, Nouvel Obs,..), Jean était aussi un de ces « intellectuels ouvriers » que le mouvement ouvrier peut s’honorer d’avoir formé. Jean restera un modèle de droiture et de sincérité dans l’engagement militant. Merci à toi, Jean !


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