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Justice pour Steve ! Castaner démission !

Écrit le 30 juillet 2019 par Éric Thouzeau

Je reproduis ici un communiqué de la Gauche démocratique et sociale (GDS44).

Le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé hier et formellement identifié ce matin. Nous pensons à la famille et aux proches du jeune homme.

Le parquet de Nantes a immédiatement ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire. Il s’agit là d’une première reconnaissance qui devra en appeler d’autres. Toute la lumière doit être faite sur les circonstances qui ont conduit à la mort tragique d’un homme qui, alors qu’il dansait le soir de la Fête de la musique, a été victime d’une charge de police brutale, est tombé dans la Loire et dont le corps n’a été retrouvé que trente-neuf jours plus tard. Les responsables doivent être sanctionnés.

Par la voix du Premier ministre, nous apprenons que le rapport de l’IGPN n’établit aucun lien entre l’intervention de la police et la disparition du jeune homme. Mais que cherche la police ? Que cherche le gouvernement ? Un homme est mort. Quinze jeunes sont tombés dans la Loire. Les policiers ont chargé.

Témoignages et vidéos rendent compte de la violence déployée. Notre pays s’est enfoncé dans une spirale dont il faut absolument nous sortir. L’escalade de la violence dite « légitime », l’augmentation de blessés lors des manifestations, l’impunité policière, le refus de reconnaître les bavures : nous ne pouvons regarder impuissants le nombre de mutilés augmenter. Il faut urgemment refermer la période dramatique que nous vivons, qui prend, pour partie, racine dans l’instauration de l’état d’urgence en 2015. Il faut modifier en profondeur la doctrine de maintien de l’ordre en France. Cela ne se fera pas avec celui qui a, au mieux, laissé faire, au pire, encouragé les forces de l’ordre. C’est pourquoi nous demandons d’abord la démission de Christophe Castaner puis l’ouverture d’états généraux du maintien de l’ordre, qui devront réunir tout le monde, et, en premier lieux ceux que le pouvoir n’écoutent pas : associations luttant pour les droits de l’homme, citoyens éborgnés, syndicats de police critiques, avocats.

Ce n’est pas en interdisant les manifestations militantes, sportives ou festives, en rognant sur nos libertés, dont celle de danser, que nous pourrons vivre dans une société où on ne craint plus la police. C’est à cela, et uniquement à cela, que devrait s’atteler le Premier ministre, pas à faire porter à d’autres les responsabilités évidentes d’un gouvernement de plus en plus cynique et brutal.


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