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Ni Macron, ni Le Pen !

Écrit le 22 mai 2019 par Éric Thouzeau

Ce n’est plus à démontrer, tant les exemples sont nombreux : la politique de Macron est néfaste pour les salariés, qu’ils soient en activité, à la retraite ou privés d’emploi. C’est le cas pour la Sécu. Jusqu’à présent quand l’Etat décidait une baisse de cotisations sociales, il devait (même avec retard)  la compenser. C’en est fini de cette règle : les 2,5 milliards d’exonération sur les heures supplémentaires décidées par Macron seront à la charge de la sécu !

Une politique néfaste

Cette politique est également néfaste pour les libertés. Il y a bien sûr la répression des manifs de Gilets Jaunes, mais aussi des aspects moins connus : le gouvernement a lancé une procédure accélérée pour un projet de loi liberticide sur la distribution de la presse. Il s’agit ni plus ni moins que de mettre fin à l’égalité de traitement des titres qui permet à chacun d’eux d’être présents sur tout le territoire.

La droite pro-Macron essaie d’installer en France un faux duel entre progressisme et nationalisme. Le projet de Macron pour l’Europe c’est une aggravation du caractère libéral de l’Union européenne. Quant à Le Pen, c’est le repli identitaire et xénophobe. Les travailleurs n’ont rien à gagner avec l’un ou l’autre. Les élections Européennes auraient pu être l’occasion de sanctionner Macron et toutes les composantes de la droite (LREM, LR, RN). Malheureusement la dispersion de la gauche ne va pas le permettre. Comme lors des dernières européennes (2014), l’extrême-droite risque d’être en tête le 26 mai au soir. De nombreux électeurs que la gauche sait mobiliser quand elle est rassemblée, resteront chez eux ce jour là.

Un sursaut à gauche nécessaire

Plus que jamais pour récréer une alternative majoritaire, il faut que la gauche se parle et mette en avant un projet émancipateur.  Ce projet doit s’appuyer sur le meilleur de l’histoire de la gauche, la question sociale, tout en intégrant la question environnementale. La triple urgence sociale, écologique et démocratique : voilà autour de quoi  l’unité à gauche doit se reconstruire. Le rassemblement des différentes formations de gauche n’est pas suffisant, mais il est nécessaire pour qu’une dynamique se recrée à gauche. On peut dépasser les partis, mais on ne peut s’en passer. Ce rassemblement doit se faire sans hégémonie de quiconque, mais dans le respect de chacun, à savoir les divers regroupements politiques tout comme les différentes forces associatives et syndicales.

« La Gauche est en mauvais état, un sursaut est nécessaire ». C’est le lucide constat fait par un collectif de syndicalistes, d’élus, de militants politiques et d’intellectuels dans une tribune (*) paru cette semaine. Plusieurs militant.e.s du réseau de  la Gauche démocratique et sociale (GDS) en sont signataires. « Nos luttes méritent de trouver une issue politique…Retrouvons-nous vite en juin pour entamer ce processus de reconstruction » peut-on lire très justement dans ce texte.

Voter à gauche le 26 mai et se retrouver dès le lendemain au plan local comme au plan national ! Oui il y a urgence à se rencontrer, à agir ensemble et à travailler aux convergences unitaires.

(*) Gauche : un sursaut nécessaire


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