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Catégorie : Actualité

  1. Socialistes contre l’austérité

    Écrit le 15 mai 2014 par Éric Thouzeau

    Socialistescontre austérité(3)A Nantes, à l’occasion de la manifestation intersyndicale des salariés de la fonction publique qui a réuni 3 000 fonctionnaires, des militants socialistes se sont réunis autour d’une banderole « Socialistes contre l’austérité ».

    Un tract expliquant le sens de notre présence a été distribué. Je le reproduis ci-dessous. Ce tract rappelait également la rencontre nationale des « Socialistes contre l’austérité » organisée les 20, 21 et 22 juin, à Bellerive-sur-Allier (03), et qui réunira de nombreux responsables socialistes et de toute la gauche.

    Militants ou sympathisants socialistes, nous avons fait campagne en 2012 sur la base d’une promesse de changement, de justice sociale et de progrès.

    Nous voulons la réussite de la gauche au pouvoir, condition nécessaire pour la justice sociale. Mais, malgré la défaite historique des municipales, des décisions économiques allant dans le sens d’une politique d’austérité ont été prises par le gouvernement et approuvées par une majorité de députés. Nous lançons un cri d’alarme : la gauche ne réussira que si elle démontre qu’elle met en place une autre politique que celle de la droite. Lire la suite…


  2. Réforme territoriale : quelles ambitions pour les territoires ?

    Écrit le 13 mai 2014 par Éric Thouzeau

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    Session extraordinaire du Conseil régional sur la réforme territoriale le mardi 13 mai 2014

    En cette période de réflexion et de débat autour de la réforme territoriale, je vous propose le point de vue de ma collègue Carine Ménage, Conseillère régionale des Pays de la Loire et Adjointe au Maire de La Flèche, sur ce que vivent les élus locaux.

    Réforme territoriale : quelles ambitions pour les territoires ?

    Petit à petit, nos institutions locales se mettent en place. Instances communales, intercommunales, pays, représentations dans divers organismes, associations, syndicats… Les nouveaux élus découvrent l’ampleur des compétences qu’ils vont devoir exercer, les plus anciens constatent qu’au fil du temps la charge s’est alourdie.

    Loin, très loin au-dessus, se décide, de manière manifestement hésitante, l’avenir des échelons « supérieurs » : Départements et Régions. Et dans cette période de transition au sein des exécutifs locaux, les incertitudes qui s’accumulent, ne serait-ce qu’en termes de calendrier, sont un frein réel à l’action publique, alors que plus que jamais il n’y a pas une minute à perdre pour que chacun, selon ses mandats, contribue au dynamisme économique et à la justice sociale du territoire dont il a la charge.

    Peu importe finalement que les élections départementales et régionales aient lieu en 2015 ou 2016. Quoiqu’il ne serait pas inintéressant de connaître rapidement l’avis du Conseil Constitutionnel sur la question. Mais en attendant ?

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  3. Des territoires pour organiser l’action publique

    Écrit le 10 mai 2014 par Éric Thouzeau

    reformeterritorialeManuel Valls entend mener une réforme territoriale « à la hussarde », alors que l’on a assisté à un piétinement sur cette question pendant deux ans excepté l’adoption du statut des métropoles et le rétablissement de la compétence générale…que la réforme actuelle supprime à nouveau ! Il est vrai que chaque association d’élus (Association des départements de France et Associations des régions de France notamment) a exprimé des positions souvent contradictoires, le Parti socialiste étant incapable de mettre d’accord ses grands élus qui dirigent ces deux grandes associations.

    La baisse des dotations de l’État

    Ce débat est important, car il concerne l’action publique sur les territoires et la présence de services publics de proximité. Cependant il ne doit pas cacher l’essentiel de ce qui est prévu par le plan d’austérité de Manuel Valls : la baisse de 11 milliards des dotations de l’Etat aux collectivités locales. 11 milliards sur les 50 milliards de baisse des dépenses publiques du plan Valls, bien que la dette des collectivités  représente moins de 10 % de la dette publique totale (il faut savoir que de par la loi, le budget de fonctionnement des collectivités locales doit être en équilibre). Le budget des collectivités locales représente aujourd’hui 250 milliards d’euros. Lire la suite…


  4. L’austérité est une erreur

    Écrit le 22 avril 2014 par Éric Thouzeau

    ces-manif140404-source-ces_180_thumbAucune bonne leçon n’a décidément été tirée par le Président de la République de la défaite des municipales : après la nomination de Manuel Valls comme premier ministre, celui qui n’avait fait que 5 % aux primaires et qui représente à gauche ce qu’il y a de plus à droite, c’est maintenant l’annonce d’un plan d’austérité qui n’a rien à envier à celui de Fillon en 2011, et que le Parti Socialiste avait alors, à juste titre, combattu. (Voir le communiqué du PS de novembre 2011).

    Poursuite du gel du point d’indice des fonctionnaires (*), blocage des retraites et des prestations sociales, ou encore report de la revalorisation du RSA prévue dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté… Autant de mesures que la gauche a toujours combattues, autant de mesures qu’il nous faut aujourd’hui refuser !

    L’austérité prônée par Valls touche le cœur du salariat, tous ceux qui ne vivent que de leurs salaires directs ou de la part socialisée des salaires (salariés en activité, en retraite ou privés d’emploi). Cette austérité budgétaire va de nouveau ralentir sensiblement l’activité économique avec une diminution de la croissance, pourtant déjà bien faible (**). Les 30 milliards accordés au patronat, sans contreparties et sans distinguer les petites des grosses entreprises, ne serviront à pas grand-chose… Sinon à augmenter les dividendes des actionnaires ! En l’absence de demande, les entreprises n’ont guère de raison d’embaucher ni même d’investir. Lire la suite…


  5. Pour un parti socialiste libre

    Écrit le 14 avril 2014 par Éric Thouzeau

    maintenant-la-gauche-ot-300x150Je reproduis ci-dessous un communiqué national de la motion 3 du PS (Maintenant la Gauche, le social au coeur). Après la défaite des municipales, le Parti socialiste doit se poser la question de son rôle : ou parti « godillot » ou un parti capable d’exprimer son propre point de vue et infléchir la politique de François Hollande dans le sens exprimé par les électeurs de gauche ?

    Le premier secrétaire du Parti socialiste élu par les militants lors du congrès de Toulouse, Harlem Désir, vient de rejoindre l’équipe gouvernementale de Manuel Valls. La presse annonçait avant même sa nomination le nom de son remplaçant à la tête du PS : Jean-Christophe Cambadélis, choix qui n’aurait plus qu’à être ratifié par le Conseil national du 15 avril.

    Cette méthode est inacceptable pour tous les militants attachés au fonctionnement démocratique du PS. Le CN devait permettre de faire un bilan lucide de la défaite et mettre en mouvement le Parti pour des élections européennes cruciales pour l’avenir de notre pays. Au lieu de cela, convoqué en semaine, il risque de se résumer à un chamboule-tout interne autour d’une pré-désignation alors que le choix d’un premier secrétaire relève d’un vote de l’ensemble des adhérents du PS.

    Nous proposons une autre méthode : la mise en place immédiate d’une direction collégiale temporaire chargée d’organiser la campagne européenne. A l’issue de celle-ci, la direction collégiale redonnera rapidement la parole aux militants en les appelant à élire leur nouveau premier secrétaire. En effet, seuls les adhérents du Parti sont légitimes pour désigner leurs représentants dans les instances nationales et choisir l’orientation politique de notre mouvement.

    Après avoir entamé l’analyse de la défaite des municipales, il reviendra au CN du PS de définir mardi prochain une méthode et un calendrier pour le faire.

    Le PS appartient à ses militants qui ne sauraient être pris en otage dans des jeux d’appareils qui finissent par les décourager et nous affaiblir collectivement. La gravité de la situation politique appelle un premier secrétaire de plein exercice. Les socialistes ont besoin d’un parti fort et autonome, un parti qui reprenne toute sa place dans le débat public, pilier de la majorité pour faire réussir la gauche au pouvoir.

    Emmanuel Maurel, Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj,  Julien Dray, Anne Ferreira, Marianne Louis, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas