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Catégorie : Actualité

  1. Déchéance : c’est non. Primaires : c’est oui !

    Écrit le 13 janvier 2016 par Éric Thouzeau

    Drapeau PSJe reproduis ci-dessous un texte émanant de militants et élus socialistes de Loire-Atlantique à propos de la déchéance de nationalité et des primaires de la gauche.

    Chacun le sait, la déchéance de nationalité n’est d’aucune efficacité pour lutter contre le terrorisme et protéger nos concitoyens. En 2010, le Parti socialiste a rappelé les raisons de notre opposition à cette mesure contraire à nos traditions républicaines, car elle crée une rupture dans la citoyenneté française. Nous nous y opposons toujours et appelons nos parlementaires à voter contre une telle mesure.

    Sur ce sujet comme sur certaines questions économiques et sociales, la politique gouvernementale divise trop souvent la gauche. A l’approche des élections de 2017, il est urgent de rouvrir le débat sur le projet qui peut être commun aux différentes sensibilités de la gauche et de l’écologie. Lire la suite…


  2. Code du travail, Déchéance, Primaires… on ne lâchera rien !

    Écrit le 12 janvier 2016 par Éric Thouzeau

    Primaires à gauchePlus que jamais, en ce début d’année 2016, ne rien lâcher ! Face au patronat, sur les valeurs du socialisme, sur l’indispensable unité de la gauche !

    Un patronat qui provoque
    Le patronat engage une nouvelle offensive. Pour pouvoir embaucher, il réclame de nouvelles exonérations de cotisations sociales, un assouplissement des licenciements et du contrat de travail, un contrat qu’il souhaite « agile ». Face à cette nouvelle provocation, Jean-Claude Mailly (CGT-FO) a raison de parler de « contrat de travail fragile », Philippe Martinez (CGT) de déclarer que « cela n’est pas en facilitant le licenciement que l’on va créer de l’emploi », et Laurent Berger (CFDT) de se demander : « les 41 milliards d’euros d’aides aux entreprises (…) qu’en ont-ils fait » ? Le gouvernement aurait bien tort de faire de nouvelles concessions au patronat. Plus que jamais, les militants de gauche doivent être aux côtés des salariés pour défendre le Code du travail et lutter contre les politiques d’austérité (en particulier lors de la mobilisation intersyndicale de la fonction publique du 26 janvier), mais aussi aux côtés des salariés de Goodyear condamnés à de la prison ferme pour avoir séquestré deux dirigeants ; totalement scandaleux et intolérable ! Lire la suite…


  3. Il est encore temps d’abandonner cette idée

    Écrit le 8 janvier 2016 par Éric Thouzeau

    Ces-socialistes-qui-s-opposent-ouvertement-a-la-decheance-de-nationaliteLa déchéance de la nationalité, avancée par Sarkozy en 2008-2010, a été justement combattue par le Parti socialiste. Il n’y a rien à ajouter aux déclarations de l’époque. Dans l’article précédent de mon blog, j’ai expliqué le rejet de cette mesure par une très grande majorité de socialistes aujourd’hui…mais aussi l’entêtement de François Hollande et Manuel Valls. Etant donné les ravages que cela cause à gauche, le bon sens voudrait que cela soit au plus vite abandonné de même que toute idée de modifier la Constitution. Je reprends ci-dessous une partie d’un argumentaire élaboré par mon ami Jean-Jacques Chavigné pour la lettre de la fédération du PS 80.

    L’idée d’avoir à changer la Constitution pour pouvoir combattre Daesh et le terrorisme en France m’étonne. Je ne sous-estime pas les terroristes mais il me semble que le droit commun, le droit pénal français est amplement suffisant pour faire face à ce type de menace. La déchéance de la nationalité pour les binationaux, affirme Manuel Valls, ne serait qu’un symbole. Certes, tout le monde est d’accord pour reconnaître que cela n’entraverait en rien l’action de terroristes. Il s’agit donc bien, avant tout, d’un symbole. Mais de quel symbole s’agit-il ? Lire la suite…


  4. Une année cruciale pour refonder la gauche

    Écrit le 6 janvier 2016 par Éric Thouzeau

    jaures_rougeUrgence économique et sociale : ces mots employés par François Hollande dans ses vœux sonnent juste. Malheureusement, le contenu des mesures avancées n’est pas à la hauteur de l’ampleur du chômage. Formation des chômeurs, développement de l’apprentissage : qui peut croire que cela relancera l’activité dans le pays, alors que ce qu’il manque aux entreprises, c’est de la demande ? Les salaires restent bloqués et les aides de l’Etat aux collectivités sont toujours en baisse. Or l’investissement public est plus que jamais décisif (par exemple pour tous les secteurs liés à la transition énergétique). Janvier verra des mobilisations sociales unitaires se développer sur le sujet.

    L’obstination de François Hollande et de Manuel Valls à inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution est éclairante : ils veulent donner des signes à la droite en imaginant que cela élargirait leur assise électorale. Cela les éloigne encore un peu plus de la gauche militante, celle sans laquelle la gauche ne gagne pas de combat électoral. Sur cette question de la déchéance de la nationalité : pour moi, comme pour la majorité des responsables socialistes de Loire-Atlantique, c’est NON. Que ce soit pour les binationaux (différence de traitement entre les français), ou pour tous (ce qui créerait des apatrides, ce qui est heureusement contraire à la Déclaration des droits de l’Homme). Et c’est,pour moi, également NON à un projet de loi qui intégrerait la plupart des mesures de l’état d’urgence dans le code pénal (*). Pour lutter efficacement contre le terrorisme, il faut des effectifs supplémentaires dans la police, la justice, le renseignement…pas la banalisation de mesures d’exception. La gauche n’a pas à perdre son identité dans un quelconque virage sécuritaire ! Il y en a assez de cette mode de la triangulation, qui consiste à aller chercher des mesures dans le programme de la droite et de l’extrême-droite et ainsi déboussoler son camp. Lire la suite…


  5. COP 21 : Eléments de bilan

    Écrit le 16 décembre 2015 par Éric Thouzeau

    COP21-670x350L’accord de Paris sur le climat a été salué comme un grand succès. Diplomatique ? Certainement. Réussir à ce que les représentants de 195 pays approuvent un même texte n’était pas gagné d’avance. L’absence d’accord aurait été ressentie comme un terrible échec. L’accord témoigne d’une prise de conscience planétaire des enjeux environnementaux, et c’est une très bonne chose.

    Les travaux du GIEC montrent qu’il ne faut plus attendre pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Se donner comme objectif une limitation de la hausse des températures à moins de 2°C, et si possible à 1,5°C comme le note l’accord de Paris, c’est positif. Pour cela, les émissions de gaz à effet de serre (GES) devront être nulles à l’horizon 2100. Cela nécessite que, d’ici 2050, ces émissions soient divisées par quatre. Mais de cela, il n’est pas question dans l’accord de Paris. Tout au plus parle-t-on de « plafonnement des émissions dans les plus brefs délais », et seulement à partir de 2050 de réductions. Ce qui est certain, c’est que les engagements annoncés par les différents pays sont pour l’instant insuffisants pour limiter la hausse des températures en dessous de 3°C. Lire la suite…