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Mot-clef : décroissance

  1. Croissance ou décroissance ? Ce n’est pas la question !

    Écrit le 16 septembre 2019 par Éric Thouzeau

    Pour le numéro de septembre de Démocratie&Socialisme, la revue nationale de la Gauche démocratique et sociale (GDS), j’ai écrit un article dans le cadre d’un dossier « Revenir aux fondamentaux ». Je le reproduis ici : « Croissance ou décroissance : ce n’est pas la question ! ».

    Si l’écologie suppose de faire décroître les activités polluantes, nécessite-t-elle une décroissance globale ? Pour justifier une telle approche, certains écologistes mettent en avant une argumentation qui paraît de bon sens : une croissance infinie dans un monde fini est impossible. Le mathématicien Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) est la principale référence scientifique des théoriciens de la décroissance.

    Pour Yves Cochet, ancien député européen EELV : « On n’a pas à choisir si l’on est pour ou contre la décroissance, elle est inéluctable, elle arrivera qu’on le veuille ou non ». Serge Latouche, un des penseurs de la décroissance, a avancé l’idée de revenir « à une production matérielle équivalente à celle des années 1960-1970 »1. Pourquoi à cette date ? Une date valable pour tous les pays de la planète ? Lire la suite…


  2. L’impasse de la décroissance

    Écrit le 22 juillet 2013 par Éric Thouzeau

    croissanceDébut juillet, j’ai participé à un débat organisé par des amis sur le thème : « Planète en danger : la croissance est-elle raisonnable ? ». Cela m’a amené à me pencher un peu sur ce concept de décroissance qui, je l’avoue bien volontiers, ne m’est pas très familier. Alors que le contient européen s’enfonce dans la récession, que le chômage explose, et que la politique libérale prônée par la Commission européenne et les conservateurs allemands empêche la relance de l’économie, je suis encore plus convaincu après ce débat que la  réponse par la décroissance est une impasse. Pour autant, il n’est pas inintéressant de chercher à répondre à de vraies interrogations que pose la croissance « capitaliste ».

    Quand on parle de croissance, on parle de croissance du PIB. Le Produit intérieur brut mesure les valeurs de l’ensemble des biens et services produits sur un territoire. Notons que le PIB ne prend pas en compte seulement la production de biens (matériels ou immatériels) mais aussi les services, aussi bien les services marchands (services payants : coiffeurs, services aux entreprises..) que les non-marchands (rendus par des administrations ou des associations sans but lucratif).

    Si les mots ont un sens, la décroissance c’est donc  la décroissance du PIB. Une question peut être posée aux partisans de la décroissance : décroître jusqu’où ? Serge Latouche, un des penseurs actuels de la décroissance, a avancé l’idée de revenir « à une production matérielle équivalente à celle des années 60-70 » (1). Pourquoi à cette date ? Une date valable pour tous les pays de la planète ?

    La décroissance du PIB, malheureusement nous la connaissons actuellement. Notre pays, comme tous les pays de la zone euro, est en récession : la croissance est négative, il y a bien décroissance du PIB. Est-ce une bonne chose pour les peuples ? Si l’on pense, comme les tenants de la décroissance, que la croissance est la source de tous les maux, on pourrait croire que le ralentissement de l’économie est une bonne nouvelle. Or c’est le chômage et la pauvreté qui se développent ! Lire la suite…