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Austérité : stop ou encore ?

Écrit le 4 avril 2013 par Éric Thouzeau

Logo-MaintenantLaGauche-coulComment sortir de la crise ? Comment desserrer l’étau qui pèse sur les salariés ? Le redressement en France peut-il encore supporter plus longtemps les critères de l’austérité ? Comment lutter contre l’austérité européenne sans affronter Mme Merkel  et les conservateurs de la CDU ? C’est pour débattre de toutes ces questions que la gauche du Parti socialiste, le courant « Maintenant la gauche », organise une réunion-débat le mercredi 10 avril à 20h salle Jules Vallès de la médiathèque de Nantes sur le thème « Austérité, stop ou encore ? » en présence d’Emmanuel Maurel, membre du Bureau national du PS.

Des millions de citoyens se posent ces questions avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, aucune embellie économique n’apparaît envisageable à court terme. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.

Les aveux de Jérôme Cahuzac sont à cet égard édifiants. Les militants socialistes qui mènent les campagnes, font du porte-à-porte et distribuent des tracts sur les marchés ont de quoi être révoltés. Non seulement un des responsables du PS a fraudé, mais c’est celui là-même qui expliquait la nécessité de tous se serrer la ceinture et qu’il n’est pas possible d’augmenter les salaires. C’est aussi lui qui avait déclaré que la « grande réforme fiscale » tant attendue a déjà été faite ! Le Parti socialiste se doit de réagir. Il doit faire en sorte que plus de salariés en activité, d’employés, d’ouvriers, de syndicalistes ou de responsables associatifs accèdent à des responsabilités au sein de ses instances. Il faut enfin admettre que dans notre pays qui est un pays riche, certains ont beaucoup d’argent, et qu’ils ne contribuent pas suffisamment, comparativement à leurs revenus, au financement du pays. Si le capitalisme financier continue à prospérer, c’est que certains sont directement  intéressés à ce qu’un tel système se perpétue. Pendant ce temps-là la misère et le chômage progressent. Assez ! Ce sont près de 50 milliards d’euros qui échappent chaque année aux caisses de l’Etat. Luttons d’abord efficacement contre la fraude fiscale avant de commencer à envisager de s’en prendre aux retraités ou aux futurs retraités !


4 Comments »

  1. Bertu dit :

    Bonsoir Eric
    Je serai présent le 10 Avril
    Cordialement

  2. Alain GUILLOU dit :

    Ou bien on partage les dogmes qui conduisent à se soumettre au capitalisme financier, et que proclament en coeur Hollande, Cahusac, Moscovici et la majorité de la direction nationale du PS, ou bien on quitte le PS et l’on rallie, en tant que socialiste héritier des grandes figures du socialisme, l’une des composantes du Front de Gauche nécessaire à « la réussite de la Gauche », car le mode d’initiation de ce front permet son élargissement sans soumission à tel parti ni à tel tribun qui l’animent.
    J’attends que les paroles socialistes trouvent une mise en forme politique assez distincte de « Solférino » pour redevenir « crédibles » et correspondre à des vrais engagements politiques….Pour lors, j’estime que rien n’est initié par aucun membre du PS pour couper l’herbe sous les pieds du pire qui arrive au pas de l’oie marine…

  3. Julie dit :

    Une politique d’austérité vise principalement à relancer l’économie. Si on veut sortir de la crise, il faut maintenir cette politique. Pourquoi ne pas faire un peu d’efforts pour ensuite pérenniser?

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