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Exigeons la libération de Louisa Hanoune

Écrit le 2 décembre 2019 par Éric Thouzeau

La secrétaire générale du Parti des travailleurs algériens est emprisonnée depuis le mois de mai. Un rassemblement a eu lieu le 2 décembre devant le consulat d’Algérie à Nantes. J’y ai pris la parole au nom de la Gauche démocratique et sociale (GDS44).

A force de manifestations pacifiques, le peuple algérien a obtenu le départ  du quasi moribond président Bouteflika. Mais la révolte populaire ne visait pas qu’un homme mais tout un « système » associant affairistes, officiers supérieurs et politiciens.

Acculé le régime a changé quelques têtes, mais résiste pour maintenir à tout prix son pouvoir et ses privilèges. Le nouvel homme fort, le général Gaïd Salah est un pur représentant de c e système détesté par les algériens. Il n’avait pas réussi à imposer une élection présidentielle en juillet. Après avoir trouvé 5 candidats (qui tous ont à un moment ou à un autre ont soutenu Bouteflika), le pouvoir prévoit  une élection présidentielle fixée au 12 décembre. Les manifestations se poursuivent les mardis et vendredis  en Algérie, et le rejet de cette présidentielle s’y exprime avec force. Et  Amnesty international s’inquiète car, selon cette organisation, « le début de la campagne pour la présidentielle du 12 décembre en Algérie se déroule dans un « climat de répression » et d’atteintes aux libertés, défavorable à la libre expression des opinions ». C’est ce que des citoyens algériens vivant dans notre région ont dit ici-même, lors d’un rassemblement devant le consulat d’Algérie de Nantes samedi dernier.

Avec la revendication d’une assemblée constituante pour refonder la République algérienne, la révolte du peuple algérien  se situe sur le terrain démocratique, mais c’est aussi un combat social. Les grèves ouvrières et les mobilisations en cours visent à l’amélioration des conditions de vie. Le pouvoir tourne le dos à ces exigences, il multiplie des lois liberticides, les hausses de taxes et d’impôts et  une loi abroge la règle de souveraineté nationale dans le domaine de l’investissement étranger., livrant un peu plus le pays aux multinationales.

Louisa Hanoune  a été arrêtée le 9 mai dernier et condamnée le 25 septembre à 15 ans de prison.  Des dizaines et des dizaines de personnes croupissent également dans les geôles algériennes pour avoir manifesté depuis le mois d’avril contre le régime algérien. L’exigence de la libération de  tous les détenus politiques et d’opinion est une évidence pour les militant.e.s du réseau de la Gauche démocratique et sociale.

Au Liban, au Chili, à Hog-Kong, en Irak, en Colombie, au Soudan, en Equateur, …les peuples se soulèvent contre l’ordre néo-libéral qui s’est imposé dans le monde entier depuis plus de trente ans. La solidarité internationale et l’internationalisme dont le mouvement ouvrier a toujours été porteur est plus que jamais nécessaire.

Libération de Louisa Hanoune et de tous les prisonniers politiques en Algérie !

Vive la solidarité internationale des travailleuses et travailleurs !


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