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Macron toujours plus autoritaire et anti-social

Écrit le 17 novembre 2020 par Éric Thouzeau

Saisi par la Ligue des droits de l’Homme, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU a fait part de ses « sérieuses préoccupations » au sujet du projet de loi « Sécurité globale », craignant « que l’adoption et l’application de cette proposition de loi puissent entraîner des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ».  On ne peut être plus clair ! Le pouvoir grignote les libertés année après année, loi après loi, état d’urgence après état d’urgence. Il espère que comme la grenouille placée dans un récipient contenant de l’eau chauffée progressivement, nous ne nous apercevions pas de cet autoritarisme d’État qui s’étend.

L’ordre pour garantir les profits

La droite (LR et LREM) chasse depuis longtemps sur le terrain de l’extrême-droite. L’union des droites (en fait l’alliance des droites et de l’extrême-droite) devient alors possible autour d’une orientation répressive et sécuritaire. Trump s’est toujours présenté comme le candidat de « l’ordre et de la loi », Darmanin durcit chaque jour un peu plus son discours, et Retailleau, le patron des sénateurs LR, écrit « nous pouvons remettre la France en ordre » puisque selon lui « le désordre est dans nos rues ensauvagées, nos quartiers islamisés ». Au moment où le capitalisme est secoué par de multiples crises, ses défenseurs sont tentés par une fuite en avant autoritaire.

Crise sanitaire, sociale et écologique se cumulent aujourd’hui. Ce n’est pourtant pas la crise pour tout le monde. Les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 269% en 20 ans. La politique du gouvernement Macron-Castex-Lemaire profite aux grands groupes. Un nouveau rapport le confirme : le plan de relance profite essentiellement aux grandes entreprises en laissant de côté « ceux qui ont le plus pâti de la crise du Covid-19 » et qui « ne bénéficieront pas particulièrement de ce plan ».

L’unité autour de la question sociale

Pendant ce temps, la crise amplifie les inégalités  de revenus et un nombre croissant de personnes bascule dans la pauvreté. C’est à ce moment-là que la bande à Macron décide de rendre le passage aux urgences payant. Ce forfait de 18 euros est une honte ! Il va une fois de plus pénaliser les plus précaires. Syndicats de salarié.e.s, associations et formations politiques de la gauche sociale et écologique, unissons-nous dans une campagne commune contre la mise en place de ce forfait. Comme le dit avec raison la CGT, «  les malades ne peuvent être rendus responsables du manque de médecins de ville ou de recours possibles à des soins de proximité qui les obligent à se rendre dans les services d’urgence ».

Dès maintenant, la gauche doit s’unir contre l’autoritarisme macronien et autour de quelques revendications simples pour répondre à l’urgence sociale et sanitaire : plans massifs pour l’hôpital et l’école ; augmentation des minima sociaux ; répartition plus juste des richesses. Plusieurs formations de la gauche politique (Ensemble, GDS, Génération.s, PEPS) ont invité la gauche et les écologistes à débattre des meilleurs moyens pour mettre en avant ce besoin de bouclier sanitaire et social. Manifestations le 25 novembre contre les violences faites aux femmes (qui s’accroissent en période de confinement), manifestations contre le chômage et la précarité le 5 décembre…autant d’occasions pour construire l’unité avec le social au coeur !

 


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