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Tenir bon contre les lobbies anti-éolien

Écrit le 3 novembre 2016 par Éric Thouzeau

La semaine dernière, j’ai été interrogé par Télénantes à propos de notre soutien à un projet éolien à Teillé (44). Développer l’éolien, c’est à la fois bon pour le climat et bon pour l’activité économique et l’emploi.

Pour lutter contre le réchauffement et les dérèglements climatiques, il est indispensable de développer les énergies renouvelables. L’éolien en fait partie, qu’il soit terrestre ou en mer. L’objectif fixé par la Région des Pays de la Loire dans sa stratégie de transition énergétique, c’est en 2050 de produire en énergie renouvelable la quantité d’électricité consommée sur notre territoire, et dès 2030 au moins 50%.

De nombreux projets d’éoliennes terrestres sont aujourd’hui portés par des collectifs citoyens (éolien en pays de Vilaine, éolien en pays d’Ancenis…). Cela montre une prise de conscience citoyenne grandissante, et c’est une très bonne chose.

Le lobby conservateur anti-éolien reste pourtant actif et développe quel que soit le projet les mêmes arguments. C’est tout d’abord  la soi-disant sauvegarde des paysages. Certes chacun a sa conception propre en matière esthétique, mais il y a tout de même plus inélégant qu’une éolienne, non ? Les poteaux électriques à haute tension ne dénaturent pas les paysages ? Rappelons aussi qu’il n’y a plus aucun paysage véritablement « naturel ». Ils ont tous été largement façonnés par l’activité humaine, et ce depuis fort longtemps (bocages, marais,…).

Les opposants parlent aussi de conséquences possibles sur la santé des habitants (aucune éolienne ne peut être implantée à moins de 500 mètres d’habitations). C’est le principe de précaution qui est souvent invoqué car aucune étude sérieuse n’a montré quoi que ce soit à ce sujet. Et voilà qu’entre les communes de Pouancé (49) et de Senonnes (53), à propos d’un projet sur un territoire où il y a un centre d’entraînement de chevaux de compétition, certains s’y opposent en déclarant « on ne connaît pas les effets des ondes sur les chevaux ». On ne sait pas, mais on s’y oppose tout de même !

Contre l’éolien en mer, les opposants se targuent même de défendre la biodiversité marine et déposent un recours qui risque de faire perdre plusieurs années au projet au large de La Baule).

Or que ce soit pour l’éolien terrestre ou l’éolien maritime, quel est le plus souvent le vrai ressort de ces  farouches défenseurs de nos paysages ?  C’est la peur de la dévalorisation de leur patrimoine mobilier du fait de la présence d’éoliennes visibles depuis leur maison (ou leur villa à La Baule).  Là aussi, aucune étude probante ne confirme cette crainte. D’autant que le développement de l’éolien va entraîner une banalisation de la présence d’éoliennes.

Le sénateur-président des Pays de la Loire se dit partisan de la transition énergétique. Très bien. Mais pour atteindre les objectifs définis en large concertation régionale dans le mandat précédent (et officiellement non remis en cause par la nouvelle majorité), cela nécessite aussi de tenir bon face aux conservatismes qui se manifestent sur plusieurs projets en Pays de la Loire, parfois instrumentalisés par des élus de droite. Lors de la dernière session du Conseil régional, au nom du groupe socialiste, j’ai interpellé la droite à ce sujet.


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