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Catégorie : Actualité

  1. Vœu pour une loi contre les licenciements boursiers

    Écrit le 1 février 2013 par Éric Thouzeau

    licenciement-boursierSur proposition du groupe communiste, le Conseil régional vient d’adopter un vœu pour une loi contre les licenciements boursiers, vœu voté par les élus de la majorité de gauche (PS, PCF, EELV, MRC, PRG, ES). C’est avec plaisir que je le reproduis ci-dessous.

    Pas une semaine ne se passe sans l’annonce de réductions d’activité, de fermetures de sites, de licenciements par des grands groupes industriels qui entraînent, dans leur chute, nombre de sous-traitants. Ces plans de licenciements s’expliquent, entre autre, par la volonté de certains dirigeants de conserver des marges de profit suffisantes pour servir des dividendes accrus aux actionnaires. Les travailleurs sont ainsi devenus la variable d’ajustement d’une économie de casino dont la seule règle est la rentabilité financière maximale, au détriment de l’économie de notre pays.La fermeture de certains sites d’activité n’a souvent pour autre motif que celui d’accroitre la rémunération des actionnaires. Lire la suite…


  2. Vers un établissement public foncier régional

    Écrit le 1 février 2013 par Éric Thouzeau

    à vendre CC by-nc-sa par t0mskA l’occasion de la session budgétaire du Conseil régional des Pays de la Loire, la création d’un établissement public foncier régional a été remise à l’ordre du jour.

    Dès 2005, la Région avait entamé la procédure pour se doter d’un établissement public foncier (EPF), dont la capacité d’intervention est capitale en matière d’acquisition et de maîtrise foncière pour les pouvoirs publics. Ce dossier n’avait pas abouti en dépit d’un avis circonstancié favorable du Préfet de région. L’Etat n’avait en effet pas souhaité donné suite mais avait autorisé la procédure de création d’un EPF pour la seule Vendée (on se demande bien pourquoi ?). Au regard de cette situation, le Conseil général de Loire-Atlantique avait également accompagné la création d’un Etablissement public foncier local le 3 juillet 2012. A la suite d’une rencontre entre le Conseil régional et le Premier ministre, le 5 septembre dernier, la création de l’EPF régional d’Etat, est de nouveau d’actualité. Il est par conséquent proposé l’inscription de 2M€ d’autorisations de programme pour la création de l’établissement, qui interviendra pour 70 à 80% de ses ressources en faveur de l’habitat, du renouvellement urbain, et des opérations de maitrise foncière et pour 20 à 30% en matière de développement économique. Lire la suite…


  3. Pour inverser la courbe du chômage…

    Écrit le 30 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Manifestation syndicale européenne contre l'austéritéCandia, Goodyear, PSA, Renault, Banque de France, Sanofi : des salariés de ces différentes entreprises ont manifesté ensemble cette semaine. Les fonctionnaires sont quant à eux appelés à cesser le travail et à manifester jeudi à l’appel de CGT, FSU et Solidaires. Il n’y a rien d’anormal à ce que l’action syndicale se poursuive. C’est même le b.a.-ba  de l’indépendance syndicale. Quel que soit le pouvoir en place, les syndicats se doivent de défendre ce qu’ils estiment être les intérêts des salariés. Les questions d’emploi et de pouvoir d’achat sont toujours aussi cruciales, il est logique qu’elles suscitent des mobilisations. Je pense même que c’est une chance pour le PS et l’ensemble de la gauche. Si le gouvernement de gauche n’était soumis qu’aux pressions du Medef, certains  pourraient être amenés à penser que le combat droite-gauche ne se situe plus que sur les thématiques sociétales. La question du mariage pour tous est bien sûr importante quant à l’égalité des droits que la gauche se doit de toujours porter. Mais le marqueur fondamental entre la droite et la gauche reste et restera toujours la question sociale. Lire la suite…


  4. Emploi, relance, réforme bancaire et lutte des classes…

    Écrit le 22 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Class WarComme le note le spécialiste du droit du travail qu’est Antoine Lyon-Caen , avec l’accord CFDT-CFTC-CGC-Medef,  la partie patronale progresse « prenant appui sur une grammaire forgée par un réseau puissant d’économistes qui martèle qu’en France les travailleurs occupant un emploi sont trop protégés, qu’il faut fluidifier le marché du travail et reconnaître aux entreprises la plus large autonomie de gestion ». Si le droit social est passé à la moulinette(1), la majorité de gauche au Parlement aura tout son rôle à jouer pour éviter que les points marqués par le Medef soient transcrits dans la loi ! Comme le disent des syndicalistes CGT, la gauche n’a jamais eu besoin de l’accord du MEDEF pour légiférer dans l’histoire, sinon elle n’aurait pas fait la sécurité sociale, la retraite à 60 ans, les 35 heures…

    Pour l’emploi, la relance

    Pour autant, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur l’accord CFDT-CFTC-CGC-Medef  (et la mienne est très critique), on peut au moins s’accorder sur le fait qu’il n’aura aucun impact sur la possible création d’emploi et l’inversion de la courbe du chômage. Alors que la zone euro s’enfonce dans la récession, « seule une politique économique moins bêtement restrictive que celle menée actuellement au niveau européen est susceptible d’avoir un effet sensible sur la courbe du  chômage ». (2) Lire la suite…


  5. Un accord minoritaire

    Écrit le 16 janvier 2013 par Éric Thouzeau

    Medef-requinsÉtonnants tous ces commentaires journalistiques autour de l’accord signé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et le Medef. L’accord serait historique. À écouter et lire tous la quasi-totalité des premiers commentaires dans les médias, on s’aperçoit que bien peu sont ceux qui ont réellement lu le texte de l’accord. La signature en soi serait l’évènement, et gare aux députés qui s’aventureraient à modifier ce que la « démocratie sociale » a fait ! Désolé, mais je ne marche pas !

    Quand on regarde de près cet accord, on s’aperçoit qu’il va surtout permettre aux employeurs de faciliter les licenciements, et de rendre plus difficile les recours des salariés, des représentants du personnel et des syndicats. Il sera possible de faire varier les horaires et de baisser les salaires pendant deux ans : c’est une généralisation d’accords qui avaient été signés et rendus célèbres à l’époque dans des entreprises comme Bosch, et Continental, ce qui ne les avaient pas empêché ensuite de fermer ! Pour la CGT, il s’agit d’une grave régression des droits sociaux !  Force Ouvrière parle d’un projet profondément déséquilibré. Cet accord est minoritaire dans le camp des organisations syndicales de salariés. Ce qui fait que le Parlement n’est pas tenu de le « ratifier » tel quel ! Lire la suite…