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  1. 4 amendements pour la convention Europe du PS

    Écrit le 4 mai 2013 par Éric Thouzeau

    541px-EU27_on_a_globe_svgDans le cadre de la convention Europe du Parti socialiste, les militants de « Maintenant La Gauche, le social au cœur » (motion 3) ont proposé un texte alternatif « Europe, le sursaut c’est urgent » à celui de la direction du Parti. Le Bureau national a refusé que ce texte soit soumis au débat. Cette décision est une grave entorse à nos règles communes de fonctionnement ! Nous avons donc décidé, à défaut, de proposer 4 amendements issus de ce texte « interdit ». Ces amendements seront notamment signés par Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel. Ils ont été préparés en commun avec d’autres responsables socialistes proches de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli. Ci-dessous le thème de chaque amendement :

    1.       Le budget européen

    Le compromis proposé par le Conseil européen est largement insuffisant pour faire face à la crise. Nous demandons aux parlementaires européens d’obtenir par leur vote la renégociation de ce compromis et d’exiger du Conseil un budget ambitieux. A termes, la construction d’une Europe de la croissance et de l’emploi implique la mise en place d’un vrai budget d’intégration solidaire, représentant au minimum 5% du PIB européen. Lire la suite…


  2. Le texte interdit : Europe, le sursaut c’est urgent !

    Écrit le 2 mai 2013 par Éric Thouzeau

    Le « texte interdit » complet qui ne pourra pas être présenté au vote des militants du PS

    71578410liberte-d-expression-jpgDans le cadre de la convention Europe du Parti socialiste, les militants de « Maintenant La Gauche, le social au cœur » (motion 3) ont souhaité proposer aux militants socialistes de s’engager pour défendre une réorientation profonde de la construction européenne. Le Bureau national du PS a refusé que ces propositions contenues dans un texte alternatif « Europe, le sursaut c’est urgent » soient soumises au débat, et ce en contradiction même avec les règles fixées pour cette convention (circulaire n°1387 du 17 avril). Le Parti socialiste est devenu la force majeure de la gauche en étant un parti de débats, où différents courants de la gauche peuvent échanger et confronter leurs points de vue. Toute conception monolithique du PS est vouée à l’échec, et ne peut que conduire à de fortes déconvenues. Voici ce texte que les militants socialistes n’auront pas le droit de voter. Comme l’écrivait le journal Le Monde (28 avril 2013), « l’objectif de l’exécutif est donc simple : …empêcher l’éclosion d’une résolution alternative, de peur que celle de la direction du parti ne soit minoritaire à l’issue du vote militant ». E.T Lire la suite…


  3. Amnistie sociale !

    Écrit le 24 avril 2013 par Éric Thouzeau

    amnistie_2-1Dans ce pays, c’est incroyable : on s’émeut de l’amnistie de syndicalistes mais pas des délits patronaux. Le Medef ose s’indigner contre quelques militants qui ont forcé des portes pour se faire entendre.

    Mais nous n’avons pas oublié que c’est ce même patronat, la branche métallurgie du Medef (l’UIMM) , qui a détourné 600 millions d’euros dans une caisse noire, révélée en 2007. C’était des détournements en bande organisée de biens sociaux, une double comptabilité dans les entreprises, un trafic d’influence et de salaires en liquide (versés par le président de l’UNEDIC d’alors qui était pourtant chargé de veiller aux rentrées de cotisations sociales !). On ne nous parle pas d’amnistie, parce qu’on se fait discret pour faire oublier l’affaire mais, 6 ans après, les responsables de l’UIMM ne sont toujours pas jugés ! Pourtant n’importe quelle bande organisée de voleurs de mobylettes en banlieue, pour beaucoup moins que ça, aurait été mise sous les verrous. Lire la suite…


  4. « La voix de l’aile gauche du PS »

    Écrit le 13 avril 2013 par Éric Thouzeau

    Voici la reproduction de l’article paru dans Presse Océan daté du 12 avril 2013, consécutif à la venue d’Emmanuel Maurel à Nantes.

    PO12042013


  5. J’attends un sursaut du PS

    Écrit le 6 avril 2013 par Éric Thouzeau

    ouest-franceJe reproduis ici l’interview que j’ai donnée  à Ouest-France et parue le 6 avril.

    Après l’affaire Cahuzac, le représentant de l’aile gauche (1) demande au PS de réagir en s’appuyant sur les militants. Deux questions à Éric Thouzeau, conseiller régional, représentant du courant « Maintenant la gauche ».

    De quoi l’affaire Cahuzac est-elle le symptôme ?

    Elle amène deux types de questions. Comment le PS sélectionne-t-il ses responsables et dirigeants ? Il y a pour le moins une faille. Ensuite, il faut s’interroger sur les orientations mises en œuvre depuis bientôt un an. Les militants sont révoltés car le même qui fraudait leur demandait aussi de se serrer la ceinture. L’affaire Cahuzac rend intolérable la politique d’orthodoxie budgétaire qui alimente la récession, laquelle empêche la réduction des déficits publics.

    La priorité c’est la relance et la lutte contre la fraude fiscale. 50 milliards échappent chaque année aux caisses de l’État.

    Que faire ?

    Le PS se doit de réagir. Il doit faire en sorte que salariés, syndicalistes, responsables associatifs soient plus nombreux à accéder à des responsabilités. Il y a parfois trop de décalage entre les dirigeants socialistes et la réalité sociale du pays. Dans les semaines qui viennent, il va falloir organiser des réunions, donner la parole aux militants, avancer rapidement sur le cumul des mandats, oser affronter Mme Merkel, poser la question des 20 milliards accordés aux entreprises sans contrepartie ni contrôle. C’est du parti que doit  venir le sursaut. Le PS est riche de milliers de militants sincères, aujourd’hui atterrés, écœurés. Je sens poindre leur révolte, avec cependant une conscience forte que si notre gouvernement échoue, c’est l’ensemble de la gauche qui échouera. Nous avons une obligation collective de réussite.

    Recueilli par Marc LE DUC.

    (1) Réunion publique « Austérité : stop ou encore ? » mercredi 10 avril à Nantes, avec Emmanuel Maurel, membre du bureau national du PS, 20 h, salle Jules-Vallès de la médiathèque.