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  1. Macron ou la fuite en avant autoritaire

    Écrit le 1 mars 2020 par Éric Thouzeau

    Utiliser le 49.3 aujourd’hui, c’est faire encore un pas de plus dans l’exercice autoritaire du pouvoir.

    Après avoir choisi d’ignorer les syndicats et associations, après avoir passé outre l’avis ravageur du Conseil d’Etat sur ce projet législatif phare du quinquennat, après avoir initié un projet de loi qui prévoit 29 ordonnances et 110 décrets d’application, après avoir recouru à la procédure d’urgence pour empêcher une deuxième lecture du projet à l’Assemblée Nationale, voilà que le gouvernement choisit d’avoir recours au moyen ultime de censure du débat public, le 49.3.

    Le gouvernement dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale. Il n’a donc pas besoin du 49.3 pour faire adopter son projet. S’il y recourt, c’est qu’il craint que la confrontation argumentée par le débat parlementaire avec l’opposition ne fera que renforcer l’opposition majoritaire dans le pays à la réforme à points. Rappelons-le, toutes les enquêtes d’opinion indiquent qu’une majorité nette de la population souhaite le retrait de ce projet de loi. Un projet de loi qui concerne rien de moins qu’un quart des dépenses publiques et représente environ 14% du PIB en France.

    Macron a tort de penser qu’il va en finir rapidement avec la réforme des retraites.

    Soyons nombreux lundi 2 mars à 18h devant la Préfecture de Nantes au rassemblement appelé par l’intersyndicale.


  2. Fresque dégradée : réaction Génération.s, GDS, PCF

    Écrit le 18 février 2020 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici la réaction de Génération·s, du PCF (Parti communiste français), de GDS (Gauche démocratique et sociale) à la dégradation de la fresque rendant hommage à Steve Maia Caniço. Par ailleurs, les proches de Steve organisent un hommage vendredi 21 février à 18h à la grue Titan.

    Ni à Nantes ni dans aucune ville de France,

    l’extrême-droite n’a sa place. 

    Nous avons appris avec émotion ce matin que de nouvelles détériorations ont été commises cette nuit sur la fresque en hommage à Steve Maia Caniço. Nos pensées vont d’abord à ses proches qui, avec dignité et courage, réclament paix et justice pour Steve. Lire la suite…


  3. Social et écologie : Macron, c’est zéro partout

    Écrit le 18 février 2020 par Éric Thouzeau

    Plusieurs mesures pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap ont été adoptées par les députés… malgré l’opposition du gouvernement, et des élus LREM et Modem ! Après le refus d’étendre le congé pour décès d’enfant, les macronistes ont toujours du mal à « faire preuve d’humanité ».

    Il en va de même pour les discussions sur la prise en compte de la pénibilité au travail. Le gouvernement ne veut rien imposer au patronat. Pas étonnant de la part d’un pouvoir qui a supprimé les CHSCT et 4 des 10 critères de pénibilité (les postures pénibles, les manutentions manuelles de charges, les vibrations mécaniques, les agents chimiques dangereux). Le président des riches n’aime pas le mot « pénibilité » appliqué au travail ! Lire la suite…


  4. Ils doutent et sont fébriles : enfonçons le clou

    Écrit le 11 février 2020 par Éric Thouzeau

    L’OFCE a évalué les politiques fiscales du gouvernement entre 2018 et 2020 : les plus aisés restent les grands gagnants et les plus pauvres, les grands perdants. Le budget 2020 amplifie le mouvement. Macron est bien le Président des riches.

    Avec les camouflets du Conseil d’Etat fustigeant le projet de loi sur la réforme des retraites et ses 29 ordonnances, le revers sur la question du congé suite à décès d’enfant et l’étude de l’OFCE, la macronie est en difficulté.

    Les premiers débats en commission à l’Assemblée montrent chaque jour les fourberies de la contre-réforme des retraites. Ainsi, Édouard Philippe s’était engagé à ce que la valeur du point soit indexée « sur les salaires ».  La promesse est déjà reniée : l’indexation sera fonction d’un nouvel indicateur que l’Insee ne calcule pas encore ! Lire la suite…


  5. Camouflets et revers pour la bande à Macron

    Écrit le 3 février 2020 par Éric Thouzeau

    Après un avis particulièrement sévère sur le projet de loi sur la retraite à points, le Conseil d’Etat vient de rejeter l’essentiel de la circulaire Castaner concernant l’étiquetage politique des listes présentées aux municipales.

    Deuxième camouflet en quelques jours…

    La macronie ne voulait plus attribuer de couleur politique aux maires dans 95% des communes. Elle entendait aussi créer une étiquette « divers centre » pour des listes soutenues par LREM, l’UDI ou le Modem alors que la couleur politique est normalement attribuée quand il y a investiture par un parti et non un simple soutien. L’objectif de Macron et de ses amis était simple : tout faire pour cacher la déroute annoncée du parti présidentiel aux municipales. Raté ! Lire la suite…