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Mot-clef : service public

  1. Le 22 mai, défendre le service public

    Écrit le 15 mai 2018 par Éric Thouzeau

    Depuis 30 ans, les néo-libéraux n’ont de cesse de s’en prendre aux services publics. Démantèlement et privatisation ont mis à mal les services publics des Télécommunications, de la Poste et de l’Energie. Les méthodes du privé, la place des cliniques privées ont mis à mal l’hôpital public et menacent notre système de santé. Cette attaque de la sphère marchande contre les services publics se focalise aujourd’hui contre l’entreprise publique ferroviaire SNCF.

    Casser le droit du travail, réduire les moyens publics contre la fraude fiscale, développer le privé dans les transports, la santé, l’école, la protection sociale … tel est le projet macronien.

    C’est totalement absurde car la présence publique est absolument nécessaire au développement économique.

    Macron va plus loin que tous les gouvernements précédents

    Transformer le pays, pour lui,  c’est remettre en cause son modèle social et son modèle du service public alors qu’il faudrait le développer, l’améliorer, en faire un modèle pour l’Europe. Lire la suite…


  2. Rail et services publics : tribune unitaire

    Écrit le 3 avril 2018 par Éric Thouzeau

    Après avoir tenu deux conférences de presse, 12 organisations de gauche viennent de publier une tribune dans la presse. Signataire de cette tribune, je la reproduis ci-dessous. On peut la retrouver sur le site du journal L’Humanité.

     

    Non à la casse du service public ferroviaire !

    Pour la défense  et le développement de tous les services publics !

    Le mouvement unitaire du 22 mars a constitué un beau premier succès en défense du service public. En réponse, le gouvernement apporte pour seule perspective la casse de la SNCF. Elle s’accompagne d’une attaque frontale contre les cheminot-es, la préparation de la privatisation de l’entreprise publique via la mise en concurrence et la fermeture programmée de milliers de kilomètres de voies ferrées . Lire la suite…


  3. Fier d’avoir été cheminot pendant trente-cinq ans

    Écrit le 23 mars 2018 par Éric Thouzeau

    J’ai envoyé un projet de tribune à Ouest-France. 3500 caractères maximum, c’est la règle pour les rubriques « Point de vue » dans ce journal. Ouest-France l’a finalement publié dans le courrier des lecteurs. Je reproduis ci-dessous le texte intégral de cette tribune, que j’ai développé au cours de mon intervention en session du Conseil régional le 22 mars.

    Si j’ai été cheminot actif pendant 35 ans, je me sens toujours cheminot. Cheminot un jour, cheminot toujours ! Et en tant que tel,  je veux affirmer ma fierté d’être cheminot face au dénigrement anti-cheminot orchestré par Macron et les siens, et défendre la belle notion de service public vilipendée par tous les néo-libéraux. Le combat ne fait que commencer ! Et ce combat n’est pas que celui das salariés de la SNCF. Il concerne tous les salariés. Car l’offensive néo-libérale vise à rogner tous les statuts, toutes les protections  des salariés.
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  4. Fier d’être cheminot !

    Écrit le 22 mars 2018 par Éric Thouzeau

    Lors de la session du Conseil régional, je suis intervenu pour exprimer la solidarité des membres de notre groupe au Conseil régional avec les manifestations intersyndicales du 22 mars. J’ai aussi à titre plus personnel développé les raisons de mon attachement au service public ferroviaire et mon soutien à tous mes collègues qui manifestaient ce jour-là en défense du service public ferroviaire. Je reproduis ci-dessous la trame de mon intervention.

    Le 15 mars, les retraités se sont massivement mobilisés pour leur pouvoir d’achat. Aujourd’hui 22 mars, la profession cheminote manifeste à Paris en défense du service public ferroviaire. Dans tous les territoires, les agents des fonctions publiques sont également appelés aujourd’hui à l’action par leurs organisations syndicales. Nous tenons à exprimer notre solidarité avec les luttes en cours contre la précarisation des statuts et contre les discours stigmatisant pour des professions qui font vivre le service public dans le quotidien de nos concitoyens.

    Thatcher les mineurs, Macron les cheminots ?

    A titre personnel, je tiens à plus particulièrement saluer mes camarades cheminots. Je devais être à leurs côtés, la session du Conseil régional de ce jour m’en empêche. Pourtant, sachez que le cheminot retraité que je suis n’accepte pas la désinvolture et la précipitation avec laquelle le gouvernement entend traiter une question aussi vitale que l’avenir de l’entreprise publique ferroviaire. La SNCF n’appartient ni au gouvernement, ni aux cheminots. Elle appartient à tous les citoyens de ce pays. Lire la suite…


  5. Le ferroviaire dans la tourmente néo-libérale

    Écrit le 21 février 2018 par Éric Thouzeau

    Photo © Patrice MOREL

    On ne peut comprendre la fonction du rapport Spinetta qui si l’on a en tête les objectifs des néo-libéraux regroupés autour de Macron : accélérer l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, baisser les protections des salariés pour permettre aux grands groupes privés plus de profits, affaiblir le mouvement syndical. (Dans un deuxième article, nous reviendrons sur les vraies raisons de l’actuelle dégradation de la qualité de service de la SNCF).

    Si la SNCF a été créée en 1938, c’est avant tout parce que les compagnies privées avaient fait faillite. Pourtant une vague néo-libérale en Europe a remis à l’ordre du jour l’idée de compagnies ferroviaires privées pour casser les monopoles. L’Union européenne a préconisé dès le début des années 90 l’ouverture à la concurrence (directive 91-440). C’est de là qu’est venue aux intégristes libéraux, par analogie au transport aérien, l’idée de séparer l’infrastructure du transporteur. Une telle idée (jamais mise en avant hors de l’UE) est stupide : si un avion décolle bien d’un aéroport, la roue d’un train ne se sépare pas du rail…sauf en cas de déraillement ! C’est à partir de ce moment que les compagnies ferroviaires ont payé des péages au gestionnaire d’infrastructure, avec l’idée qu’ainsi plusieurs compagnies pourraient faire circuler des trains sur les mêmes voies. Un oubli majeur : le transport ferroviaire est un transport guidé, les liens entre le gestionnaire de l’infrastructure et la compagnie qui fait circuler le train sont nécessairement étroits. Lire la suite…