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octobre 2018

  1. Lutter contre les menaces sur la biodiversité

    Écrit le 19 octobre 2018 par Éric Thouzeau

     


    Je suis intervenu en session du Conseil régional des Pays de la Loire à propos de la stratégie régionale de la  biodiversité. Développement durable, économie circulaire sont de belles expressions, mais malheureusement elles sont de plus en plus galvaudées, et deviennent des termes « passe-partout » sans impliquer de révolutionner les pratiques industrielles et agricoles, sans entraîner un véritable changement de modèle économique. Ci-dessous mon intervention en séance.

    La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016 appelle des déclinaisons régionales. C’est à cet exercice que la Région s’est attelée en consultant tous les acteurs de la biodiversité en Pays de la Loire, et c’est très bien. Sans doute le temps qui y a été consacré était-il toutefois trop contraint, ce qui a amené certains participants à estimer que la démarche consistait davantage en une consultation qu’une véritable concertation, et qu’en conséquence certaines thématiques traitées n’ont été que survolées. Quant à nous, nous ne regrettons qu’une chose : n’avoir à aucun moment été consulté, ni même informé en commission sectorielle du travail préparatoire à cette stratégie régionale biodiversité.

    Nous aurions pourtant eu des propositions à faire en nous appuyant sur l’expérience acquise par exemple à partir du plan biodiversité régional 2014-2016 que nous avions mis en œuvre, en nous appuyant sur des chefs de file biodiversité que nous rencontrions régulièrement. Nous avions aussi une ambition à porter puisque la perte de biodiversité est avec le changement climatique la deuxième menace majeure pour notre environnement. Lire la suite…


  2. Ce que j’aurais répondu à Bruno Retailleau

    Écrit le 18 octobre 2018 par Éric Thouzeau


    En session du Conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau est intervenu sur le nom du lycée de Carquefou, en citant deux ou trois fois mon nom. J’ai demandé une minute pour lui répondre, la Présidente de la Région a refusé au prétexte que le groupe dans lequel je siège avait épuisé son temps de parole. Je publie ici la réponse que j’aurais faite à Bruno Retailleau.

    Bruno Retailleau a rappelé ce qu’était la Résistance. Je n’ignore rien de son histoire. J’ai été élevé dans la connaissance et le respect de toutes celles et ceux qui ont combattu le nazisme. Ils étaient, oui je le sais, de différentes sensibilités politiques. Ce n’est ni hypocrite ni idéologique d’en faire mention.

    Dès le Conseil d’administration du lycée de Carquefou en septembre 2017, à l’ouverture du lycée, les enseignants, les parents d’élèves et les lycéens ont exprimé leur souhait de ne pas voir retenu le nom proposé par la Région. Pendant un an, et je ne me suis pas exprimé tout au long de cette année, vous avez laissé le débat se dérouler au sein du lycée : un concours et un jury ont été organisés avec in fine trois propositions énoncées dès la fin du premier trimestre 2018. Pourquoi alors que le débat n’était pas public, avez-vous attendu aussi longtemps pour finalement annoncer que vous ne tiendriez pas compte des voeux exprimés par le CA alors que vous auriez pu (puisque le débat n’était pas public) chercher un nom qui aurait convenu à toutes les parties en présence ? Cela nous semble une faute vis-à-vis de la communauté éducative du lycée de Carquefou.

     


  3. L’urgence de l’unité

    Écrit le 17 octobre 2018 par Éric Thouzeau

    Rien n’est plus urgent que de se mettre partout, tant nationalement que dans les territoires, autour d’une table et de discuter pour s’opposer à la régression sociale mise oeuvre par un gouvernement minoritaire dans l’opinion. Le débat est possible à gauche, comme le montre l’initiative réussie à Nantes lundi dernier où Attac 44 a fait débattre des représentants de la FI, de Génration.s, de GDS et du PCF.

    Très terne remaniement

    Décidemment la macronie semble bien à la peine. Plus de quinze jours pour faire un remaniement que tout le monde s’accorde à trouver terne, tout comme l’intervention télévisée présidentielle. Malgré tout, Macron entend bien ne rien changer à sa politique, celle pour laquelle les classes dirigeantes l’ont soutenu : l’adaptation du pays au néo-libéralisme, ce qui passe par une attaque gravissime contre les droits sociaux, les services publics, la Sécurité sociale et les retraites. Lire la suite…


  4. Jeunesse rebelle ou le printemps lycéen de 1973

    Écrit le 11 octobre 2018 par Éric Thouzeau

    Cet article, je l’ai écrit il y a quelques mois alors que l’on fêtait les 50 ans de Mai 68 pour rappeler que  c’est 5 ans plus tard en 1973 qu’a eu lieu ce que certains ont appelé le Mai des lycéens. Ayant participé activement à l’animation de ce mouvement à Nantes,  j’ai pris plaisir à revenir sur ces trois semaines de grève lycéenne qui ont été une école formidable de militantisme pour des jeunes qui seront, pour certains d’entre eux, dans les décennies qui suivent des acteurs du mouvement social nantais. L’article a été publié dans la revue Place publique n°67 de l’été 2018.

    2018 est l’année du cinquantenaire de Mai 68. C’est aussi le 45ème anniversaire d’un puissant mouvement qui avait agité les lycées pendant un mois en mars-avril 1973. A l’époque, le service militaire est toujours obligatoire pour les jeunes hommes à partir de 18 ans. Les lycéens manifestent alors et occupent leurs établissements pour marquer leur opposition à une loi du ministre des armées Michel Debré, qui prévoit l’abrogation des sursis pour études au-delà de 21 ans. L’armée est soupçonnée de vouloir accueillir des jeunes encore malléables, ce que ne seraient plus les étudiants plus âgés. Une armée qui, à l’époque, n’est plus engagée dans des conflits depuis la guerre d’Algérie, mais qui a été utilisée fin 1972 à Paris pour « briser » une grève des éboueurs. Lire la suite…


  5. Dérèglement climatique, course au profit et finance

    Écrit le 8 octobre 2018 par Éric Thouzeau

    J’ai écrit cet article il y a une dizaine de jours (avant le  nouveau rapport du Giec) pour lq rubrique « écologie » du  numéro d’octobre de  Démocratie&Socialisme (la revue de la Gauche démocratique et sociale). Le GIEC confirme à nouveau la nécessité de modifications rapides et radicales dans les modes de production avant 2030.

    Avec l’augmentation des événements météorologiques extrêmes, la réalité du changement climatique s’impose dans une large partie de l’opinion. La nécessité de s’attaquer à ses causes implique de changer un modèle économique basé sur la cause au profit.

    Météo et climat sont deux notions distinctes. Un évènement météorologique est localisé, il se produit dans l’heure, la journée ou la semaine. Il est question de climat lorsque l’on parle d’une série d’évènements météorologiques sur une longue période, au moins 30 ans selon les climatologues, ce  qui permet d’établir une moyenne significative. La science du climat rend compte des conditions moyennes de l’atmosphère, sur une longue échelle de temps et sur une vaste zone géographique (1).

    Les signes incontestables du dérèglement climatique

    Il est difficile d’établir avec certitude que la canicule qu’a connue l’Europe cet été et la sécheresse qui s’ensuit sont à coup sûr dues au changement climatique. Ce qui est certain, c’est  que cet évènement météorologique est cohérent avec les projections des climatologues qui étudient le réchauffement global de la Terre, et que nous connaissons bien une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes comme cette canicule. Lire la suite…