RSS Feed

Mot-clef : rassemblement de la gauche

  1. La bataille pour le rassemblement à gauche

    Écrit le 13 septembre 2018 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un article que j’ai écrit pour le numéro de septembre de la revue Démocratie&Socialisme

    Le pouvoir macronien a perdu de sa superbe. Comment le sanctionner lors du prochain rendez-vous électoral, celui des européennes de mai 2019, sans enrayer la dispersion de la gauche et sans proposer une orientation de gauche pour une Europe qui rompe avec le cours libéral de l’Union ? Pour la Gauche démocratique et sociale (GDS), c’est tout l’enjeu des mois à venir.

    Les prochaines élections européennes sont au cœur des préoccupations de tous les partis politiques. Pas de celles des citoyens, qui eux sont d’abord inquiets du fait des mesures d’austérité annoncées par le Premier ministre. Une fois de plus, l’abstention risque d’être massive à ce scrutin du 26 mai 2019. Et ce d’autant plus que l’hostilité vis-à-vis d’une Europe libérale, souvent synonyme de reculs sociaux, n’a fait que grandir, notamment depuis le non-respect du « Non » exprimé majoritairement lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005. Lire la suite…


  2. L’urgence du rassemblement

    Écrit le 7 juin 2018 par Éric Thouzeau

    Le rouleau compresseur néo-libéral est en marche. L’urgence est au rassemblement !

    La première année du gouvernement Macron-Philippe a été marquée par la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse massive de l’impôt sur le revenu du capital avec au bas mot 5 milliards de rentrée fiscale en moins. La deuxième année sera-t-elle celle de la baisse des prestations sociales ? C’est à craindre. Un nouveau front de mobilisation est à ouvrir face à cette nouvelle attaque en préparation.

    Grève des cheminots, lutte des jeunes contre la sélection

    Une des obsessions du macronisme, c’est la lutte contre les protections collectives des salariés. Pour avancer sur cette voie, le pouvoir veut infliger une défaite à un bastion du syndicalisme, la SNCF. La haine des cheminots et de leur statut de la part des différents courants de la droite (LREM, LR, FN) tient à cette volonté de mise au pas d’un secteur combattif comme Thatcher l’avait fait avec les mineurs britanniques. Malheureusement pour les conservateurs et les libéraux de tout poil, la grève se poursuit dans l’unité. Sur la durée, elle est déjà la plus suivie depuis vingt ans (*). Un nouveau temps fort de cette grève est annoncé pour le 12 juin. Amplifions notre soutien à cette occasion ! Lire la suite…


  3. Soutien au candidat socialiste de la 6ème circonscription

    Écrit le 26 mai 2017 par Éric Thouzeau

    Gérard Poisson, militant paysan et responsable socialiste sur Derval-Nozay, est candidat à l’élection législative. Je participe à l’une de ses réunions publiques lundi 29 mai à Guémené-Penfao(44).

    Le choix fait par les socialistes de la 6ème circonscription de présenter Gérard Poisson est logique : suite au ralliement du député sortant à La République En Marche (LREM), la gauche se devait d’être présente sur ce territoire. Je suis pleinement en accord avec cette décision au moment où la composition du gouvernement Macron ne laisse aucune place au doute quant à son orientation : un premier ministre de droite, deux ministres de droite aux ministères-clés de l’économie et du budget, un ministre de l’éducation marqué à droite…

    La présence de Nicolas Hulot dans ce gouvernement laisserait-elle à penser que la transition écologique est devenue une priorité d’Emmanuel Macron alors qu’il a peu mis en avant ce thème dans sa campagne ? Il paraît important, qu’à l’occasion de cette législative, des candidats de gauche mettent en avant l’exigence écologique, qui n’est pas compatible avec les principes du laisser-faire du libéralisme, et les traités transatlantiques par exemple.

    Gérard Poisson, dans le prolongement de la campagne menée par Benoît Hamon, est porteur des urgences sociales et écologiques. Sa candidature, soutenue par EELV, témoigne aussi du nécessaire rassemblement de la gauche. Il a tout mon soutien.

    C’est pourquoi j’ai accepté l’invitation que Gérard m’a faite d’intervenir sur le thème des services publics en milieu rural (avec des sujets forts sur le nord du département : désertification médicale, commerces de proximité, dévitalisation des centres bourgs…). Ce sera lors d’une des 4 réunions publiques qu’il organise avec sa suppléante Elodie Retaillaud : lundi 29 mai à 20h à Guémené-Penfao (salle des fêtes Place du Nord).


  4. Battre les trois candidats de l’argent

    Écrit le 18 avril 2017 par Éric Thouzeau

    La bataille pour un rassemblement de la gauche contre toute alliance avec la droite se poursuivra au-delà du 23 avril.

     Les électeurs de gauche ont utilisé la primaire pour se débarrasser de Hollande et de Valls, ce qui a permis la victoire de Benoît Hamon en janvier. Celui-ci a conclu un accord avec EELV. Il a sans doute trop rapidement acté le refus de Jean-Luc Mélenchon d’ouvrir les discussions pour une candidature unique de la gauche, qui aurait à tous coups assurer la présence de a gauche au 2ème tour. Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon compte sur le vote « utile » sans avoir à un seul moment cherché à discuter avec les autres forces de gauche, sans aucune recherche d’alliance, lui dont la stratégie est celle de « la construction du peuple » pas de la construction de la gauche. Lire la suite…


  5. Valls s’en va : en tirer toutes les conséquences

    Écrit le 29 mars 2017 par Éric Thouzeau

    Il y a longtemps que Manuel Valls milite pour l’abandon du mot « socialiste » qu’il juge « dépassé ». Il vient de mettre ses actes en cohérence avec sa pensée. Par la même occasion, le vaincu de la primaire renie son engagement d’en soutenir le vainqueur tout comme ses gouvernements ont renié les engagements pris devant les électeurs lors de la campagne victorieuse de 2012. 

    Les adieux à la gauche de Manuel Valls ne doivent pas rester sans réponse. Les statuts du Parti socialiste sont clairs : « les adhérents s’engagent à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives qui sont effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste » (article 1.2.3). Il faut prendre acte du départ de Manuel Valls et de tous ses amis qui soutiennent Macron. Par exemple en Loire-Atlantique, les socialistes doivent désigner des candidats sur la 6ème et la 10ème circonscription. Et sur la 1ère. Lire la suite…