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  1. En pleine crise sanitaire…

    Écrit le 10 avril 2020 par Éric Thouzeau

    Le 9 avril, le préfet de Vendée faisait évacuer la « Zad de la Dune » à Brétignolles-sur-Mer en Vendée. J’ai réagi sur les réseaux sociaux.

    En plein crise sanitaire, le Préfet de Vendée profite du confinement pour évacuer la Zad de la Dune. Mobiliser des forces de police en nombre, accompagnés de personnels municipaux et de « bénévoles», était-ce vraiment une priorité ? 1/3

    On peut aussi douter du respect des gestes barrières et règles édictées relatives au confinement pendant cette évacuation ! Comment justifier que des matériaux ont été brûlés et non évacués vers des centres de tri adaptés ? 2/3

    Le « monde d’après » ne peut pas ressembler au « monde d’avant » ! La préservation du trait de côte, et donc celle des zones fragiles et de la biodiversité qui en dépendent, doit amener à stopper le projet du port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer. 3/3


  2. Pollution de l’air et coronavirus

    Écrit le 30 mars 2020 par Éric Thouzeau

    A tout malheur… Depuis le début du confinement, la baisse des déplacements et le ralentissement de nombreuses activités industrielles entrainent une baisse des émissions de gaz à effet de serre. Toutes les Associations de surveillance de la qualité de l’air (ASQA) du pays le constatent, c’est le cas d’Air Pays de la Loire en ce qui concerne notre région (1).

    La baisse de la concentration de l’air en dioxyde d’azote (NO2) est nette. Elle s’explique par la baisse importante du trafic routier, l’origine des oxydes d’azote dans les Pays de la Loire provenant à près de 60 % du transport routier.

    La concentration en particules fines (PM 10 et PM 2,5) ne s’est pas autant améliorée, avec un épisode de pollution par les particules PM10 dans quatre départements de notre région le samedi 28 mars. En raison de  de conditions anticycloniques défavorables à la dispersion des polluants, les émissions dues aux épandages agricoles expliquent pour l’essentiel cette situation (avec le chauffage au bois). Lire la suite…


  3. Arrêter les activités non essentielles

    Écrit le 30 mars 2020 par Éric Thouzeau

    La crise sanitaire ne suspend pas la lutte politique – elle ne fait qu’en changer les coordonnées. Le contexte actuel ne doit pas conduire à mettre les lignes de clivage politique en sourdine au nom d’une prétendue unité nationale. D’autant que « le pouvoir ignore les plus fragiles..(…) L’imaginaire social du gouvernement est biaisé » pour reprendre les termes de l’économiste Mickaël Zemmour (1).

    Le gouvernement n’a pas annoncé d’augmentation des minima sociaux, pourtant trop faibles pour vivre, et confinement oblige, il n’y a pas de possibilité pour les allocataires du RSA de compléter leur revenu par une activité. Pour les indépendants (artisans, commerçants) une annonce en trompe-l’œil d’un versement de 1500 euros en cas de baisse de chiffre d’affaire de 70% alors que le confinement a démarré le 17 mars, soit  alors que ces travailleurs avaient déjà réalisés 50% de leur chiffre d’affaires ! Les dérégulations du droit du travail sont aussi significatives. Pendant le confinement et pour la sortie de crise, c’est le choix de « mettre disposition des entreprises et des ménages aisés une main-d’œuvre à bon marché » (1). La politique gouvernementale révèle une fois de plus une orientation au service de la classe dominante. Lire la suite…


  4. Pour l’hôpital public : 5 milliards tout de suite !

    Écrit le 17 mars 2020 par Éric Thouzeau

    En appeler à l’esprit citoyen est nécessaire dans cette situation de crise sanitaire. Le confinement est un impératif. D’autant que la crise du coronavirus met à nu des systèmes de santé fragilisés par les politiques d’austérité. Macron parle de guerre : on peut dire qu’il a contribué à affaiblir nos défenses. Il faut tout de suite 5 milliards pour l’hôpital public !

    Les mesures d’austérité dans le secteur hospitalier se paient cash aujourd’hui. Tant en France que dans d’autres pays. Selon les pays, cela peut aller jusqu’au point de rupture avec une incapacité d’accueillir un afflux de malades. Voire pire jusqu’au « tri » des malades.

    Macron se rêve en sauveur de la Nation. Il prononce pas moins de 4 fois : « nous sommes en guerre ». Utiliser le mot « confinement » eut été plus utile. Il ne l’a pas fait. Lire la suite…


  5. Nantes : plus que jamais l’heure est au rassemblement de la gauche

    Écrit le 16 mars 2020 par Éric Thouzeau

    Je reproduis ici un communiqué de nos camarades Marlène Collineau et Nadège Boisramé, candidates de la Gauche démocratique et sociale (GDS44) sur la liste Nantes en Confiance. 

    Hier, dans des conditions de crise sanitaire aiguë, les Nantaises et les Nantais s’étant déplacés ont voté en faveur des listes de gauche et de l’écologie : Nantes en Confiance, Nantes Ensemble, Nantes en Commun.

    Loin devant toutes les autres, la liste menée par Johanna Rolland est très en tête. Cette liste portait en elle l’union de la gauche sociale, communiste, socialiste, laïque et de l’écologie. C’est bien le rassemblement politique de notre camp politique qui est plébiscité. L’heure est au rassemblement à gauche. Parce que c’est la volonté des habitantes et habitants mais aussi parce que les enjeux qui sont devant nous ne peuvent justifier nos divisions. Lire la suite…