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Mot-clef : ferroviaire

  1. Loi Mobilités : un projet sans vraies ambitions

    Écrit le 17 décembre 2018 par Éric Thouzeau

    Zones blanches de mobilité

    J’ai écrit un article pour la rubrique écologie de la revue Démocratie&Socialisme, le mensuel de la Gauche démocratique et sociale (GDS). Je le reproduis ci-dessous.

    En plein mouvement des gilets jaunes, la ministre des transports, Elisabeth Borne, a dévoilé les contours de sa future loi d’orientation sur les mobilités (LOM). Au-delà du discours, « priorité à la réduction des fractures sociales et territoriales » et « priorité aux transports du quotidien », ce projet de loi n’a rien à voir avec un vrai plan de désenclavement de la « France périphérique ».

    En 1982, la majorité de gauche avait voté une loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) ambitieuse. Aujourd’hui, néo-libéralisme oblige, toute volonté politique a disparu dans ce domaine, amenant à un projet « mélange confus de mesures »1 : il y est aussi bien question de l’arrivée des véhicules autonomes, des trottinettes en libre-service… que de l’ouverture à la concurrence dans les bus parisiens ! Il est vrai – et c’est une première en France – que l’exposé des motifs de cette loi a été confié à un cabinet international d’avocats. Pur scandale, car l’exposé des motifs d’une loi n’est rien d’autre que l’argumentaire politique de ladite loi. Lire la suite…


  2. Intervention de la GDS au comité de vigilance ferroviaire

    Écrit le 7 décembre 2018 par Éric Thouzeau

    Vidéo de l’intervention que j’ai faite au nom de la Gauche démocratique et sociale (GDS) lors de la conférence de presse du comité de vigilance ferroviaire, qui s’est tenue le 4 décembre dans les locaux de la CGT à Montreuil.

     


  3. Défendre tous ensemble le service public ferroviaire

    Écrit le 19 avril 2018 par Éric Thouzeau

    Je viens d’essayer de rassembler dans un seul texte les critiques essentielles du projet de réforme ferroviaire du gouvernement Macron-Philippe, et  les principales propositions qui font l’unanimité chez les défenseurs du service public ferroviaire.

    1. Les politiques néo-libérales menées en Europe depuis une trentaine d’années visent à étendre la sphère marchande au détriment des services publics, et à abaisser les protections statutaires et sociales des salariés. Le gouvernement Macron est aujourd’hui le fer de lance de cette double offensive. En ce sens, la lutte des cheminots dépasse les seuls enjeux catégoriels.

    2. Si la SNCF a été créée en 1938, c’est avant tout parce que les compagnies privées avaient fait faillite. Le ferroviaire constitue un « monopole naturel » car fondé sur l’utilisation d’un réseau au coût élevé. Le transport ferroviaire est un transport guidé (« à un seul degré de liberté), les liens entre le gestionnaire de l’infrastructure et la compagnie qui fait circuler le train sont nécessairement étroits. Pourtant la vague néo-libérale en Europe a remis à l’ordre du jour l’idée de compagnies ferroviaires privées pour casser les compagnies historiques, et prône la séparation entre l’infrastructure et le transporteur. C’est une aberration ! Lire la suite…


  4. Le ferroviaire dans la tourmente néo-libérale

    Écrit le 21 février 2018 par Éric Thouzeau

    Photo © Patrice MOREL

    On ne peut comprendre la fonction du rapport Spinetta qui si l’on a en tête les objectifs des néo-libéraux regroupés autour de Macron : accélérer l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, baisser les protections des salariés pour permettre aux grands groupes privés plus de profits, affaiblir le mouvement syndical. (Dans un deuxième article, nous reviendrons sur les vraies raisons de l’actuelle dégradation de la qualité de service de la SNCF).

    Si la SNCF a été créée en 1938, c’est avant tout parce que les compagnies privées avaient fait faillite. Pourtant une vague néo-libérale en Europe a remis à l’ordre du jour l’idée de compagnies ferroviaires privées pour casser les monopoles. L’Union européenne a préconisé dès le début des années 90 l’ouverture à la concurrence (directive 91-440). C’est de là qu’est venue aux intégristes libéraux, par analogie au transport aérien, l’idée de séparer l’infrastructure du transporteur. Une telle idée (jamais mise en avant hors de l’UE) est stupide : si un avion décolle bien d’un aéroport, la roue d’un train ne se sépare pas du rail…sauf en cas de déraillement ! C’est à partir de ce moment que les compagnies ferroviaires ont payé des péages au gestionnaire d’infrastructure, avec l’idée qu’ainsi plusieurs compagnies pourraient faire circuler des trains sur les mêmes voies. Un oubli majeur : le transport ferroviaire est un transport guidé, les liens entre le gestionnaire de l’infrastructure et la compagnie qui fait circuler le train sont nécessairement étroits. Lire la suite…