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Mot-clef : répartition des richesses

  1. Et maintenant rassembler la gauche

    Écrit le 30 janvier 2017 par Éric Thouzeau

    Jaurès, qui a rassemblé toutes les familles socialistes en 1905, disait qu’il défendait une unité respectueuse « faite de la dignité antérieure de chacun ». Touts celles et tous ceux qui veulent aujourd’hui mener la campagne de Benoît Hamon seront les bienvenus quel que soit ce qu’ils ont défendu auparavant.

    Les gens de gauche, dans leur grande majorité, ont mal vécu ce quinquennat. Ils ont l’impression que leurs convictions de gauche n’ont pas été respectées par Manuel Valls premier ministre : l’égalité, une autre répartition des richesses, la justice sociale plutôt que la déchéance de nationalité et la loi El Khomri

    La page du quinquennat Hollande vient d’être tournée. Nous avons aujourd’hui la confirmation de ce que nous disons depuis longtemps : la politique mise en œuvre par Manuel Valls et Emmanuel Macron a toujours été minoritaire à gauche, elle nous a été imposée grâce aux institutions de la 5ème République, y compris à coups de 49-3. Qu’Emmanuel Macron veuille poursuivre cette politique sous couvert d’un soi-disant « ni droite, ni gauche » n’est pas étonnant. Cela ne cachera pas longtemps la réalité de son projet au service de la finance. Lire la suite…


  2. Refuser le nihilisme, reconstruire l’espoir à gauche

    Écrit le 6 avril 2016 par Éric Thouzeau

    FédéPS44Le 31 mars, je reprenais sur facebook la réaction d’un de mes camarades socialiste et syndicaliste de Rouen après le jet de peinture sur les locaux du PS 76 (tout comme contre le local du PS44 ce jour là) : « Est ce que quelqu’un peut m’expliquer à quoi ça sert ces pots de peinture sur les locaux du PS ? Il y a des socialistes, nombreux, contre la loi El Khomri. Des locaux socialistes, ça sert aussi à se réunir, débattre de cette loi, réfléchir sur la façon de s’y opposer. Alors ces opérations menées par des minorités doivent être dénoncées. Elles divisent la gauche. Sont peut être faites pour ça ?! Et les minorités en question ne sont pas celles qui veulent un droit du travail protecteur pour les salariés. Assez de ces provocations ! Unité à gauche ! ».

    Hier un cran a été franchi à Nantes par des individus munis d’une meuleuse pour découper le volet roulant  et casser les vitres du PS44. Des actes imbéciles de la part de  quelques groupes nihilistes issus de la décomposition de la société qui doivent ignorer que  les partis politiques, les syndicats, les associations sont des éléments fondamentaux d’une vie démocratique. S’y attaquer c’est porter atteinte à la liberté d’expression tout simplement. Sans parler du risque pour les personnes, et là je pense aux salariés de la fédération, envers lesquels je tiens à exprimer toute ma sympathie. Lire la suite…


  3. Question sociale et clivage droite-gauche

    Écrit le 15 décembre 2015 par Éric Thouzeau

    partisocialisteLe lendemain du deuxième tour des régionales, le Conseil Fédéral du PS 44 a été l’occasion d’un premier échange sur le bilan de ces élections. Je reprends ici l’essentiel de l’intervention que j’y ai faite.

    On ne peut pas parler d’une campagne électorale sans parler des militant-e-s qui l’ont menée et les en remercier. Aller discuter sur les marchés, frapper aux portes alors que l’on sait les déceptions qu’a entraîné la politique gouvernementale n’a pas été facile en septembre-octobre. Mais, petit à petit, la volonté de défendre le bon bilan de la gauche dans cette Région a prévalu chez les militant-e-s. L’interruption pendant une dizaine de jours, du fait des attentats, n’a pas fait retomber la mobilisation militante qui a été très forte entre les deux tours. Malheureusement, cela n’a pas suffi. Lire la suite…


  4. Dette, salaires, retraite : changeons de cap !

    Écrit le 2 juillet 2013 par Éric Thouzeau

    1113866_3_9b69_defile-pour-la-hausse-des-pensions-de-retraiteLe conseil fédéral du PS44 a débattu de la deuxième conférence sociale. À cette occasion, je suis intervenu, et je reprends ci-dessous l’essentiel de mon propos.

    Notre gouvernement explique qu’il mène une politique de « sérieux budgétaire ». Pourtant la dette publique de la France continue de croître pour atteindre 91,7 % du PIB à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Elle s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012.

    Pire, pour le député socialiste, rapporteur général du Budget à l’Assemblée Nationale, Christian Eckert, le déficit public pourrait atteindre 3,5 % du PIB contre les 2,9 % initialement prévus. La dette publique augmentera alors, de nouveau, de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que la prévision de croissance de l’économie devra sans doute être revue à la baisse et que les recettes fiscales et sociales seraient moins importantes que prévues.

    L’austérité budgétaire et salariale nourrit la récession

    • Dans une période de ralentissement économique, le maintien à un haut niveau de l’investissement public est nécessaire. Malheureusement, on ne peut qu’être inquiet des baisses de dotations de l’État en direction de collectivités territoriales, et des coupes annoncées dans les budgets des différents ministères.
    • La consommation populaire a longtemps dans notre pays soutenu l’activité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Là aussi, on ne peut que s’étonner que la question des salaires n’ait pas été mise à l’ordre du jour de cette nouvelle conférence sociale. Pas d’augmentation du SMIC, gel du point d’indice dans la fonction publique, aucune incitation à des négociations salariales dans les branches et les entreprises du privé.

    « Tenir les dépenses publiques » ne permet pas de réduire le déficit public. Au contraire ! Cela l’aggrave ! Il est temps, oui grand temps, de changer de cap ! Lire la suite…